Parigi brucia! E lui…?_di Michel Onfray

On l’aura désormais bien compris, en matière de crise des gilets-jaunes, Macron joue la pourriture… [ Ora sarà ben compreso, a proposito di crisi di giubbotti gialli, Macron gioca nel torbido …] C’est bien sûr une option éminemment dangereuse. [ Questa è ovviamente un’opzione particolarmente pericolosa.]  C’est celle de la ville dont le prince est un enfant… [ È la città il cui principe è un bambino …] Elle peut sembler rentable à cet enfant-roi qui sait que, dans la logique binaire installée par ses grands prédécesseurs, tout a été fait pour qu’aux présidentielles le choix final oppose un candidat maastrichtien et un autre qui ne l’est pas -le premier présentant le second comme le chaos fasciste. [ Può sembrare redditizio a questo re-bambino che sa che nella logica binaria introdotta dai suoi grandi predecessori, tutto è stato fatto perché la scelta presidenziale finale scelta fosse tra un candidato Maastrichtiano opposto a un altro che non  lo era -con il primo a presentare il secondo come caos fascista.] De ce fait, pareille logique contraint à porter au pouvoir n’importe quel homme lige de l’Europe maastrichtienne. [ Pertanto, tale logica stringente spinge a portare al potere ogni qualsivoglia uomo ligio all’Europa di Maastricht.] Il est l’un des serviteurs de ce pouvoir-là et s’en sait fort. [ È uno dei servitori di questo potere e lo sa bene.] Mais c’est la force d’un domestique. [ Ma è la forza di un servo.]

Voilà pour quelles raisons, dans le chaos actuel, la liste macronienne arrive malgré tout en tête des intentions de vote aux prochaines élections européennes. [ Questo è il motivo per cui, nell’attuale caos, la lista dei Macroniani è ancora in testa al voto nelle prossime elezioni europee.] De sorte qu’après dix-huit semaines de mépris, d’insolences, d’insultes, de désinformation, de fausses nouvelles, de morgue, d’injures, d’offenses, d’affronts à l’endroit des gilets-jaunes, Macron persiste dans une communication dont il sait qu’elle lui est rentable: pendant que Paris brûle, que des banques sont incendiées, que le Fouquet’s est en flammes, qu’un feu dans un immeuble menace de faire périr ses habitants, que les échauffourées sont démultipliées, que des leaders pilotés en sous-main par des politicards appellent désormais à l’insurrection violente, que les mêmes souhaitent une convergence des luttes entre Blacks Blocs et “gens des cités” sous prétexte de gilets-jaunes, que l’arrivée en masse de Blacks Blocs est annoncée par le ministère de l’Intérieur sans que rien ne soit fait en amont pour les empêcher de nuire,  Emmanuel Macron skie… [ Così, dopo diciotto settimane di sfida, di insolenza, insulti, disinformazione, notizie false, obitorio, insulti, offese, affronti all’indirizzo dei gilet gialli, Macron persiste in una comunicazione che sanno che è redditizia: mentre Parigi sta bruciando, in quanto le banche sono state bruciate, il Fouquet è in fiamme, un incendio in un edificio minaccia di distruggere i suoi abitanti, siccome gli scontri sono moltiplicati, siccome i leader controllati segretamente dai politicanti ora richiedono l’insurrezione violenta, che lo stesso desiderio di una convergenza di lotte tra blacks blocs e la ‘gente delle città’ sotto il pretesto del soccorso dei gialli, l’arrivo in massa di Blacks Blocs viene annunciato dal Ministero degli Interni senza che nulla venga fatto a monte per impedire loro di fare del male, Emmanuel Macron scia…] Le roi fait du ski! [ Il re sta sciando!] En compagnie de sa femme, de sa famille, de ses amis, peut-être même avec son ami Benalla, il fête la vie à grand renfort de raclette et de fendant! [ In compagnia di sua moglie, della sua famiglia, dei suoi amici, forse anche con il suo amico Benalla, celebra la vita con un sacco di raclette e cracking!] Tout va bien à Versailles… [ Tutto va bene a Versailles …]

Pourquoi en effet devrait-il se ronger les sangs? [ Perché in realtà dovrebbe rodersi il fegato?]

Car, si la dissolution de l’Assemblée nationale avait lieu, Macron sait bien qu’il resterait président de la République. [ Perché se lo scioglimento dell’Assemblea nazionale avesse luogo, Macron sa bene che sarebbe rimasto Presidente della Repubblica.]   Son obligation constitutionnelle et politique se limiterait à nommer un Premier ministre issu de la nouvelle majorité… [ Il suo obbligo costituzionale e politico sarebbe limitato alla nomina di un primo ministro uscito dalla nuova maggioranza …] qui ne manquerait pas d’être macronienne! [ che non mancherebbe di essere macroniano!]

Si, par une très improbable extravagance, le Rassemblement national arrivait en tête de ces élections législatives après cette hypothétique dissolution, Macron nommerait Marine Le Pen à Matignon. [ Se, con una stravaganza molto improbabile, il Rassemblement National dovesse arrivare in testa a queste elezioni legislative dopo questo ipotetico scioglimento, Macron desinerebbe Marine Le Pen a Matignon.] Le premier travail de cette dame serait de faire du Chirac des années 80 en prenant bien soin de ne toucher ni à l’euro, ni à l’Europe libérale, ni à Maastricht et de n’envisager en aucun cas un Frexit -elle a déjà prévenu… [ Il primo impegno di questa signora sarebbe quello di imitare Chirac degli anni ’80, che non si preoccupasse di toccare l’euro, né l’Europa liberale, né Maastricht e di non considerare in ogni caso un Frexit -è già avvertita …]  Ajoutons à cela que, conditionnée par des années de propagande, la rue refuserait cette nomination après que les médias aux ordres eussent fait fuiter le projet: Macron aurait alors la rue pour lui… [ Aggiungete a ciò che, condizionata da anni di propaganda, la strada rifiuterebbe questo appuntamento dopo che i media agli ordini avranno fatto trapelare il progetto: Macron avrebbe quindi la strada spianata per lui …] Pour éviter pareil scénario, il pourrait alors préférer Dupont-Aignan qui arriverait en courant pour occuper le poste. [ Per evitare un simile scenario, potrebbe quindi preferire Dupont-Aignan che arriverbbe di corsa a riempire la posizione.] La réélection de Macron lors des présidentielles suivantes serait assurée. [ La rielezione di Macron sarebbe assicurata]

Si Macron démissionnait, ne rêvons pas, il sait également que ni le Parti socialiste, qui à cette heure confie les clés européennes du parti de Jaurès à Raphaël Glucksmann qui n’en a pas même la carte, ni la France insoumise, qui a montré en boucle sur les médias un Mélenchon psychiquement problématique, ni le parti de Wauquiez, qui tente de survivre en exhibant une chimère politique faite d’un jeune philosophe catholique flanqué de quelques chevaux de retour du sarkozysme guère encombrés par la morale catholique, ne sont à même de lui succéder à l’Élysée. [ Se Macron dovesse dimettersi, non illudiamoci, sa anche che né il Partito socialista, che al momento ha affidato la chiave europea del partito di Jaurès a  Raphael Glucksmann  senza disporre della mappa, né la France insoumise che ha mostrato un Mélenchon sul precipizio, psicologicamente problematico con i media, né Wauquiez, che cerca di sopravvivere, mostrando una chimera politica fatta di un giovane filosofo cattolico affiancato da alcuni cavalli di ritorno del Sarkozysmo gravati da morale cattolica, sono in grado di succedergli all’Eliseo.]

Tout va donc très bien pour lui. [ Tutto sta andando bene per lui.]

Choisir le pourrissement, parce qu’on sait qu’il fera notre affaire, même si tout cela dessert le petit peuple, les pauvres, les miséreux, les sans grades et tous ceux qui constituent le fond ontologique de la rébellion des gilet-jaunes, c’est agir comme Attila ou n’importe quel autre chef barbare: c’est opter pour la politique de la terre brûlée. [ Scegliere il torbido, perché sappiamo che farà il nostro interesse, anche se questo serve il piccolo popolo, i poveri, i diseredati, senza gradi e tutti coloro che costituiscono lo sfondo ontologico del ribellione dei gilet-gialli, è agire come Attila o qualsiasi altro capo barbaro: è optare per la politica della terra bruciata.] Après moi, ou sans moi, ou hors de moi, le déluge! [ Dopo di me, o senza di me, o fuori di me, il diluvio!]

C’est donc prendre en otage les Français en croyant qu’ils sont là pour nous et non qu’on se trouve là pour eux. [ È quindi prendere in ostaggio i francesi credendo che loro sono lì per noi e non che noi siamo lì per loro.]  Cet homme qui fait semblant de placer son quinquennat sous les auspices de Jupiter et du général de Gaulle le place finalement sous celui de Peter Pan, cet enfant qui ne veut pas grandir. [ Quest’uomo che finge di porre il suo mandato quinquennale sotto gli auspici di Giove e del Generale de Gaulle lo pone infine sotto quello di Peter Pan, questo bambino che non vuole crescere.]

Pour qui prend-il les gens? [ Come pensa di trattare le persone?]

Il a d’abord méprisé les maires, puis il a prétendu qu’ils étaient le sel de la démocratie, avant de partir à leur rencontre pour leur faire la leçon comme un instituteur d’antan avec sa classe d’élèves en blouse et aux ordres. [ Inizialmente ha disprezzato sindaci, poi ha affermato che erano il sale della democrazia, prima di andare loro incontro per impartire loro la lezione come un ex insegnante con la sua classe di studenti in camicie e agli ordini.] Les premiers magistrats, choisis et triés sur le volet par les préfets payés pour relayer la politique du Président, ceints de leur écharpe tricolore, n’en sont pas revenus que le chef de l’État daigne monologuer devant eux pendant des heures. [ I primi magistrati, selezionati e estratti con cura tra i prefetti pagati per trasmettere la politica del Presidente, cinti con la loro sciarpa tricolore, sono tornati perché il capo dello stato si degna di monologizzare davanti a loro per ore.]

Il a ensuite méprisé les Français, des Gaulois rétifs aux changements, des râleurs éternellement rebelles, des crétins incapables de comprendre la nécessité des changements voulus par sa majesté, au contraire des peuples luthériens du nord de l’Europe, avant d’organiser de faux débats, vrais monologues, tout en délaissant son métier qui est de présider la France et non de militer pour lui-même, sa cause et son succès aux prochaines élections européennes. [ Ha poi disprezzato i francesi, i Galli restii a cambiare, i brontoloni eternamente ribelli, gli idioti incapaci di capire la necessità di cambiamenti desiderati da sua maestà, a differenza dei popoli luterani del nord Europa, prima di organizzare falsi dibattiti, veri monologhi, mentre abbandona il suo lavoro che è quello di presiedere alla Francia e non combattere per se stesso, la propria causa e il proprio successo nelle prossime elezioni europee.]

Il a enfin méprisé les intellectuels qui ne lui léchaient pas les bottes avant d’en inviter une soixantaine triée sur le volet -il est intéressant d’ailleurs de voir qui a été convié. [ Alla fine ha disprezzato gli intellettuali che non leccavano gli stivali prima di invitarne una sessantina scelti a mano: è interessante vedere chi è stato invitato.] Frédéric Lordon, gauchiste en chef, mais subventionné par le contribuable via le CNRS où il est directeur de recherche, l’aurait été et a bruyamment fait savoir qu’il n’irait pas. [ Frédéric Lordon, capo della sinistra, ma sovvenzionato dal contribuente attraverso il CNRS, dove è direttore della ricerca, lo è stato ma a gran voce ha detto che lui non sarebbe andato.] Michel Wieviorka, “sociologue”, mais est-ce vraiment le cas pour ce monsieur qui affirme sans barguigner sur Canal+ que le A entouré d’un cercle est un symbole d’extrême-droite, fait bien sûr partie des élus. [ Wieviorka, ‘sociologo’, ma è davvero il caso per il signore che afferma senza esitazione su Canal+ che A in un cerchio è un simbolo della destra, è, naturalmente, una parte degli eletti.] Après avoir dit qu’il n’y avait pas de culture française, Macron invite donc six dizaines de ses représentants pour débattre avec eux sur France-Culture, haut lieu de liberté intellectuelle s’il en est. [ Dopo aver detto che non c’era cultura francese, Macron invita sei dozzine dei suoi rappresentanti a discutere con loro su France-Culture, un grande luogo di libertà intellettuale, se esiste.] Gageons que débattre avec soixante personnes à la fois le contraindra à une performance longue d’une quinzaine de jours non-stop, à défaut, cette rencontre ne sera rien d’autre qu’une danse du ventre présidentiel devant une assemblée captive. [ Speriamo che discutere con sessanta persone alla volta lo costringerà a una prestazione che durerà quindici giorni senza sosta, in caso contrario, questo incontro non sarà altro che una danza del ventre presidenziale di fronte a un’assemblea prigioniera.] A moins qu’on lui offre la grille d’été sur cette chaîne du service public, le créneau est disponible, je crois, après qu’il eut été occupé pendant seize années par un philosophe viré par ses soins. [ A meno che non gli venga offerta la griglia estiva su questo canale di servizio pubblico, lo slot è disponibile, credo, dopo essere stato occupato per sedici anni da un filosofo trasferito dalle sue cure.]

Il méprise les gilets-jaunes depuis le début et traite leur souffrance par l’insulte: antisémites, homophobes, racistes, xénophobes, incultes, illettrés, avinés, fascistes, lepénistes, vichystes, pétainistes, tout est bon qui permet de dire à ceux qui se sont contentés de manifester leur souffrance sociale qu’ils sont des salauds de pauvres. [ Egli disprezza i gilet gialli dal principio e tratta la loro sofferenza insultando: semita, omofobo, razzista, xenofobo, ignoranti, analfabeti, ubriaco, fascista Le Pen, Vichy, Pétain, tutto è buono ciò che permette di dire a coloro che hanno semplicemente manifestato la loro sofferenza sociale che sono dei bastardi, dei poveri.] Cette maladie sociale que sa politique maastrichtienne brutale diffuse comme une épidémie foudroyante est traitée par lui avec arrogance, suffisance, provocation. [ Questa malattia sociale, che la sua brutale politica Maastrichtiana si diffonde come un’epidemia tuonante, è trattata da lui con arroganza, sufficienza, provocazione.] A quoi bon, sinon, s’afficher en train de boire un coup avec ses amis en terrasse dans une station de ski à l’heure même où Paris brûle? [ Qual è il punto, se non di mostrare di bere un drink con gli amici sulla terrazza in una stazione sciistica nello stesso momento in cui brucia Parigi?]  Plus cynique que cela, tu meurs… [ Più cinico di così, muori …]

Choisir l’humiliation n’est pas de bon profit. [ Scegliere l’umiliazione non è una buona cosa.] Il faut être un demeuré fini pour l’ignorer. [ Devi essere un uomo finito per ignorarlo.] L’un de ces soixante intellectuels choisis par le prince pour lui servir de miroir devrait offrir à ce faux intellectuel vrai cynique un livre que Marc Ferro a publié en 2007 et qui s’intitule “Le Ressentiment dans l’histoire”. [ Uno di questi sessanta intellettuali scelti dal principe come specchio dovrebbe offrire a questo cinico vero falso intellettuale un libro che Marc Ferro ha pubblicato nel 2007 intitolato ‘Il risentimento nella storia’.] Ce livre est rapide, indicatif et vite fait, on l’aimerait avec mille pages de plus tant ses intuitions et ses informations sont justes. [ Questo libro è veloce, indicativo e veloce, vorremmo farlo con migliaia di pagine in più perché le sue intuizioni e le informazioni siano accurate.] Quelle est sa thèse? [ Qual è la sua tesi?] On n’humilie jamais impunément les peuples et l’avilissement un jour génère une réplique toujours. [ Le persone non vengono mai umiliate impunemente e l’umiliazione un giorno genera sempre una risposta.]

A quoi peut bien ressembler cette réplique? [ A cosa può somigliare questa replica?]

Personne ne peut imaginer que ce fameux débat puisse accoucher d’autre chose que d’une souris. [ Nessuno può immaginare che questo famoso dibattito possa dare alla luce qualcosa di diverso da un topolino.] Macron avait prévenu dès le départ que le bavardage national allait avoir lieu mais qu’à son issue, il n’était pas question de changer de cap. [ Macron aveva previsto sin dall’inizio che il pettegolezzo nazionale avrebbe avuto luogo ma che alla fine non si trattava di cambiare rotta.] A quoi bon, dès lors, un débat si l’on fait savoir en amont qu’il ne changera rien à l’essentiel? [ A che serve un dibattito se si sa in anticipo che non cambierà nulla all’essenziale?] On ne pouvait mieux avouer qu’il s’agirait de parler pour ne rien dire. [ Non potrebbe essere meglio ammettere che sarebbe una questione di parlare per non dire nulla.]

Il a nommé des médiateurs, des coordinateurs, des animateurs, il a créé un dispositif pour faire remonter, centraliser, synthétiser les demandes exprimées dans des Cahiers de doléances aux marges étroites et aux contenus guindés, il a trouvé des budgets pour financer tout ça, il a parlé tout seul en prétendant qu’il dialoguait, il a saturé les médias avec sa présence logomachique, il a voyagé partout en France et s’est montré dans les endroits les plus improbables de la province, il s’est fait annoncer et il est venu, il est venu sans se faire annoncer, il a pris des notes devant les caméras qui en profitaient pour effectuer un gros plan rentable d’un point de vue de la communication- cet homme écoute attentivement se disait le péquin moyen, la preuve, il a sorti son stylo…-, il a tombé la veste, mouillé la chemise, fait des bons mots, il a même, rendez-vous compte, pris place auprès d’un gilet-jaune qui arborait sa fluorescence à côté de lui… [ Ha nominato mediatori, coordinatori, animatori, ha creato un dispositivo per rintracciare, centralizzare, sintetizzare le richieste espresse in Cahiers de graces con margini ristretti e contenuti soffocanti, ha trovato budget per finanziare tutto ciò, ha parlato da solo, sostenendo che stava parlando, ha saturato i media con la sua presenza logomachica, ha viaggiato in tutta la Francia e si è presentato nei luoghi più improbabili della provincia, è stato annunciato e è venuto, è venuto senza essere annunciato, ha preso appunti di fronte alle telecamere che hanno colto l’occasione per fare un grande piano redditizio da un punto di vista della comunicazione – quest’uomo ascolta attentamente si dice che il peixe medio, la prova, ha tirato fuori la sua penna …-, ha lasciato cadere la giacca, ha bagnato la maglietta, ha proferito delle belle parole, anche lui, ti rendi conto, ha avuto luogo vicino a un giubbotto giallo che sfoggiava la sua fluorescenza vicino a lui …] Mais on le sait, tout ça ne servira à rien puisque le cap, qui est le bon, sera maintenu! [ Ma sappiamo, tutto questo sarà inutile perché il tappo, che è buono, sarà mantenuto!]

Ce grand enfumage procède de ce qu’en son temps Ségolène Royal avait appelé la démocratie participative sans s’apercevoir que la nécessité de recourir à ce pléonasme était bien la preuve qu’en démocratie le peuple avait cessé de participer… [ Questa grande cortina fumogena deriva dal fatto che a suo tempo Ségolène Royal aveva definito la democrazia partecipativa senza rendersi conto che la necessità di ricorrere a questo pleonasma era la prova che in democrazia il popolo aveva smesso di partecipare …] C’est la même personne, Ségolène Royal, qui avait recruté et appointé le scénariste des Guignols de l’info afin qu’il lui trouve des petites phrases assassines pour truffer ses discours et qui soient susceptibles d’être retenues et reprises par les journalistes. [ è la stessa persona, Ségolène Royal, che aveva reclutato e nominato lo scénariste des Guignols delle informazioni così che trovasse piccole frasi omicide per blandire i suoi discorsi suscettibili di essere riprese dai giornalisti.] Déléguer la démocratie participative à un guignol, fut-il de l’info: tout était dit, déjà… [ Delegare la democrazia partecipativa a un guignolo, era la notizia: tutto è stato detto, già …]

A quoi bon partir à la rencontre des gens dans les sous-préfectures pour leur demander ce qu’ils souhaitent quand on aspire à la magistrature suprême de la Cinquième République, comme madame Royal en son temps, voire quand on s’y trouve, comme monsieur Macron aujourd’hui? [ A che serve incontrare persone nelle sotto-prefetture per chiedere loro cosa vogliono quando aspiriamo all’ufficio supremo della Quinta Repubblica, come la signora Royal ai suoi tempi o quando siamo lì, come Mr. Macron oggi?] La réponse est simple: pour les images des journaux de vingt-heures, il faut en effet laisser entendre par ces mises en scène qu’en choisissant de se trouver au centre d’une assemblée réunie en rond autour du mâle dominant qui feint de jouer le rôle de Gentil Organisateur du Club Med, on écoute, on se renseigne, on prend des avis, on descend dans l’arène, on n’a pas peur, on va au contact et, surtout, qu’on est proche des gens… [ La risposta è semplice: per le immagini di giornali di venti ore, deve essere implicitamente indovinato da queste messe in scena scegliendo di essere al centro di un’assemblea riunita in circoli attorno al maschio dominante che finge di giocare il ruolo di Gentil Organizzatore Club Med, ascoltiamo, otteniamo informazioni, prendiamo consigli, scendiamo nell’arena, non abbiamo paura, entriamo in contatto e, soprattutto, siamo vicini alle persone …]

On peut ne pas souscrire à cette thèse de communicant d’un niveau Bac moins cinq. [ Non si può sottoscrivere questa tesi comunicativa di un livello Bac meno cinque.] Car, une personne qui aspire à ce poste ou, pire, qui s’y trouve déjà et a malgré tout encore besoin de ces rencontres pour savoir ce que pense le peuple avoue clairement de la sorte qu’il ignore la vie de ceux dont il souhaite administrer l’existence et, de ce fait, qu’il ne mérite pas son poste sinon de candidat encore moins de premier élu de la Nation. [ Perché, una persona che aspira a questa posizione o, peggio, chi è già lì e ha ancora bisogno di questi incontri per sapere cosa la gente pensa chiaramente ammette di ignorare le vite di coloro che desidera amministrare l’esistenza e, quindi, che non merita la sua posizione se non addirittura candidato ancora meno da premier eletto dalla nazione.]

Macron dit qu’il écoutera mais n’en fera rien, il l’a dit lui-même; il organise à grand renfort de médias complices cette rencontre sous prétexte d’apprendre ce que veut le peuple; or, les souhaits des gilets-jaunes sont connus depuis le premier jour, bien avant que la pourriture voulue par le chef de l’État ne s’y installe. [ Macron dice che ascolterà ma non farà nulla, lo disse lui stesso; organizza a gran beneficio dei media complici questo incontro col pretesto di apprendere ciò che la gente vuole; Ora, i desideri delle giacche gialle sono stati conosciuti fin dal primo giorno, molto tempo prima che la putredine voluta dal Capo dello Stato fosse stabilita lì.]

Roi de la manœuvre, avec ce Grand Débat national, Emmanuel Macron a créé la diversion parce qu’il en avait besoin pour jouer la carte du pourrissement. [ Re della manovra, con questo Grande dibattito nazionale, Emmanuel Macron ha creato il diversivo perché ne aveva bisogno per giocare la carta del decadimento.] Toute semaine passée sans que les gilets-jaunes ne parviennent à s’organiser jouait en sa faveur. [ Ogni settimana trascorsa senza le giacche gialle siano organizzate gioca a suo favore.] C’était autant de temps utile pour organiser la riposte non pas politique mais policière, qui plus est de basse police: laisser les casseurs agir, laisser faire les dépavages, donc laisser les pavés voler, laisser les Blacks Blocs taguer et piller, laisser les casseurs des banlieues se joindre à ces Black Blocs afin que quelques-gilets-jaunes s’y agrègent afin de disposer d’images de vandalisation à associer aux gilets-jaunes: les Champs Élysées, parfait, l’Arc de Triomphe, mieux encore, des incendies, super, des voitures retournées et en feu, génial… [ Era tanto il tempo utile per organizzare la risposta non politica, ma di polizia, di bassa polizia: lascia agire i demolitori, lascia i saccheggiatori, quindi lascia volare i blocchi, lascia che i Blacks Blocks taggano e depredano, lascia che i demolitori della periferia si uniscano a questi Black Blocks in modo che alcuni giubbotti gialli vengano uniti lì per avere immagini di vandalismo da associare alle giacche gialle: gli Champs Elysees, perfetto, l’Arc de Triomphe, meglio ancora, fuochi, super, macchine alzate e infuocate, geniale …] Roulez BFM & C°! [ Rotolo BFM * C °!] Entre deux soirées en boîtes de nuit, le ministre de l’Intérieur, couvert par les médias, dénonçait ce que le pouvoir avait laissé faire: c’est ainsi qu’on instille le virus dans un corps social. [ Entro due serate in discoteca, il Ministro degli Interni, coperto dai media, ha denunciato ciò che il potere aveva permesso di fare: è così che instilliamo il virus in un corpo sociale.] Il suffit ensuite de laisser faire: incubation, fièvre, symptômes, la maladie est bel et bien là, il n’y a plus qu’à attendre qu’elle progresse, qu’elle empire, puis souhaiter que la mort soit au rendez-vous. [ Basta quindi lasciar fare: incubazione, febbre, sintomi, la malattia è davvero lì, c’è più che aspettare che progredisca, che dia potere, poi auguri che la morte sia all’appuntamento.] Voilà la stratégie de Macron, elle lui permet, en attendant le trépas, d’aller aux sports d’hiver tout en sachant que pareille activité n’est réservée qu’aux privilégiés de cette société malade. [ Questa è la strategia di Macron, che gli consente, in attesa della morte, di andare agli sport invernali pur sapendo che tale attività è riservata ai privilegiati di questa società malata.] Cynique, arrogant, prétentieux, sûr de lui et de sa méthode, quand Paris brûle, il skie… [ Cinico, arrogante, pretenzioso, sicuro di se stesso e del suo metodo, quando Parigi brucia, lui scia …]

Mais, à la manière d’un apprenti sorcier, cet homme qui a lâché les virus pour contaminer ce corps social des gilets -jaunes a pris le risque d’une infection bien plus grande. [ Ma, come un apprendista stregone, quest’uomo che ha fatto cadere i virus per contaminare il corpo sociale dei giubbotti gialli ha rischiato un’infezione molto più grande.] Quand son Grand Débat va accoucher de réformettes sociales (pourquoi pas le retour à 90 km/h sur certaines routes de campagne dont la réglementation en la matière pourrait être rendue aux conseils départementaux ou régionaux comme un signe qu’on donne à la France périphérique le pouvoir qu’elle souhaitait lui voir revenir…), ou de réformes techniques en matière de fiscalité (auxquelles personne ne comprendra rien, sauf les professionnels des impôts), quand il décevra avec des réformes en trompe l’œil (du genre: faux référendum qu’in fine les élus contrôleraient par des dispositions techniques leur permettant de reprendre d’une main ce qui aurait été donné de l’autre), quand, donc, les gilets-jaunes verront que le Président leur offre finalement de la poudre aux yeux pour tout traitement de leurs blessures, alors le ressentiment sera plus grand encore -et avec lui la colère majuscule. [ Quando il suo grande dibattito darà vita a riforme sociali (perché non il ritorno a 90 km / h su alcune strade di campagna la cui regolamentazione in materia potrebbe essere restituita alla contea o ai consigli regionali come segno che diamo alla Francia periferica il potere che voleva che tornasse …), o riforme tecniche sulla tassazione (che nessuno capirà nulla se non i professionisti delle tasse), quando deluderà con le riforme ingannevoli (come: un falso referendum che nei benemeriti funzionari avrebbe il controllo di disposizioni tecniche che permettessero loro di riprendere con una mano ciò che sarebbe stato dato con l’altra), quando, quindi, le giacche gialle vedranno che il Presidente finalmente offrirà ai loro occhi della polvere per qualsiasi trattamento delle loro ferite, allora il risentimento sarà ancora maggiore – e con esso la rabbia maiuscola.]

Et que fera-t-il de cette colère décuplée lui qui a déjà répondu à une moindre colère par une vague de répression tellement disproportionnée que le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme à l’Organisation des nations unies, via   Michelle Bachelet qui fut présidente du Chili, lui a fait savoir qu’il installait la France dans le pays qu’internationalement on remarque pour son non-respect des droits de l’Homme? [ E che cosa farà con questa rabbia accresciuta lui che ha già risposto a una rabbia minore con un’ondata di repressione così sproporzionata che l’Ufficio dell’Alto Commissario per i diritti umani alle Nazioni Unite, attraverso Michelle Bachelet che è stato presidente del Cile, lo ha informato che ha inserito la Francia tra i paesi internazionalmente noti per il suo mancato rispetto dei diritti umani?]

La même Michelle Bachelet a formidablement résumé la nature du mouvement des gilets-jaunes en affirmant: “En France, les gilets-jaunes protestent contre ce qu’ils perçoivent comme une exclusion des droits économiques et de la participation aux affaires publiques.” [ La stessa Michelle Bachelet ha riassunto la natura del movimento dei giubbotti gialli, affermando: \”In Francia, le giacche gialle protestano contro ciò che considerano un’esclusione dai diritti economici e dalla partecipazione agli affari pubblici\”.] Pour Emmanuel Macron, on sait qu’il n’en est rien et qu’il s’agit bien plutôt d’un mouvement de factieux d’extrême-droite homophobes, racistes, antisémites, climato-sceptiques et conspirationnistes -autrement dit: une offense faite à sa propre personne… [ Per Emmanuel Macron, sappiamo che questo non è il caso e che è piuttosto un movimento di omofobi di estrema destra, razzisti, antisemiti, scettico-ambientalisti e cospirazionisti – in altre parole: un offesa fatta alla propria persona …]

J’ai eu recours à l’histoire de l’apprenti sorcier. [ Ho usato la storia dell’apprendista stregone.] Rappelons comment elle se termine chez Goethe: le jeune sorcier a besoin de son vieux maître qui arrive pour arrêter le délire. [ Ricordiamo come finisce con Goethe: il giovane mago ha bisogno del suo vecchio maestro che viene a fermare il delirio.] Sauf que, dans notre réalité, il n’y a pas un vieux maître sage en attente (que Sarkozy & Hollande ne rêvent pas…), mais de jeunes sorciers aussi dépourvus de cervelles que le président de la République. [ Solo che, nella nostra realtà, non c’è un vecchio maestro saggio in attesa (che Sarkozy * Holland non sognano …), ma giovani maghi privi di cervello come il Presidente della Repubblica.] C’est désormais violence d’État contre violences populeuses. [ Ora è la violenza di stato contro la violenza populista.]

Le peuple est mort étranglé par Macron en dix-huit semaines. [ Il popolo è morto strangolato da Macron in diciotto settimane.] Ce populicide en chef lui a préféré la populace qui lui doit sa généalogie. [ Questo populicida in capo ha preferito il popolaccio cui deve la sua genealogia.] La populace, c’est le peuple moins son cerveau, c’est la foule reptilienne, la masse acéphale, un corps sans tête, un Léviathan conduit par les instincts; elle est l’animal aux babines retroussées, aux crocs menaçants, aux griffes sorties; elle est faite d’hommes au cortex grillé -elle est aussi et surtout le meilleur ennemi du peuple. [ Il popolaccio è la gente, meno il cervello, la folla rettiliana, la massa acefala, un corpo senza testa, un Leviatano guidato da istinti; lei è l’animale con le labbra arrotolate, zanne minacciose, artigli fuori; è fatto di uomini con una corteccia unta: è anche e soprattutto il miglior nemico del popolo.]

Pour empêcher la naissance de cette bête enragée désormais très dangereuse, il suffisait d’écouter le peuple, de l’entendre dès les premiers jours et de lui répondre dignement. [ Per impedire la nascita di questa bestia rabbiosa ora molto pericolosa, bastava ascoltare la gente, ascoltare i primi giorni e rispondergli con dignità.] C’eut été dans la logique du contrat social qui lie le chef et son peuple par la grâce d’un transfert de souveraineté républicaine synallagmatique -et non unilatéral donc despotique. [ Era nella logica del contratto sociale, che lega il capo e il suo popolo per la grazia di un  trasferimento di una sovranità répubblicana synallagmatica – non un sovrano unilaterale dunque dispotico.]

Au lieu de cela, comme un vulgaire tyranneau de république bananière, il a lancé sa soldatesque. [ Invece, come una volgare tiranno da repubblica delle banane, ha lanciato la sua soldataglia.] Une partie du peuple s’est retirée pour laisser place au ressentiment pur et simple de la populace. [ Una parte della gente si è ritirata per lasciare il posto al risentimento totale del popolaccio.] La bonhomie des ronds-points a laissé place à la logique incendiaire. [ La bonarietà delle rotonde ha lasciato il posto alla logica incendiaria.] Avec ce poison d’une hyper toxicité qu’est le ressentiment, quelques gouttes suffisent pour abattre une civilisation qui se trouve dans l’état de la nôtre. [ Con questo veleno di iper-tossicità che è il risentimento, bastano poche gocce per abbattere una civiltà che è nella nostra condizione.] Loin du général de Gaulle, Emmanuel Macron prend le risque de laisser son nom dans l’Histoire entre ceux de Néron et Caligula. [ Lontano dal generale de Gaulle, Emmanuel Macron si assume il rischio di lasciare il suo nome nella storia tra quelli di Nerone e Caligola.] On retiendra que, quand Paris brûlait, il skiait… [ Ricorderemo che quando Parigi bruciava, stava sciando …]

Michel Onfray [ Michel Onfray]

tratto da https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/paris-brule-t-il-

Crisi climatica? Quattro importanti parametri che dicono un’altra verità_traduzione di Giuseppe Germinario

Questa settimana abbiamo assistito ad una perfetta combinazione di eventi che ha consentito a tutto il sistema mediatico di suonare in coro la gran cassa dei più potenti stereotipi cui sono aggrappati i circoli del “politicamente corretto”. Una combinazione talmente opportuna da lasciare dubitare della loro casualità. Del primo, legato al problema dei cambiamenti climatici, ne illustreremo la genesi nell’articolo apparso in contemporanea http://italiaeilmondo.com/2019/03/16/terrorismo-climatico_-traduzione-di-gianfranco-campa/. Del secondo, l’efferata strage nelle moschee in Nuova Zelanda, si può ragionare su supposizioni. L’autore della strage è certamente un fanatico razzista; ha agito per altro in buona compagnia; è nutrito da un odio psicotico impressionante; come da copione non ha fatto niente per nascondere il proprio punto di vista e le proprie intenzioni specie sui social network; è difficile quindi che sia passato inosservato agli osservatori delle forze dell’ordine e dell’intelligence. E’ così difficile ed improbabile far scattare la molla omicida nel momento propizio in persone così labili ed infervorate psicologicamente ed ideologicamente?_Buona lettura_Giuseppe Germinario

Crisi climatica? Quattro importanti parametri che dicono un’altra verità

Joe Bastardi · 13 marzo 2019
Per molto tempo ho sostenuto che i climatologi seguono l’andamento sulle previsioni a lungo termine in modo che possano capire meglio gli errori intrinseci al tentativo di prevedere il tempo o il clima. Nel dibattito sul destino del pianeta, dove una parte sta sempre spingendo verso l’isteria, il tempo chiaramente non agisce a favore del messaggio.

I meteorologi prendono lezioni di climatologia e ora viene loro insegnata la narrativa unilaterale del clima; ma in generale i climatologi non devono imparare come prevedere. Se lo facessero, avrebbero dovuto affrontare il peso degli errori. Ho dovuto confrontarmi con il mio; l’ultimo esempio è la pessima previsione di questo inverno passato per il sud-est. Poiché i climatologi non sono esposti alla verifica preventiva, ha portato a un’iniziativa audace che semplicemente spinge un problema perché nessuno lo mette in discussione.

Dalle prove che ho visto, non solo la causa del riscaldamento è discutibile (non c’è dubbio che si scaldi, la domanda è perché si sta surriscaldando), ma gli impatti negativi impliciti sono anche discutibili, perché ci sono esempi concreti di eventi opposti .

Non sto cercando di dire cattiverie. Questa non è la mia missione. La mia missione nello scrivere un pezzo come questo è mostrare ciò che guardo e perché metto in discussione ciò che mi viene detto. Non mi fa bene impegnarmi nel tipo di attività che vedo oggi con un’etichettatura spregiativa. In effetti, sto cercando di andare dall’altra parte.

L’assunzione, ovviamente, è che tutti sono veramente alla ricerca della risposta giusta. Ma se questo è il caso, il messaggio è spinto sino al punto di usare il frutto di un albero avvelenato, in cui i mezzi giustificano i fini? Cosa succede se i fini non sono affatto ciò che si pretende di essere? Se una catastrofe che sta spingendo i bambini a citare in giudizio il governo è effettivamente in corso, perché ci sono parametri importanti opposti rispetto a ciò che viene richiesto?

Da bambino, non avevo interesse a denunciare il governo. Mi è stato dato un libro in cui un intero capitolo era dedicato al clima. Diceva che se la terra si riscaldava, nevicava di più perché il riscaldamento non sarebbe stato sufficiente a prevenire la neve in luoghi molto freddi, e il riscaldamento sarebbe dovuto a più vapore acqueo. E a causa del deflusso di acqua nell’oceano da ulteriore scioglimento della neve, avrebbe avuto inizio un ciclo di raffreddamento. L’ho letto 55 anni fa.

Quando sono arrivato al college, è proprio quello che ci è stato insegnato in climatologia. Naturalmente, il sole è coinvolto, e ci sono persone che sostengono che la bassa attività solare comporti un po’ di glaciazione. Credo che nel corso degli anni sia cresciuto troppo il calore negli oceani a causa dei processi naturali (forse inclusi 200 anni di alte macchie solari) affinché si realizzassero. In breve, vedo un stato di equilibrio naturale del sistema che si verifica e gli umani lo osservano – ogni persona con un modo diverso di vedere le cose. Ho scritto in precedenza sulla prospettiva, e penso che sia molto importante.

Non si può negare che il pianeta sia più caldo ora di quanto lo fosse all’inizio dell’era satellitare, e si vede chiaramente un collegamento con gli oceani. Detto questo, il luogo in cui si verifica il riscaldamento ci dà un indizio sul motivo per cui il pianeta si sta scaldando. Più riscaldamento nelle zone più fredde e più asciutte è una funzione dell’aumento del vapore acqueo, non della CO 2 . Poiché gli oceani si sono riscaldati, c’è più vapore acqueo nell’aria. Comprendo l’argomentazione di feedback sulla CO 2 , ma come affermato in precedenza, di fronte all’intera storia del pianeta, perché non dovremmo mettere in discussione tale argomento?

In ogni caso, uno sguardo al manto nevoso lungo l’emisfero settentrionale mostra l’incremento in corso, che è in linea con la teoria del ciclo climatico naturale.

Quindi, ecco la domanda: se hai imparato qualcosa quando eri giovane e poi lo hai visto accadere di fronte a te, non metteresti in discussione le idee che dicono che è il risultato di qualcosa di diverso? È irragionevole farlo? Perché le grida “niente più neve” che abbiamo sentito nel 2000 non sono state messe in dubbio?

Il back-end del freddo nel periodo DOP 2007-2013 ha prodotto molta siccità negli Stati Uniti. Questa è stata trasformata in un messaggio di perma-siccità, prima in Texas poi in California. E, naturalmente, se guardiamo all’indice Palmer Drought, vediamo che nel 2012 era asciutto.

All’epoca, la mia azienda prese l’iniziativa di sottolineare le somiglianze con gli anni ’50 nelle pianure meridionali. E puntualmente si è trasformato. Lo abbiamo detto perché avevamo interessi non nel cambiamento climatico, ma nel fornire ai clienti idee accurate su dove stavano andando i modelli. Se si versa cemento o si raccolgono raccolti o si devono programmare partite di baseball della Little League, è utile sapere se sarà più secco o più umido della media. Questo è quello che facciamo. Questo è sempre il mio obiettivo principale.

Ma puoi vedere come ciò può entrare in conflitto con un messaggio che dice qualcosa di molto diverso. Se quasi tutti dicono che sei in una condizione di siccità, e una voce solitaria sta dicendo che invertirà, allora qualcuno deve avere ragione e qualcuno deve sbagliare. La mia domanda è perché nessuno si è preso la briga di richiamare l’isteria dopo i grandi anni di siccità. Da allora si è inumidito in California quando la Pacific Decadol Oscillation (PDO) si è riscaldata.

Il risultato è il contrario dell’isteria. Tanto che ora la missiva è troppa pioggia, che ovviamente si invertirà come sempre nei prossimi anni.

Le temperature superficiali del mare sono passate da questo (si noti l’anello freddo nel Pacifico) …

… a questo negli ultimi 5 anni:

Il PDO è un noto driver principale del tempo, eppure le persone che spingono la narrativa della perma-siccità non riconosceranno nemmeno il collegamento diretto.

I tornado sono un grosso problema, ovviamente. Ma su tutta la linea, le metriche mostrano il contrario dell’isteria che viene spinta. La frequenza del tornado diminuisce:

Anche la frequenza dei tornado da forte a violento sta diminuendo:

Avrai sempre una fonte di aria calda per i tornado. Ma se si riscalda di più dove l’ambiente è naturalmente più fresco, diminuisce il potenziale di scontro complessivo. I periodi freddi del passato hanno chiaramente caratterizzato i tornado più forti rispetto ai tempi caldi recenti. Quest’anno pensiamo che il conteggio dei tornado sarà un po ‘inferiore alla media, ma puoi scommettere se sopra o sotto la media, qualsiasi tornado distruttivo verrà rappresentato come prova della catastrofe climatica in cui ci troviamo.

La diminuzione delle morti è un riconoscimento agli uomini e alle donne che stanno aprendo la strada nell’emissione di allarmi. Questo mostra esattamente come adattarsi al tempo con una tecnologia migliore, non provare a cambiare ciò che non possiamo. Hai una possibilità molto migliore di allontanarti abbastanza da salvarti la vita con un avvertimento di 10 minuti rispetto a un avviso di due minuti – il che, ancora una volta, è un grande tributo al progresso fatto nelle previsioni e al grande lavoro fatto da NOAA nel provvedere alla difesa comune. Non posso esagerare abbastanza la mia ammirazione.

Dato che più persone stanno vivendo in pericolo, questo grafico è un dito negli occhi di coloro che affermano che la situazione sta peggiorando.

La tendenza è chiaramente in generale. Eppure, perché i giornalisti mainstream non sono curiosi di questo?

Infine, per quanto riguarda gli uragani, quante volte abbiamo sentito che è peggio che mai? O che l’aberrazione di una stagione attiva è un presagio di disastri futuri?

Il dott. Phillip Klotzbach fornisce questi grafici che mostrano un netto declino nella frequenza degli uragani e dell’intensità degli approdinegli Stati Uniti.

Qualunque giornalista mainstream resisterà alle persone affermando il contrario?

Con l’arrivo della stagione estiva, ci allontaniamo dalla stagione delle nevi per concentrarci su siccità, trombe d’aria e uragani. Riteniamo che sarà una nuova estate umida nel suo insieme per gli Stati Uniti, con la siccità che si terrà sotto pressione – il che, ovviamente, farà crescere l’isteria per la pioggia eccessiva.

Ha piovuto molto in California, quindi indovina un po’? Un’altra grande stagione di incendi boschivi è in arrivo lì come abbiamo dimostrato per voi negli ultimi due anni.

Penso che il conteggio dei tornado sia leggermente inferiore alla norma, ma non è così basso come in altre fonti. Tuttavia, se capita di essere al di sopra del normale, sarà un’aberrazione contro la tendenza.

Prevediamo anche una stagione di uragani inferiore alla media, ma dovresti sapere bene che se ne colpisce uno grande, ne scaturirà l’isteria.

Puoi vedere quanto sono diventate fangose ​​le acque. La purezza di ciò che amo viene distrutta. Come può essere? Vi è stato detto che i numeri sono fuori controllo, tuttavia ho fornito quattro parametri principali secondo i quali chiaramente non è il caso. Non sono un “cherry picking”. Lo sono le persone che insistono sul fatto, che continuano a insistere sul fatto anche se sta accadendo l’opposto, e stanno usando le loro affermazioni per cercare di portare a casa un punto che credo sia basato su un ordine del giorno. Le loro affermazioni sono chiaramente non in linea con gli esempi mostrati sopra. Ecco perché dico alla gente che il dialogo odierno sul clima e le condizioni meteorologiche in realtà ha poco a che fare con il clima e le condizioni meteorologiche. Questa è la più grande vergogna di tutti.


Joe Bastardi, un pioniere in condizioni meteorologiche estreme e previsioni a lungo raggio, contribuisce a The Patriot Post sulle questioni ambientali. È l’autore di “The Climate Chronicles: Scomode rivelazioni che non ascolterai da Al Gore – e da altri”.

32° podcast_Inizio della fine o fine dell’inizio?_di Gianfranco Campa

La pantomima del Russiagate si avvia alla mesta conclusione. A crederci non ostante l’evidenza sono rimasti solo Macron in Francia e la sedicente grande stampa in Italia. Il bersaglio di tante attenzioni è rimasto inaspettatamente in piedi anche se al prezzo del sacrificio di tanti fedeli e di pesanti, a volte disastrosi, compromessi. La grande novità è che Trump sembra aver assunto un discreto controllo del Partito Repubblicano e di alcuni settori degli apparati di sicurezza, grazie probabilmente alla pervicacia e alla sapienza in particolare di Rudolph Giuliani, l’ex sindaco di New York. L’opposizione sembrerebbe vittima della stessa sindrome di Napoleone in Russia. A differenza dei suoi generali però, i quali per salvarsi dovettero abbandonare al gelo il bottino di guerra durante la rotta. Al contrario, nella loro campagna di Russia il vecchio establishment americano, sotto le spoglie dei democratici, con qualche eccezione e dei neocon, il bottino più importante, frutto del saccheggio proditorio del Procuratore Muller, sono riusciti a conservarlo: il carteggio degli ultimi dieci anni tra Trump e il proprio avvocato Difensore Cohen. Si annunciano ancora anni di guerriglia a suon di rivelazioni e di inchieste ai danni di Trump. Se non si riuscirà a detronizzarlo, cercheranno di paralizzarlo. Per i democratici, almeno per la vecchia guardia la possibilità di rinviare di qualche anno la propria estinzione. Per gli Stati Uniti una iattura che non farà che allargare le fratture interne. Per i nuovi protagonisti nello scacchiere geopolitico altri spazi di azione da sfruttare, ma anche nuove rivalità in via di emersione. Buon ascolto_Giuseppe Germinario

LA PALUDE COMBATTE DIETRO LE QUINTE_TRADUZIONE DI Giuseppe Germinario

Questo articolo rende l’idea della drammaticità dello scontro politico, senza esclusione di colpi, in atto negli Stati Uniti. Una ragione di più per apprezzare il lavoro di informazione ed analisi, unico in Italia, compiuto dal blog sull’argomento. L’estremo interesse dei contenuti fa giustizia di una traduzione non proprio accurata. Il tempo a disposizione è quello che è. Intanto siamo al secondo incidente (fortuito?) incorso al corteo presidenziale. O il terzo?_ Giuseppe Germinario

http://www.wsfa.com/2019/03/08/video-shows-crash-near-president-trumps-motorcade/?fbclid=IwAR38LKqwdf_88mTKUHD3slDDu5L4zbVjwp9iGLo3J2myTPF5ZPobc9LW6E0

Qui sotto il link originale https://www.nationalreview.com/2019/03/trump-fights-deep-state-swamp-fights-back/?fbclid=IwAR0eqyG21l0efZWk8ikvZRBgVZAlCbobF7gSzYWvzYlkyqTNXT8MdyTHWXQ

Mai prima d’ora nella storia della presidenza un comandante in capo aveva guadagnato l’antipatia di tanti – e sopravviveva per raccontare la storia.

Nota del redattore:  Il seguente estratto è adattato dal nuovo libro di Victor Davis Hanson,  The Case for Trump . Appare qui con permesso.

Trump era stato avvertito da amici, nemici e neutrali che la sua lotta contro lo stato profondo sarebbe stata suicida. Il leader della minoranza al Senato Chuck Schumer, pochi giorni prima dell’insediamento di Trump, allegramente prevedeva (precursore della successiva ammonizione di Samantha Power) cosa potrebbe accadere a Trump una volta passato all’attacco dei servizi segreti: “Lascia che ti dica: se ti opponi alla comunità dei servizi segreti – Questi stessi hanno quindi sei giorni fino a Domenica per riscattarsi contro di te. ”

Ex funzionari degli apparati amministrativi erano privi di ritrosia nell’avvertire Trump di ciò che stava per accadere. L’analista antiterrorismo Phil Mudd, che aveva lavorato nella CIA e nell’FBI sotto Robert Mueller, aveva avvertito l’ospite della CNN Jake Tapper nell’agosto 2017 che “il governo ucciderà” il presidente Donald Trump. Uccidere? E qual sarebbe la ragione per cui il melodrammatico Mudd aveva dato la sua sorprendente previsione? “Perché lui non li sostiene.” Mudd ha poi elaborato: “Lascia che ti dia una punto fermo come ex funzionario del governo: Il governo sta per uccidere questo uomo (Trump). Il governo ucciderà questo uomo perché non li sostiene “. Mudd ha ulteriormente chiarito la sua metafora dell’assassinio:” Quello che sto dicendo è che il governo – la gente parla dello stato profondo – quando non rispetti i funzionari governativi in servizio da 30 anni, si chiederanno ‘Davvero?’ ”

E difficile accertare in quale misura Mudd fosse serio o esagerasse la profondità dell’odio dello stato profondo nei confronti di Trump.

Uno scrittore della London Review of Books , Adam Schatz, sembrava ancora più diretto. Riferì una supposta conversazione che aveva avuto con uno scienziato politico americano ben informato sulla casta permanente di Washington. Secondo lui, Schatz avrebbe assicurato che se Trump fosse stato eletto, probabilmente non sarebbe sopravvissuto al suo mandato: “Dovrà essere rimosso dal potere dallo stato profondo, o essere assassinato”.

Un altro progressista, l’ex sindaco di Cleveland, candidato alla presidenza, e il membro del Congresso Dennis Kucinich (D., Ohio), hanno confessato nel 2017: “L’intenzione è di abbattere il nostro presidente. Questo è molto pericoloso per l’America. È una minaccia per la nostra repubblica. Costituisce un pericolo chiaro e presente per il nostro modo di vivere. Quindi, dobbiamo chiedere: ‘Qual è la motivazione di queste persone?’ . . . Questo è un problema per il nostro paese. Dobbiamo proteggere la nostra nazione. Le persone devono essere consapevoli di ciò che sta succedendo, dobbiamo proteggere l’America. Non si tratta di democratico o repubblicano. Si tratta di cogliere ciò che sta accadendo in questo momento e capire che il nostro stesso paese è sotto attacco dall’interno “.

Ancora più drammatici sono stati i commenti fatti durante la presidenza Trump dal sempre onnipresente e sempre più loquace John Brennan riguardo la vendetta dello stato profondo. Brennan ha insistito sul fatto che la burocrazia permanente aveva un “obbligo. . . rifiutare di eseguire “qualsiasi ordine dal Presidente Trump che ritenesse anti-democratico. In tempi normali, quella vanteria avrebbe dovuto essere censurata come una chiamata insurrezionale a tutti, per rimuovere un presidente o almeno annullare il suo ufficio. Nella mente di Brennan, un burocrate in carriera poteva arbitrariamente decidere che un ordine esecutivo presidenziale di Trump era incostituzionale e quindi rifiutarsi di obbedire, o addirittura di bloccarlo. Tutte queste minacce rappresentavano il lato più serio dello stato profondo rispetto al famoso tripudio di attori e celebrità abitualmente impegnati a sdoganare, sotto la luce del sole, ogni tipo di complottismo e minaccie, come per esempio Alec Baldwin (“Dobbiamo rovesciare il governo degli Stati Uniti sotto Donald Trump”) o Rosie O’Donnell (“Voglio mandare i militari alla Casa Bianca per prenderlo”)

La composizione del team investigativo del procuratore speciale Mueller, e quasi una caricatura della natura e della composizione dello stato profondo. Non hanno neanche fatto finta di accennare ad una inchiesta neutrale, questo data la polarizzazione sulla nomina del consulente speciale e l’importanza di dover evitare persino l’accenno a eventuali conflitti di interesse: un’altra testimonianza del potere di New York-Washington conseguito con sapienza e maestria.

Gli annunci dei passi iniziali hanno reso i media di Washington e New York vertiginosi, come se avessero avuto la certezza che quelli della loro stessa tribù si sarebbero scatenati su Trump. Wired , ad esempio, ha pubblicato questo titolo il 14 giugno 2017: “Robert Mueller sceglie la sua squadra inevstigativa da sogno”. Vox , il 22 agosto, è stato entusiasta: “Incontra il team legale di tutte le star che potrebbero sconfiggere Trump”. The Daily Beast , due giorni dopo, vide la squadra in termini militari: “All’interno dell’esercito di Robert Mueller”.

I soldati “dell’esercito” possedevano tutti i curriculum giusti, con molti dei gradi richiesti dalle università giuste, la storia delle rivoluzioni di destra del governo e del lavoro del settore privato, e l’ideologia giusta – non tanto progressista quanto sposata all’idea che lo stato amministrativo era la vera espressione sobria e giudiziosa dei valori degli Stati Uniti. Altrimenti, in quasi ogni contesto immaginabile, l’azione della squadra del consulente speciale è stata compromessa all’inizio proprio dalla propria incestuosità e dai propri pregiudizi anti-Trump.

Due dei principali investigatori dell’FBI, Lisa Page e Peter Strzok, avevano una relazione amorosa a lungo nascosta, caratterizzata da migliaia di messaggi di testo impregnati da un odio prepotente nei confronti di Donald Trump e dal desiderio di assicurarsi che non fosse eletto presidente o che lo escludessero, che non dimostrasse di essere un presidente di successo. In vari scambi di testi, hanno fatto riferimento a una “polizza assicurativa” per impedire una presidenza Trump, nonché a tentativi deliberati di divulgare informazioni riservate alla stampa, anche nel contesto di danneggiare la campagna di Trump del 2016.

Strzok ha intervistato Michael Flynn (24 gennaio 2017) per conoscere la possibile collusione tra Trump e Russia, e in precedenza Clinton assiste Huma Abedin e Cheryl Mills in connessione con lo scandalo delle email di Clinton. Apparentemente tutti e tre avevano fornito informazioni fuorvianti; solo il primo consigliere di Trump finora è stato accusato di aver mentito all’FBI.

Sia Page che Strzok hanno comunicato con il vicedirettore Andrew McCabe riguardo all’idea di quella “assicurazione” che potrebbe suggerire iniziative per fermare l’elezione di Donald Trump, o ostacolare la sua presidenza. Quando l’ispettore generale rilasciò le prove dei loro pregiudizi e del coinvolgimento romantico, i due furono riassegnati. Ma a quanto pare Robert Mueller non ha immediatamente annunciato perché sono stati tolti dalla sua indagine. In stile “deep-state”, le loro partenze scaglionate sono state riportate dalla stampa come normali riassegnazioni e non collegate – come se informare il pubblico sul motivo per cui stavano andando via in qualche modo non sarebbe stato nell’interesse delle indagini di Mueller.

Nel maggio 2018, Page si è finalmente dimessa durante la polemica sui suoi velenosi scambi di messaggi di testo anti-Trump con l’agente Strzok e in previsione di un presunto devastante rapporto del prossimo ispettore generale. In esso, Strzok è citato in un testo rassicurante della pagina di agosto 2016 che non avrebbe mai permesso a Trump di diventare presidente: “No. No non è. Ricorderemo che questa citazione proviene da un investigatore dell’FBI che a breve sarebbe stato nominato da Mueller per indagare sulla possibile collusione tra Trump e Russia.

In modo simile, solo attraverso il rapporto dell’ispettore generale del giugno 2018, il pubblico apprese che un altro degli avvocati del FBI di Mueller – che in precedenza era stato assegnato all’indagine sulle email di Clinton – dopo che le elezioni si erano vantate in uno scritto a un avvocato dell’FBI della suo opposizione a Trump: “Viva la [ sic ] resistenza”. Ancora una volta, Mueller non ha rivelato se sapeva di tali pregiudizi quando ha assunto l’avvocato dell’FBI, tanto meno perché lo aveva trattenuto fino all’inizio del 2018, o perché il pubblico una volta di nuovo non fu informato delle circostanze della partenza tardiva di questo avvocato.

Qual è stato il risultato dell’animosità verso Trump che ho catalogato in questa serie? Nei primi due anni della sua presidenza, Trump non si è dimesso. Non è stato messo sotto accusa. Non è stato incriminato. Non è morto o è stato dichiarato non composto . Trump non ha governato come un liberale, come previsto da alcuni dei suoi critici di Never Trump. Non era stato spinto all’isolamento da luride esposizioni del suo passato di sciupafemmine nel decennio precedente da celebrità della televisione di Manhattan. Le previsioni di tutto questo e di più non erano più accurate delle precedenti previsioni che Trump non sarebbe mai stato nominato e certamente mai eletto.

Uno stato amministrativo, una palude, uno stato profondo, chiamalo come desideri, ha sbagliato sulla nomina di Trump, la sua elezione e il suo governo. Era giusto solo nei suoi avvertimenti che poteva essere rozzo e profano, con un passato orribile e una necropoli etica di scheletri nel suo armadio – un fatto compiuto da molto tempo e inciso sui voti dei suoi sostenitori.

In ogni fase, le previsioni erronee dello stato profondo provocavano un animus sempre più grande su un bersaglio che non era stato in grado di comprendere, molto meno di far deragliare, e finora non è stato in grado di distruggere. Entro l’autunno 2018, le ripetute previsioni oscure di esperti di notizie via cavo che l’ultima controversia presidenziale era una “bomba”, o segnato un “punto di svolta”, o offerto la prova che “le mura si stavano chiudendo”, o assicurato che “impeachment” si stava profilando all’orizzonte “non era altro che un pensiero di gruppo monotono e sceneggiato.

Mai prima d’ora nella storia della presidenza un comandante in capo si guadagnò l’antipatia della stragrande maggioranza dei media, gran parte dell’etablishement di carriera di entrambi i partiti politici, della maggioranza dei detentori della ricchezza personale accumulata della nazione, e della burocrazia federale permanente.

Ed essere sopravvissuto fino ad ora per raccontare la storia.

 

I SINDACATI E LA LOGICA DEL più uno, di Giuseppe Germinario

Il 9 febbraio sono riapparse a Roma con una importante manifestazione unitaria le tre confederazioni sindacali CGIL, CISL e UIL. Non accadeva da cinque anni. Un lungo letargo. La gestazione dell’iniziativa ha richiesto cinque lunghi mesi; si era praticamente agli albori del Governo Conte. Di fatto la negazione a prescindere di ogni credito al nuovo arrivato. Eppure lo stesso dibattito congressuale in CGIL aveva coltivato, in diversi momenti di questi ultimi mesi, l’impulso ad una maggiore autonomia del sindacato rispetto al quadro politico cogliendo esplicitamente l’occasione dell’avvento di una compagine governativa costituita da forze politiche prive di cordoni ombelicali nel movimento sindacale. A ben vedere però quel che appare come una professione di una autonomia, è in realtà una confessione di dipendenza da una delle componenti politiche schierate nell’agone. I militanti hanno visto in esso una manifestazione di orgoglio, un risveglio sia pur tardivo degli antichi fasti; si tratta in realtà di una implicita ammissione che quei cordoni sussistono tuttora con le forze avverse al Governo e sono tanto più vincolanti e stringenti quanto più quelle forze sono vicine alle leve di governo e di potere. Lo si è visto chiaramente con il Governo Monti, ma sostanzialmente l’atteggiamento non è cambiato con i tre governi successivi.

È stata ed è stata rappresentata comunque come una iniziativa unitaria. Quale sia lo spirito reale che guida i gruppi dirigenti lo si vedrà. Lo spettacolo offerto dall’avvicendamento degli oratori, accompagnati ciascuno dai propri declamatori, corifei ed angeli custodi, non è stato però convincente. Non sono nemmeno riusciti a garantire una ripresa televisiva comune degli interventi degli oratori. Una immagine a dir poco dimessa rispetto ai rituali solenni offerti dai palchi nell’epopea dei sindacati confederali unitari di quaranta anni fa.

Tutto sembrava avere soprattutto il sapore di una testimonianza piuttosto che la determinazione di un movimento ben determinato, in grado di conseguire propri obbiettivi significativi.

Non che questi mancassero. La piattaforma di ben sedici pagine è nutrita di indirizzi da perseguire, obbiettivi da raggiungere, critiche ai provvedimenti e all’impostazione generale di politica economica del governo. Alcuni fondati, altri pretestuosi, altri ancora espressione di impostazioni da esso divergenti, antitetiche.

La costante che informa il documento non si smentisce. Boccia senza appello la politica di bilancio del Governo come recessiva ed assistenziale. Non è stata necessario un grande esercizio di fantasia per escogitare le soluzioni. Le ritroviamo puntualmente in ogni piattaforma che si rispetti di questi ultimi decenni anche se in forme vieppiù edulcorate e ossequiose del verbo dominante. Un grande piano di investimenti nelle infrastrutture, nei servizi, nel recupero del territorio, nell’economia verde; risorse nazionali aggiuntive rispetto ai finanziamenti europei; sviluppo della ricerca scientifica, specie di base e delle applicazioni in apposite piattaforme industriali; politiche attive di formazione ed avviamento al lavoro. Così come puntualmente ritroviamo la ricorrente tentazione di un gruppo dirigente sindacale a rifugiarsi comodamente nell’autocompiacimento e nella funzione salvifica ed autoavverante degli slogan e delle parole.

Eppure i diversi gruppi dirigenti dovrebbero chiedersi il motivo della sterilità di questi propositi ricorrenti ormai da oltre quaranta anni.

Sono centri decisionali disposti alle più audaci acrobazie verbali, ma riluttanti a riesaminare i presupposti delle loro impostazioni o il contesto politico necessario a realizzarle, quantomeno ad accettare un dibattito aperto su di essi. Una cecità che impedisce loro di scorgere le novità di un Governo disposto a infrangere quei vincoli europei così duramente stigmatizzati. Una faziosità che impedisce loro di cogliere l’importanza del documento “politeia” dell’ex Ministro Paolo Savona, tra l’altro tutto interno alla logica europeista a loro così cara e congeniale. Nei quattro mesi di convulse trattative tra Governo e Commissione Europea non c’è stata una sola presa di posizione convinta, tanto meno una parvenza di mobilitazione a sostegno delle posizioni italiane. Al contrario non si è trovato di meglio che criticare la politica “muscolare” antieuropeista del Governo.

Eppure in momenti di distanze oggettive ben più stridenti e provvedimenti pesanti e provocatori verso il lavoro dipendente del quale si ritengono paladini, messi in atto da governi composti da forze “amiche”, le dirigenze sindacali si sono il più delle volte premurate di sottolineare le “basi comuni di confronto”, una formula gergale tipica di quel mondo, pur di non recidere le occasioni residue di contraddittorio.

Non si è trattata di totale passività. Alcuni passaggi significativi sono stati compiuti. La carta dei diritti universali del lavoro, il mantenimento di un livello sufficiente di contrattazione sono tra questi. Ma tutti sotto tono ed alcuni con una impostazione più aziendalistica che confederale.

Questi gruppi dirigenti si sentono investiti in realtà di una missione: combattere il populismo, il sovranismo e il nazionalismo, non poteva mancare il razzismo e il fascismo, senza alcuna distinzione tra di essi e con una visione dozzinale in nome dell’internazionalismo e dell’europeismo, sua variante continentale, del multilateralismo anch’esso ridotto ad una definizione altrettanto dozzinale, ignara del presupposto unipolarista. Dimentichi della base e della strutturazione nazionali delle relazioni internazionali e delle formazioni sociopolitiche, quindi degli stessi sindacati, vagheggiano di una comunità indistinta di dipendenti e proletari, a seconda della matrice ideologica, europei e mondiali e dell’esistenza di una conseguente funzionale organizzazione sindacale di quelle dimensioni.

Una fuga in avanti nella valutazione e sopravvalutazione di organismi sindacali sovranazionali sorprendente in gente adusa al pragmatismo e al realismo delle trattative e dello scambio.

Il risultato di questo opportunismo e di questi cordoni ombelicali non recisi sono una fuga in avanti per nascondere l’ambiguità nel presente.  Di fronte ad un contenzioso legato alla finanziaria da dirimere in pochi mesi la scelta è di proporre un aumento delle competenze del Parlamento Europeo e di una Commissione Europea di esso espressione. Quali siano il significato e la realizzabilità in tempi storici ragionevoli di tale proposito non viene spiegato; né viene sottolineato che comunque un tale processo dovrebbe essere implementato e gestito dagli stati nazionali europei così vituperati, nella loro varia ed eterogenea coloritura politica e di interessi.

La conseguenza è la fuga nella demagogia del “più uno” a prescindere. Più investimenti senza spiegare la loro realizzabilità con il rispetto dei vincoli di bilancio imposti dagli accordi europei. Non solo. Si rimuove del tutto il pur insufficiente sforzo di investimenti diretti ed indiretti alimentato dal Governo. A dispetto della ridondanza dei centri studi, in particolare della CGIL, ci si guarda bene da una disamina della logica vincolante di impiego dei fondi strutturali e di coesione comunitari anche per la componente integrativa nazionale, orientati ad accentuare la polarizzazione, il dualismo e la fragilità del sistema economico e delle imprese europee piuttosto che l’equilibrio e la coesione. Più spesa sociale e più ricerca connessa all’implementazione di piattaforme industriali è l’altro motivo che guida le danze, senza specificare i limiti e i veti comunitari posti all’intervento dirigistico dello stato e alla possibilità di creazione di imprenditoria autoctona e di sviluppo concordato e pilotato di grandi aziende strategiche in grado di sostenere gli stati e di competere nell’agone mondiale.

Una rimozione ed una fuga che consente il consolidamento sbandierato di sodalizi innaturali con controparti, in particolare Confindustria, costitutivamente incapaci di promuovere quelle stesse “politiche selettive” specie nella ricerca e nella scelta dei settori da potenziare propugnate dal sindacato. Sodalizi una volta inconcepibili o almeno da mantenere pudicamente riservati.

Messi alle strette sugli argomenti più sensibili, come quello dell’immigrazione e dell’emigrazione, piuttosto che porre il problema del controllo e della riduzione dei flussi immigratori secondo la condizione del paese di accoglienza e dando come esito naturale un risultato altrimenti frutto di azione politica recente, si rifugia in un altro marchingegno retorico: “non è questo il problema!”. Quello vero è la fuga all’estero di cittadini italiani, anche se non sono solo più questi soltanto ad andar via. Lo sono anche tanti immigrati formatisi da anni nel nostro paese.

Non rimane, per il resto, che la solita via di fuga della lotta salvifica all’evasione fiscale. La battaglia che consentirebbe di salvare capra e cavoli, il rispetto dei vincoli del deficit e la redistribuzione di reddito e gli investimenti. Nel suo approccio moralistico e ferocemente repressivo, avulso dalle ragioni economiche, politiche e sociali di tale fenomeno, il modo concreto per dissociare definitivamente il mondo del lavoro dipendente da quello autonomo. Una ipoteca definitiva alle ambizioni di rappresentanza generale di questi gruppi dirigenti.

I proclami e le rivendicazioni di autonomia dal quadro politico di questi gruppi dirigenti sindacali lasciano quindi il tempo che trova. Il richiamo della foresta appare irresistible. La stessa filippica di Landini contro le correnti sindacali più che dare alimento a questa esigenza di autonomia sembra dettata dal timore che nei sindacati possano sorgere nuove componenti organizzate secondo le trasformazioni politiche in corso. Uno spauracchio dettato dalla discrasia sempre più evidente tra la formazione politica dei gruppi dirigenti sindacali e l’orientamento politico ed elettorale di parti sempre più consistenti della base sindacale.

Le forze politiche costitutive di questo governo e quindi l’azione politica di quest’ultimo, nell’intento di plasmare la formazione sociale italiana, soffrono di due limiti difficilmente superabili secondo i tempi serrati ormai necessari:

  • la contraddittorietà e la scarsa lucidità politica sia negli obbiettivi che nella tattica da adottare specie nell’agone internazionale, in particolare atlantico ed europeista. Una carenza che rischia di dare assoluta priorità alle logiche meramente redistributive, ripiegate progressivamente secondo forme di assistenzialismo le più deleterie. In questo, l’abbandono di Paolo Savona rappresenta un segnale poco confortante
  • il marchio ideologico delle due forze, caratterizzato dal valore assoluto della democrazia diretta e dall’affermazione dell’autonomismo locale-regionale scevro da una determinazione chiara delle gerarchie e delle competenze rispetto allo stato centrale, elude pericolosamente la funzione delle forze intermedie nel determinare il funzionamento delle formazioni sociali complesse, tanto più in un regime crescente di decentramento e autonomie locali. Un ruolo forte che ad esempio ha consentito alla Germania, in presenza di un regime federalista, di mantenere la necessaria coesione e di essere politicamente più incisiva; almeno sino allo ieri prossimo

Il primo limite offre spazi inattesi alle rivendicazioni e alle denunce politiche nell’azione di forze di opposizione apertamente in crisi e prive di capacità egemonica. Il secondo lascia completo campo libero alla loro azione nelle rappresentanze degli organismi intermedi indispensabili come il sindacato. Le organizzazioni sindacali sono pur sempre strutture capillari di migliaia di funzionari e militanti presenti sul territorio, capaci ancora di una azione di interdizione significativa. Rischia paradossalmente di offrire su un piatto d’argento l’aura di difensori dell’unità nazionale alle forze politiche direttamente responsabili del condizione di degrado e subalternità politica del paese.

La differenza con il sindacato attivo tra gli anni ’60 e ’80 è evidente. Allora, il carattere confederale della loro azione politica era ispirato da una ipotesi di modello di sviluppo in gran parte velleitaria, ma sufficiente a dare un senso unitario e una prospettiva omogenea alle rivendicazioni. Godeva inoltre, pur in una condizione di progressivo degrado, del supporto sostanziale e fattivo di buona parte delle forze del centrosinistra e del PCI.

La asserzione attuale di confederalità, particolarmente vivace nella CGIL, rappresenta poco più di una affermazione di principio realizzata con atti di imperio e di mediazione pattizia, carenti di capacità egemonica. La ragione risiede nella mancanza di volontà di trarre le necessarie conseguenze politiche, specie rispetto alla Unione Europea, di una ipotesi accettabile di sviluppo e di autonomia politica del paese.

Essa è vittima di una visione dualistica delle contrapposizioni su scala planetaria; in pratica una proiezione, una sorta di deformazione professionale che vede il mondo diviso tra dipendenti e padroni, tra pochi grandi ed una moltitudine di poveri e subordinati

Il rifiuto aprioristico e indignato del famoso piano B dell’ex Ministro Savona vale in propsito più di cento proclami di difesa compassionevole “dei deboli”. Un atteggiamento tanto più sorprendente per professionisti della contrattazione adusi, nei più diversi frangenti, a sbandierare ed eventualmente mettere in opera piani di riserva.

Una confederalità, quindi, che rischia di trasformarsi in un simulacro frutto di una sommatoria di rivendicazioni di strati sempre più circoscritti e di iniziative rituali entro cui convogliare il malcontento generale. L’elezione di Landini, un personaggio particolarmente sensibile ed esposto alle intemperie e alla volubilità delle congiunture politiche e sociali, rappresenta per altro la sanzione definitiva di questa tendenza. Una propensione che spinge oggettivamente verso quell’alveo conservatore e reazionario in grado di paralizzare e polverizzare ulteriormente il paese.

https://www.radioradicale.it/scheda/565476/futuro-al-lavoro-intervento-conclusivo-di-maurizio-landini-alla-manifestazione

http://www.cgil.it/admin_nv47t8g34/wp-content/uploads/2018/06/DocumentiCongrXVIIICGIL1.pdf

http://www.cgil.it/admin_nv47t8g34/wp-content/uploads/2019/01/Documento-finale-conclusivo.pdf

PIATTAFORMA_UNITARIA_aggiornata

https://www.radioarticolo1.it/audio/2019/01/22/39032/camusso-il-lavoro-e-la-bussola-per-cambiare-il-paese

Libia! Sul palcoscenico e dietro le quinte_di Giuseppe Germinario

L’intervento militare in Libia del 2011 è stato un’onta, una macchia tra le più ignobili nella politica estera solitamente non brillante condotta dalla nostra classe dirigente. Un atto paragonabile ad altre rese che hanno caratterizzato la nostra storia del ‘900 ma con una aggravante: l’essere un atto proditorio, di puro servilismo e platealmente contrario agli interessi del paese. Gli artefici di quella scelta cercarono di minimizzare ipocritamente il ruolo svolto nell’intervento bellico di fatto paragonabile a quello di Francia e Gran Bretagna. Il prezzo che l’Italia ha rischiato di pagare avrebbe potuto essere enorme dal punto di vista della compromissione della credibilità acquisita in decenni nel mondo arabo e nell’Africa Mediterranea. L’eventuale successo di quella impresa, coronata con la tragica e infamante uccisione del colonnello Gheddafi, avrebbe dovuto sancire il cambio di consegne dall’Italia alla Francia  della tessitura delle relazioni in quell’area e della gestione degli interessi geoeconomici per conto del dominus atlantista.

Al prezzo tragico di una destabilizzazione e di una frammentazione del paese quel disegno è clamorosamente e fortunatamente in fase di stallo se non fallito. Ha provocato, con la migrazione di truppe una volta fedeli al colonnello, la destabilizzazione di paesi vicini, in particolare il Mali e il Ciad. Nuovi e vecchi attori, una volta attivi dietro le quinte, si sono nel frattempo ostentatamente inseriti nelle rivalità, una volta controllate dal colonnello secondo le modalità di una confederazione tra tribù e clan e diventate poi ingovernabili con la sua morte. Dalla Turchia, inizialmente ostile all’intervento, ai regimi della penisola araba equamente impegnati nelle varie fazioni, all’Egitto dei militari, alla Russia. L’unico risultato politico evidente è stato la formazione di un Governo di transizione a Tripoli, sostenuto dalla coalizione militare occidentale e inizialmente tollerato dalle varie fazioni, impegnate alternativamente ad acquisire il ruolo di garanti e patrocinatori, ma con l’eccezione determinante del colonnello Haftar, in Cirenaica, sostenuto da Egiziani, Emirati Arabi e Russi e avallato dalla Francia degli ultimi tre presidenti. Poco alla volta il colonnello Haftar è riuscito a ripulire quasi completamente la Cirenaica dai movimenti islamisti, ad impadronirsi dei pozzi petroliferi prossimi alla costa ed ora ad acquisire il controllo del Fezzan, nell’area desertica a sud ricca di giacimenti. Il clan di Misurata, sostenuto dalla Turchia, è ormai indebolito e prossimo ad un compromesso con Haftar. Il Governo di Al Serraji ha perso il sostegno delle tribù filo-Gheddafi, le più numerose di quel paese; è ostaggio ormai delle milizie islamiche insediatesi a Tripoli. Ormai praticamente circondato dal colonnello Haftar. Tanto è bastato per far urlare alla fine della influenza italiana in Libia e al trionfo della Francia di Macron. Il sostegno militare del Presidente Francese, grazie all’intervento dell’aviazione, è stato in effetti importante anche per la conquista del Fezzan.

Ma non è la prima volta, però, che ad un intervento militare impegnativo e massiccio della Francia e ad una azione diplomatica ostentata sia seguito un bottino decisamente magro in termini di vantaggi geopolitici ed economici. Lo si è visto in Siria, in Arabia Saudita e nella stessa Libia. Con esso, tra l’altro, la Francia ha compromesso pesantemente la possibilità di un ruolo di mediazione tra le fazioni. I veri artefici del successo di Haftar sono i Russi e gli egiziani con gli Stati Uniti, nella componente trumpiana, i quali vigilano sornioni.

È il contesto che può consentire all’Italia di riassumere un ruolo di mediazione efficace, in buona parte legittimato dalla recente conferenza di Palermo e di salvaguardare sotto mutate spoglie il nocciolo dei propri interessi strategici in quell’area. I detrattori dalla pesante coda di paglia, come sempre interessati a piegare gli interessi strategici a quelli di bottega, come sempre non mancano all’interno del Belpaese. Li si è visti all’opera anche nel pieno della conferenza di Palermo. Non mancano nemmeno i pessimisti a prescindere i quali vedono un destino irrimediabilmente segnato. Le ostentate scenografie e la frenesia interventista transalpine riescono ad ingannare facilmente questi adepti. In realtà i circa quattromila militari francesi presenti in Africa subsahariana riescono a tamponare i sommovimenti, ma non riescono a costruire alternative politiche in quell’area. Logisticamente sono fragili e poco dinamici; risultano sempre più invisi alle popolazioni. Devono confrontarsi con circa diecimila militari statunitensi, con una capacità logistica e strategica incomparabilmente superiore e con una presenza cinese, civilmente ed economicamente, massiccia, tesa a costruire reti infrastrutturali imponenti; un dato ormai riconosciuto. Ma anche ormai con una presenza militare, di base a Dgjbuti, suscettibile di raggiungere rapidamente le diecimila unità. L’erosione definitiva dell’area francofona appare ormai una possibilità sempre meno remota; il recente patto franco-tedesco, impegnativo anche per quell’area, appare tardivo ed inadeguato a sostenere il confronto geopolitico. Tanto più che le recenti sparate dell’enfant Macron in terra d’Africa, indirizzate ai giovani di quell’area, rappresentano la classica destrezza di un elefante in una cristalleria; hanno solo messo in allarme le stesse élites rimaste a lui fedeli. Si tratta di dinamiche che stanno coinvolgendo ormai altri paesi sino ad ora al riparo, come l’Algeria e la Tunisia, scarsamente controllabili da un paese in declino come la Francia. La prosopopea Jupiteriana che accompagna il velleitarismo di quella classe dirigente non farà che esporla al pubblico ludibrio a differenza dei compagni di avventura più discreti e meno rumorosi di Oltremanica. Le congiunzioni astrali favorevoli, legate all’avvento di Trump e all’insorgenza cinese e russa, non saranno certo eterne. Non per questo sarà possibile un mero ritorno allo statu quo ante agognato dall’enfant prodige e dai suoi mentori statunitensi di sponda avversa a Trump. Il nostro presuntuoso ed arrogante, eletto dai progressisti nostrani addirittura a leader europeista nel continente, in realtà sta offrendo più o meno consapevolmente le risorse e i residui punti di forza del proprio paese come merce di scambio utilizzata dai maggiordomi teutonici ben più gretti e astuti. Abbiamo conosciuto il servilismo ossequioso e dimesso delle vecchie classi dirigenti italiche; ci toccherà adesso assaporare il fiele di quello transalpino, ammantato di vanagloria. A meno che, qualcosa di serio stia maturando dietro le quinte dell’esagono. L’ostinazione e la persistenza del movimento dei gilet gialli lascia presagire sommovimenti dietro le quinte più strutturati che in Italia.

Mentre le élite democratiche si avvicinano ai neoconservatori, gli elettori del partito diventano molto più militaristi e favorevoli alla guerra dei repubblicani. Di Glenn Greenwald

La vulgata corrente e ricorrente vede nei democratici americani la formazione politica meno interventista. Come abbiamo sottolineato in numerosi articoli e podcast la realtà è ben diversa. Questo articolo non fa che confermare quanto sostenuto_Giuseppe Germinario

Fonte: The Intercept, Glenn Greenwald , 11-01-2019

Glenn Greenwald

11 gennaio 2019

L’annuncio del presidente Donald Trump del 18 dicembre sulla sua intenzione di ritirare tutte le truppe americane dalla Siria ha prodotto un sostegno isolato nelle ali anti-guerra di entrambe le parti , ma ha in gran parte provocato indignazione bipartisan all’interno l’establishment riflessivo a favore della guerra a Washington.

Il senatore GOP, Lindsey Graham , uno dei sostenitori della guerra più fidati del paese, e Hillary Clinton , che ha ripetutamente criticato l’ex presidente Barack Obama per la sua mancanza di guerrafondaia, hanno condannato la decisione di Trump in termini molto simili, citando il classico gergo della guerra al terrore.

Ma mentre i vertici di Washington si riuniscono in opposizione, i nuovi dati di Morning Consult / Politico mostrano che una grande maggioranza di americani sostiene l’annuncio del ritiro di Trump dalla Siria: il 49% è a favore contro opposizione del 33%.

Questo non è sorprendente dato che gli americani, per una maggioranza ugualmente importante, concordano con la proposta che “gli Stati Uniti sono stati troppo a lungo impegnati in troppi conflitti militari in luoghi come la Siria, L’Iraq e l’Afghanistan dovrebbero dare la priorità a mettere gli americani fuori dal pericolo “molto più di quanto concordino con l’opinione favorevole alla guerra secondo cui” gli Stati Uniti devono mantenere truppe nei paesi come la Siria, l’Iraq e l’Afghanistan per aiutare i nostri alleati nella loro lotta contro il terrorismo e preservare gli interessi della loro politica estera in questa regione. “

Ma ciò che è notevole nei dati del nuovo sondaggio sulla Siria è che la maggior parte del sostegno per il mantenimento delle truppe in questo paese proviene dagli elettori del Partito Democratico, mentre i Repubblicani e gli indipendenti sono molto favorendo in modo schiacciante il loro ritiro. Le cifre stanno colpendo: tra coloro che hanno votato per Clinton nel 2016, solo il 26% sostiene il ritiro delle truppe siriane, mentre il 59% si oppone. Gli elettori di Trump sostengono in modo schiacciante il ritiro dal 76% contro il 14%.

Un divario simile è stato osservato tra coloro che hanno votato democratici nelle elezioni a medio termine del 2018 (il 28% è favorevole al ritiro e il 54% si oppone), a differenza del sostegno generale al ritiro tra gli elettori del GOP. del 2018: 74% contro il 18%.

Tendenze simili possono essere osservate sulla questione dell’intenzione annunciata da Trump di ritirare metà delle truppe americane attualmente in Afghanistan, dove i democratici sono molto più favorevoli al mantenimento delle truppe rispetto ai repubblicani e agli indipendenti.

Ciò è tanto più sorprendente in quanto nel 2008 Obama si è impegnato a porre fine alla guerra in Afghanistan e riportare tutte le truppe nel paese. Nel corso degli anni di Obama, i dati dell’indagine hanno indicato costantemente che la stragrande maggioranza dei democratici ha favorito il ritiro di tutte le truppe dall’Afghanistan:

Con Trump piuttosto che con Obama, che ora sta sostenendo il ritiro delle truppe dall’Afghanistan, tutto è cambiato. I nuovi dati del sondaggio mostrano che i repubblicani e gli indipendenti sono molto più favorevoli ai ritiri delle truppe, mentre i democratici sono ora divisi o addirittura contrari. Tra gli elettori di Trump nel 2016 c’è un enorme consenso per il ritiro: tuttavia, gli elettori di Clinton si oppongono al ritiro delle truppe dall’Afghanistan in una proporzione del 37% a favore contro il 47% dell’opposizione.

Quest’ultimo sondaggio è tutt’altro che aberrante. Come Ariel Edwards-Levy di The Huffington Post ha dimostrato all’inizio di questa settimana , sondaggi separati mostrano un cambiamento simile da parte dei democratici su questioni di guerra e militarismo nell’era di Trump.

Mentre i democratici sono stati più o meno equamente diviso all’inizio dello scorso anno sulla questione se gli Stati membri dovrebbero continuare a intervenire in Siria, tutto è cambiato quando Trump ha annunciato la sua intenzione di ritirarsi, che ha causato un enorme aumento del sostegno dei democratici alla permanenza. “Coloro che hanno votato per il democratico Clinton ha detto oggi in una proporzione del 42%, che gli Stati Uniti avevano la responsabilità di fare qualcosa per i combattimenti in Siria che coinvolgono lo stato islamico, ha scritto Edwards-Levy, mentre Gli elettori di Trump hanno dichiarato con un margine di 16 punti che la nazione non ha avuto questa responsabilità. (Tendenze simili possono essere osservate tra gli elettori repubblicani,escalation di bombardamenti in Siria e in Iraq e l’uccisione di più civili , come ha più volte sollecitato durante la campagna – per tornare alla sua altra promessa elettorale di ritirare le truppe dalla regione).

Ovviamente non è la prima volta che gli elettori democratici hanno cambiato radicalmente le loro “credenze” basate sull’appartenenza politica della persona che occupa l’Ufficio Ovale. La base del partito passò Bush-Cheney anni per denunciare la guerra contro le politiche di terrorismo, come l’omicidio, droni e Guantanamo come atrocità morali e crimini di guerra, poi improvvisamente sostenere queste politiche quando sono sono diventati il ​​segno distintivo della presidenza di Obama .

Ma quello che sta succedendo qui è molto più insidioso. Uno dei valori fondamentali di anti-Trump #Resistance è diventato militarismo, sciovinismo e neoconservatorismo. Trump viene spesso attaccato dai democratici che usano scenari di guerra fredda da lungo tempo, usati per decenni contro di loro dall’estrema destra: Trump non è sufficientemente bellicoso con i nemici americani; è pronto a permettere ai paesi cattivi di prendere il potere rimpatriati dai soldati americani; i suoi sforzi per stabilire relazioni meno ostili con i paesi avversari sono un segno di debolezza, persino di tradimento.

Allo stesso tempo, le élite politiche democratiche di Washington si stanno riorganizzando formalmente con i neoconservatori , fino al punto di creare gruppi di politica estera congiunti (un incontro che ha preceduto la conferenza di Trump ). Il principale gruppo di esperti del Partito Democratico, il Centro per il Progresso Americano, donò $ 200.000 al neoconservatore American Enterprise Institute e stipulò alleanze multilivello con le istituzioni guerrafondai. MSNBC, di gran lunga il più influente canale di stampa liberale, è pieno di ex funzionari di Bush-Cheney, funzionari e agenti della sicurezza dello statoMentre persino le stelle liberali sono particolarmente aggressive (dieci anni fa, molto prima che affondasse così lontano nella tana bellicosa e pro-fredda, Rachel Maddow si autoproclamò “liberale in sicurezza nazionale” che era tutti contro l’antiterrorismo “).

Tutto questo ha portato ad una nuova generazione di democratici politicamente attiva per la prima volta, per paura di Trump, sono stati permeata di valori militaristi e imperialiste, addestrato a prendere in considerazione una volta neocons screditati come Bill Kristol, Max Boot e David Frum e gli ex leader della CIA e dell’FBI, come eccellenti specialisti, persone di fiducia che riecheggiano le loro idee. E ‘inevitabile che queste tendenze generano un partito sempre più militarista fredda a favore della guerra, e dati dei sondaggi ora lascia pochi dubbi sul fatto che questa trasformazione – che indugiare a lungo dopo la scomparsa di Trump – è sulla buona strada .

Fonte: The Intercept, Glenn Greenwald , 11-01-2019

La guerra tecnologica e le sanzioni americane finiranno con la bipolarizzazione dell’economia globale. Di Alastair Crooke

Un importante saggio di Alastair Crooke tratto da https://www.strategic-culture.org/news/2018/12/18/america-technology-sanctions-war-will-end-by-bifurcating-global-economy.html e ripreso anche da https://www.les-crises.fr/ che analizza le implicazioni non solo economiche, ma più ampiamente geopolitiche della guerra sui big data intrapresa dai centri di potere statunitensi_Giuseppe Germinario

Fonte: Cultura strategica, Alastair Crooke , 18-12-018

ALASTAIR CROOKE | 18/12/2018

La guerra tecnologica e le sanzioni americane finiranno con la bipolarizzazione dell’economia globale

“La vera ragione della guerra” commerciale “tra Stati Uniti e Cina ha poco a che fare con il commercio attuale … Ciò che è veramente alla base dell’attuale conflitto civile tra gli Stati Uniti e la Cina … sono le ambizioni cinesi di diventare leader nella tecnologia di prossima generazione, come l’intelligenza artificiale, che si affida alla sua capacità o meno di progettare e produrre chip avanzati, ed è per questo che Xi ha promesso 150 miliardi di dollari per rafforzare il settore “, ha affermato Zerohedge .

Niente di nuovo qui, ma dietro questa ambizione c’è un’altra ambizione, e ancora un’altra ambizione e un “problema che ci rifiutiamo di vedere” poco menzionato: che la “guerra commerciale” è anche il primo passo di una nuova corsa agli armamenti tra Stati Uniti e Cina – anche se di un tipo diverso. Questa corsa agli armamenti “di nuova generazione” mira a raggiungere la superiorità tecnologica nazionale a lungo termine attraverso il calcolo quantistico, i big data, l’intelligenza artificiale (AI), i velivoli ipersonici, i veicoli elettronici, la robotica e sicurezza informatica.

In Cina, il piano generale è di dominio pubblico. È “Made in China 2025” (ormai banale , ma tutt’altro che dimenticato). E l’impegno di spesa cinese (150 miliardi di dollari) per prendere l’iniziativa tecnologica – sarà assunto di petto (come dice Zerohedge), “Come una strategia [competitiva] per America First”: ecco perché la “corsa agli armamenti” nella spesa tecnologica … è intimamente legata alla spesa per la difesa. Nota: il FMI prevede che la spesa militare di Stati Uniti e Cina aumenterà in modo significativo nei prossimi decenni, ma il dato più sorprendente è che entro il 2050, la Cina dovrebbe superare gli Stati Uniti, essendo la sua spesa di 4 trilioni [trilione = $ 1000 miliardi] per le sue forze armate, mentre gli Stati Uniti spenderanno $ 1 trilione in meno, ovvero $ 3 trilioni … Ciò significa che entro il 2030, entro circa due decenni, la spesa militare della Cina supererà quelli degli Stati Uniti “.

Questa intimità tra la tecnologia e la difesa nel futuro pensando alla difesa degli Stati Uniti è ovvia: si tratta di dati, mega-data e AI: un articolo di Difesa Uno dice molto chiaramente,

“I domini della battaglia dello spazio e della cibernetica sono ampiamente separati dalla dura realtà fisica della guerra. Per Hyten [generale John E. Hyten, che dirige il Comando spaziale US Air Force], questi due spazi disabitati sono confusi in un altro modo: sono campi di dati e informazioni e questo è ciò che alimenta la guerra moderna. “Quali sono le missioni che stiamo facendo nello spazio oggi? Fornire informazioni; fornire percorsi di informazione; in caso di conflitto, neghiamo agli avversari l’accesso a queste informazioni “, ha detto al pubblico mercoledì alla conferenza annuale della Air Force Association al di fuori di Washington, DC … lo stesso per il cyberspazio.

Gli Stati Uniti fanno la guerra con strumenti che richiedono molte informazioni … Inevitabilmente, sempre più avversari finiranno per usare i propri droni ed elicotteri da combattimento collegati ai dati. Anche la componente di informazione pesante delle armi moderne, in particolare quelle gestite dall’aeronautica, crea vulnerabilità. Questa settimana, i leader dell’aeronautica hanno discusso di come stanno cercando di ridurre la vulnerabilità degli Stati Uniti aumentandola per i loro avversari. “

Quindi, la “prima linea” di questa guerra di commercio, tecnologia e difesa è in realtà focalizzata su chi può progettare e produrre semiconduttori avanzati (dal momento che la Cina è già leader in big data, calcolo quantistico e intelligenza artificiale). E, in questo contesto, il commento del generale Hyten sulla riduzione della vulnerabilità degli Stati Uniti, aumentandolo allo stesso tempo per gli avversari, è di grande importanza: per Washington, si prevede di intensificare i controlli negli Stati Uniti. Esportazione (cioè, per vietare l’esportazione delle cosiddette tecnologie “core” – tecnologie che possono consentire lo sviluppo in una vasta gamma di settori.

E l’apparecchiatura per la produzione di chip, o semiconduttori – che non è sorprendente – è una delle “aree target” chiave in fase di studio.

I controlli sulle esportazioni, tuttavia, sono solo parte di questa strategia di “guerra” di “non divulgazione di informazioni” ai propri avversari. Ma i semiconduttori sono un’area in cui la Cina è davvero vulnerabile: poiché l’industria globale dei semiconduttori poggia sulle spalle di soli sei produttori di apparecchiature, tre delle quali hanno sede negli Stati Uniti. Insieme, queste sei aziende producono quasi tutti gli strumenti hardware e software essenziali per la produzione di chip. Ciò implica che un divieto di esportazione degli Stati Uniti impedirebbe alla Cina di accedere agli strumenti di base necessari per produrre i suoi ultimi modelli di chip (anche se la Cina può rispondere sopprimendo l’offerta di terre rare, da cui dipende questa tecnologia sofisticata).

“Non è possibile costruire una struttura a semiconduttori senza utilizzare le grandi aziende di attrezzature, nessuna delle quali è cinese”, afferma Brett Simpson , fondatore di Arete Research , un gruppo di ricerca azionario. E, come ha osservato il FT [ Financial Times , NdT], “il vero problema non è [come] di progettare chip che producono chip altamente specializzati.”

Ecco la constatazione: gli Stati Uniti sono in competizione sia per le conoscenze tecnologiche “pure” che per l’esperienza e le competenze pratiche della filiera della tecnologia, al fine di respingere la Cina dalla sfera tecnologica occidentale.

Allo stesso tempo, un’altra parte della strategia statunitense – come abbiamo visto con Huawei, leader mondiale nella tecnologia delle infrastrutture 5G (in cui gli Stati Uniti stanno perdendo terreno) – è spaventare tutti se integrano il 5G cinese nelle loro infrastrutture nazionali – con l’arresto di Meng Wanzhou (per violazione delle sanzioni statunitensi).

Anche prima dei suoi “arresti domiciliari”, l’America aveva sistematicamente escluso l’implementazione globale del 5G di Huawei, invocando le parole magiche “problemi di sicurezza” (così come si cerca di impedire che la Russia riesca nella vendita di armi al Medio Est, per ragioni analoghe di protezione tecnica, vale a dire che gli stati non dovrebbero acquistare la difesa aerea russa, poiché ciò gli concederebbe una “finestra” sulle capacità tecniche della NATO).

E, come ha chiarito il generale Hyten, non si tratta solo di aumentare l’interdizione alla tecnologia e il divieto di accesso e promuovere la vulnerabilità degli avversari sui chip, ma gli Stati Uniti prevedono anche di estendere questo divieto alla tecnologia e all’accesso allo spazio, al computer, all’avionica e alle attrezzature militari.

È un’altra guerra fredda, ma questa volta si tratta di tecnologia e “rifiuto dei dati”.

Bene, la Cina, con la sua economia centralizzata, investirà denaro e materia grigia per creare la propria “sfera non monetaria”, linee di fornitura: per semiconduttori, per componenti – per uso civile e militare. Ci vorrà del tempo, ma la soluzione verrà.

Chiaramente, una delle conseguenze di questa nuova corsa agli armamenti tra gli Stati Uniti – e Cina e Russia – è che sarà necessario disfare e riorganizzare linee specializzate e poco sfruttate, ciascuna nella propria sfera: da un lato, i dollari della NATO e, dall’altro, i paesi non-dollari, guidati da Cina e Russia.

E non solo ci sarà questa separazione e l’intrico dis-fisico dalla linea di rifornimento, ma se gli Stati Uniti persisteranno con la loro tattica di “estradizione” in stile Huawei, degna della “guerra al terrore” di Uomini d’affari stranieri, o donne d’affari, accusati di aver violato una qualsiasi sanzione tecnica americana ad ampio spettro, ci sarà bisogno di una riorganizzazione delle sale conferenze miste per impedire che i rappresentanti delle compagnie vengano arrestati e tradotti individualmente. Le restrizioni al movimento dei dirigenti aziendali, le cui attività spaziano su più sfere, sono già in corso (in seguito al tentativo di estradizione di Meng Wahzhou) e al fine di evitare di essere intrappolati nella vendetta, punizione).

Il bipolarismo dell’economia mondiale era già in corso. Ciò può essere spiegato in primo luogo dal regime di sanzioni finanziarie geopolitiche degli Stati Uniti (vale a dire le guerre del Tesoro) – e dai coerenti tentativi degli Stati mirati di dissociarsi dal dollaro. I “falchi della guerra” che circondano il presidente stanno ora inventando una nuova categoria di “crimini tecnologici” da punire – apparentemente per dare a Trump ancora più “influenza” nei suoi tanto desiderati negoziati. Chiaramente, i falchi usano la pretesa di “leva” per schierarsi contro la Cina, la Russia e i loro alleati – per ambizioni molto più ampie del semplice dare al presidente più “carte in mano”: forse piuttosto per riequilibrare l’insieme dei rapporti di forza tra Stati Uniti e Russia e Cina.

L’ovvia e inevitabile conseguenza è stata l’accelerazione della separazione finanziaria della sfera del dollaro e lo sviluppo di una zona non dollaro. In una parola, de-dollarizzazione.

In effetti, gli Stati Uniti sembrano pronti a bruciare il loro status di valuta di riserva, a “salvarsi” – a “rendere l’America di nuovo ricca” (MARA) e a ostacolare l’ascesa della Cina. E mentre brucia l’egemonia del dollaro, l’Amministrazione brucia anche il suo “ordine mondiale”: riducendolo dal “globale” a una sfera ridotta di alleati tecnologici e di sicurezza americani, di fronte alla Cina e alla sfera non occidentale. Le conseguenze domestiche per l’America saranno avvertite dalla nuova frustrazione (per gli americani) di avere maggiori difficoltà a finanziarsi con le stesse modalità degli ultimi 70 anni circa.

Peter Schiff, CEO e Global Strategy Director presso Euro Pacific Capital [Connecticut Brokerage], dice questo :

“Il dollaro – [gli Stati Uniti] hanno la valuta di riserva, [mettono questo stato] … a rischio. E non penso che al mondo piaccia dare all’America quel tipo di capacità di imporre le nostre regole e pretendere che tutto il mondo viva con esso. Quindi, penso che abbia ramificazioni molto più grandi e più ampie di quello che sta accadendo oggi sul mercato azionario. Penso che a lungo termine indebolirà il dollaro e il suo ruolo di valuta di riserva. E quando ciò accadrà, anche il tenore di vita americano subirà la stessa sorte: perché collasserà. “

“La gente pensa che abbiamo il vantaggio perché abbiamo un enorme deficit commerciale con la Cina. Ma penso che sia il contrario. Penso che il fatto che ci forniscano tutti i beni di cui la nostra economia ha bisogno  e il fatto che essi detengano gran parte dei nostri obblighi [debito], e che continuino a prestarci un sacco di soldi per possiamo vivere oltre i nostri mezzi – sono loro, penso, a condurre la danza, e dobbiamo ballare come loro. “

Questa nuova guerra fredda di tecnologia e dati polarizzerà l’economia mondiale in sfere, e sta già polarizzandola politicamente in un nuovo paradigma americano “con noi o contro di noi”. Note politiche :

“La campagna globale dell’amministrazione Trump contro il gigante delle telecomunicazioni  Huawei dirige l’Europa contro se stessa – attraverso la Cina. Nel mezzo di una disputa commerciale tra gli Stati Uniti e la Cina in piena espansione, Washington ha trascorso l’ultimo mese a premere i suoi alleati europei attraverso i suoi ambasciatori per adottare una posizione di chiusura  contro i fornitori di telecomunicazioni cinesi, come Huawei e ZTE.

La spinta americana […] espone le linee di frattura tra gli alleati degli Stati Uniti in Europa e [tra] la comunità di intelligence conosciuta come “Five Eyes” [alleanza di intelligence di Australia, Canada, Nuova La Zelanda, il Regno Unito e gli Stati Uniti – che ha ampiamente seguito l’esempio americano – e altri che resistono alla pressione degli Stati Uniti, senza ricorrere al ricorso alla tecnologia cinese.

Dall’altra parte, c’è la Germania, che vuole la prova dagli Stati Uniti che Huawei rappresenta un rischio per la sicurezza, così come la Francia, il Portogallo e un gran numero di paesi dell’Europa centrale e orientale. .

Gli atteggiamenti sempre più divergenti mostrano come Donald Trump forza gli alleati a prendere le parti in un conflitto globale e misurano i loro interessi economici – spesso profondamente radicati con i fornitori cinesi – rispetto al valore di un’alleanza di sicurezza con Washington. “

La possibilità di una deprezzamento accelerato è un aspetto, ma esiste un altro potenziale difetto inerente al rimpatrio in massa delle linee di rifornimento. Negli ultimi vent’anni i profitti delle società statunitensi sono aumentati. Parte di questo aumento di profitti derivava dalla liquidità “facile” e dal credito “facile”, ma un elemento importante era dovuto alla riduzione dei costi, vale a dire il trasferimento di elementi della produzione statunitense. Costi più elevati (a causa dei livelli salariali, dei costi regolatori e dei diritti dei dipendenti) rispetto a stati meno regolamentati e con salari più bassi.

Potrebbe essere una buona cosa, ma certamente significa che i costi e i prezzi aumenteranno negli Stati Uniti e in America, e i modelli di business saranno compromessi quando questi si trasferiranno. Il tenore di vita degli americani continuerà a diminuire (come previsto da Peter Schiff).

L’alienazione e il malcontento dei “gialli” americani “deplorevoli” ed europei sono ovviamente un problema profondo, che non sarà risolto da una nuova guerra fredda. Le radici del nostro attuale malcontento stanno proprio nella liquidità “facile” e nel paradigma del credito “facile”, che dividono le società tra il 10% della popolazione di asset-asset e il 90% tra i non-asset holder e che ha degradato il senso di benessere sociale e sicurezza.

Ovviamente, questo malcontento può essere risolto solo affrontando la questione del nostro paradigma economico iper-finanziato: ciò che le élite non vogliono o non vogliono “toccare”.

Fonte: Cultura strategica, Alastair Crooke , 18-12-018

Algeria: dietro le enormi manifestazioni di rigetto della candidatura di Abdelaziz Bouteflika a un quinto mandato, il salto verso l’ignoto è assicurato …, di Bernard Lugan

Qui sotto la traduzione di un bollettino informativo di Bernard Lugan riservato agli abbonati. La situazione in Algeria ormai si sta incancrenendo a dispetto o forse a causa delle enormi riserve di idrocarburi alcune delle quali in via di esaurimento altre immobilizzate dalla situazione di paralisi politica e sociale. La maledizione delle economie monoculturali sta per colpire una nazione dal passato glorioso,in prima linea nei movimenti anticolonialisti, ma incapace di completare il processo di emancipazione. L’Italia dipende in buona parte dalle forniture di petrolio e soprattutto di gas del paese. La gestione delle condotte è in condominio con l’azienda di stato algerina SONATRAC, la quale detiene le partecipazioni azionarie maggioritarie sia dei pozzi che dei dotti_Giuseppe Germinario

L’offerta di un quinto mandato al presidente Abdelaziz Bouteflika, morto-vivente silenziato e paralizzato nelle uscite, legato ad una sedia a rotelle, caduto nel patetico, è molto mal vista in Algeria.

La portata delle manifestazioni di rigetto di questa candidatura e con essa di tutti i profittatori del regime, FLN in testa è tale che, senza svolta, il tempo di sopravvivenza del clan Bouteflika sembra contato. Tanto più che le forze di sicurezza appaiono vinte dal dubbio e che l’esercito non è più monolitico.

In ogni caso, si tratta di  un’Algeria in rovina e divisa che erediteranno coloro che hanno il compito molto difficile di cercare di evitare l’affondamento di un Paese fratturato tra arabismo e berberismo con sullo sfondo gli islamisti in agguato. Come faranno a raddrizzare un paese colpito al cuore dall’esaurimento delle sue riserve di petrolio quando il 60% delle entrate di bilancio e il 95% delle entrate in valuta estera dipendono dagli idrocarburi? Secondo l’Ufficio nazionale di statistica del 12 gennaio 2019, nel corso del 3 ° trimestre 2018, il settore degli idrocarburi nel suo complesso è sceso del 7,8%, petrolio greggio e produzione di gas naturale è diminuito del 3% e la raffinazione del petrolio greggio del 12%.

Il calo di produzione e del corso dei prezzi degli idrocarburi comporta una caduta delle rimesse e la necessità che lo stato attinga alle sue riserve in valuta estera per finanziare le importazioni. L’Algeria non produce nulla o in quantità insufficiente, deve infatti comprare tutto sui mercati esterni, sia per l’alimentazione, che semplicemente l’abbigliamento, gli equipaggiamenti e la cura della popolazione.

Le riserve valutarie dell’Algeria che erano di 170 miliardi di euro nel 2014, prima del crollo del prezzo del petrolio, sono poco più di 62 miliardi nei primi mesi del 2019, secondo le proiezioni, si raggiungeranno 34 miliardi entro il 2021.

In queste condizioni, come può  comprare la pace sociale con la crescita della popolazione che cancella ogni possibilità di sviluppo? Come affrontare un Algeria sul punto di deflagrare con un tasso di disoccupazione giovanile pari ad almeno il 40%, un enorme miseria sociale, un settore industriale inesistente, un’agricoltura in rovina, il sistema bancario d’altri tempi e una amministrazione apoplettica?

Come riavviare l’Algeria saccheggiata dai satrapi della nomenklatura incistata intorno al clan Bouteflika e che tra il 2000 e il 2015, quindi prima del crollo dei prezzi, ha “sperperato”  600 miliardi di $ provenienti dalla vendita di idrocarburi, in ” deflussi “di diverse centinaia di miliardi di dollari più oltre 100 miliardi di dollari spesi” a discrezione dei governi “(El Watan 31 Gennaio 2016), eufemismo delicata che maschera l’opacità della loro destinazione …?

Nessuno vorrà rivendicare una tale eredità, nessuno vuole associare il suo nome con decenni di implementazione delle risorse pubbliche a servizio di un clan familiare; la rottura è quindi annunciata. A beneficio di chi? Il futuro ormai prossimo lo dirà.

Bernard Lugan

Per un sovranismo europeista, di Franco Cardini – tratto da https://www.vision-gt.eu/wp-content/uploads/2019/02/AD_6_2019.pdf

Il termine “sovranismo” sino a un paio di anni fa è servito più che altro ad esorcizzare tutti quei tentativi di recuperare nella battaglia politica e nell’analisi teorica il ruolo e la funzione degli stati nazionali. L’evidenza delle dinamiche geopolitiche fondate sull’azione fondamentale di questi, la crisi delle teorie globaliste più radicali  e il contestuale ritorno a pieno titolo nel dibattito di queste chiavi di interpretazione hanno concesso piena legittimità a questo termine anche negli ambienti più ostici e riottosi. E’ il ritorno sulla ribalta del “politico” a scapito dell’economicismo e dell’apoliticismo sino ad ora imperanti. Un segnale positivo e promettente, ma foriero anche di indeterminatezze e fraintendimenti; un rimescolamento utile comunque a puntualizzare e sviluppare gli argomenti. Qui sotto il saggio del professor Franco Cardini apparso sul nuovo sito di particolare interesse www.vision-gt.eu_Giuseppe Germinario

Per un sovranismo europeista

Franco Cardini

https://www.vision-gt.eu/wp-content/uploads/2019/02/AD_6_2019.pdf

PER UN SOVRANISMO EUROPEISTA

Dalla “storia” personale alla storia di una falsa partenza europeista.

 

Pare che il cuore non invecchi: peccato che invecchi il resto, obiettano i pessimisti. Eppure, sarà un po’ il complesso di Peter Pan che molti vecchietti si portano addosso, sarà la sensazione di un discorso rimasto sospeso, di qualcosa che più che essere fallita è stata tradita e abbandonata, ma quando penso all’Europa mi pare che, per quanto mi riguarda, il tempo si sia fermato. E mi ritrovo ancora al 1965, in quella stanzetta del centro vecchio di Firenze dove una decina di noi, pagandosi mese dietro mese per autotassazione l’affitto “di tasca nostra”, discuteva di Russia e di America, di Nasser e di Fidel Castro, di “terza forza” e di non-allineamento”. Venivamo compatti da un partito, il Movimento Sociale Italiano, che si caratterizzava per una curiosa schizofrenia: al di là del diffuso e seminnocuo nostalgismo neofascista che  per alcuni era una caccia calda e per altri una riserva di voti, esso parlava alla base e per la base un linguaggio ispirato a un radicalismo sociale che sarebbe sembrato forse massimalista allo stesso Bordiga mentre ai vertici (ch’erano quelli ai quali si erano accomodati, se non su poltrone quanto meno su poltroncine e strapuntini, i nostri deputati, i dirigenti locali, gli intrufolati nei vari sottogoverni, i faccendieri politici eccetera) si restava fedeli a un atlantismo opaco, ostinato, che al momento buono nei corridoi del parlamento si traduceva in voti d’appoggio a quel potere costituito che pure,  ufficialmente, li faceva sputare addosso dai suoi media (ma allora non si chiamavano così) e manganellare dalla sua polizia. Quanto alla chiamiamola così “ideologia” di partito, ci si fermava a un nazionalismo miope e greve, roba da “Maestrine della Penna Rossa” di de Amicis che avrebbe indignato il vecchio Corradini da quanto era sorpassato: non si andava al di là di Trieste italiana e dell’anticomunismo, e quando noi giovanotti ci ostinavamo a rievocare la nostra più eroica stagione, i fatti d’Ungheria del ’56, gli altri rimanevano tiepidi. Le prospettive europeistiche alle quali allora aderivamo, lontani da quelle del Movimento Federalista e del “Manifesto di Ventotene”, erano semmai quelle di Pierre Drieu La Rochelle che Paul Serant aveva disegnato nella monografia Romanticismo fascista.

Usciti dal MSI nel 1965, aderimmo tutti a Jeune Europe, il movimento fondato dal belga Jean Thiriart – un vecchio sostenitore di Léon Degrelle –  che fu tra l’altro il primo a usare sistematicamente e intensivamente del simbolo della “croce celtica”, del quale in seguito i movimenti neofascisti si sono appropriati. Ma Jeune Europe, nonostante in tal modo sia stata qualificata  dai  mass  media,  non  era  affatto  un  movimento      neofascista:

propugnava il concetto di “Nazione Europea” sostenendo che, nonostante il plurilinguismo e il suo carattere – come avrebbe scritto Massimo Cacciari – di “arcipelago” – i popoli europei avevano il diritto storico di adire a un sentimento nazionale così come i nordamericani avevano rivendicato per se stessi il diritto a dirsi “nazione americana”. Jeune Europe sosteneva la necessità storica, per l’Europa, di unirsi cancellando la separazione in  “Mondo Libero” e “Mondo Socialista” che con la Cortina di Fero le era stata imposta da USA e URSS e di costituire un solo stato per un solo popolo, indipendente e neutrale (per quanto non equidistante) rispetto alle superpotenze USA e URSS. La parte migliore delle cose frettolosamente elaborate all’interno di Jeune Europe, che si sciolse spontaneamente nel 1969, è confluita poi nel Think Tank guidato da Alain de Benoist, il cui pensiero di “Nuovo Destra”, rielaborato poi in “Nuove Sintesi”, è oggi ripreso con grande libertà e sviluppato nelle riviste “Trasgressioni” e “Diorama Letterario”  dirette da un apprezzato universitario specialista di scienza della Politica, il professor Marco Tarchi dell’Università di Firenze.

Non ho finora detto nulla dell’Unione Europea, nata com’è noto dallo sviluppo della CECA (Comunità Europea del Carbone e dell’Acciaio) poi trasformatasi in CEE (Comunità Economica Europea) e articolatasi nelle istituzioni della Commissione Europea, del Consiglio d’Europa e del Parlamento Europeo. Posso adesso dichiarare in tutta serenità e franchezza  che nell’UE avevamo riposto speranze e fiducia in quanto ingannati non già dai suoi atti ufficiali – che mai si sono discostati dalla natura economico- finanziaria di essa -, bensì da frequenti dichiarazioni dei suoi rappresentanti, che a lungo hanno fatto credere che esistesse, in prospettiva, la volontà di trasformarla in una realtà politica in qualche modo capace di esprimere una vita statuale, di tipo federativo (di modello tedesco o statunitense) o confederativo (di modello svizzero) che fosse. Insomma, quel che in qualche modo ci auguriamo e continuiamo ad augurarci erano (sono, e restano) gli “Stati Uniti d’Europa”. Bisogna dire che, specie dopo il deplorevole  fallimento del decollo di una Costituzione Europea che si è fermata al preambolo scivolando sulla buccia di banana dell’affermazione o meno di “radici cristiani” alla base dell’identità europea e della sua storia, la fiducia nella volontà e nella capacità dell’UE di trasformarsi in una realtà politica è venuta del tutto meno.

Siamo, in altri termini, all’Anno Zero dell’unità politica europea. L’Unione Europea, questa venerabile istituzione che vanta Padri Fondatori quali Alcide De Gasperi, Robert Schuman e Konrad Adenauer, non ha in fondo fallito ai suoi compiti, in quanto essi sono sempre stati di natura economica e finanziaria; ha conseguito traguardi d’integrazione importante quali l’abolizione dei dazi di frontiera, l’adozione di tariffe comuni per le importazioni, l’adozione di una moneta comune e vari provvedimenti di finanziamento importante di organi ed iniziative quali i programmi universitari Erasmus. Il punto è che i popoli europei hanno sperato per  lunghi anni che tutto ciò conducesse anche, in tempi ragionevolmente rapidi, a un’unità politica: Pe essa, com’è noto, sono necessari quattro elementi: la “bandiera”, vale a dire l’identità politica istituzionale”; la “toga”, vale a dire quella giuridica e giurisdizionale”, la “spada”, vale a dire il sistema comunitario di difesa”; la “moneta”, vale a dire una valuta unica. Solo il quarto di questi elementi esiste oggi: ed è garantito dalla Banca Centrale Europea, che non è soggetto di diritto pubblico. Si è parlato per lungo tempo, e si parla ancora, di un “esercito europeo”: ma per il momento ci si è limitati a obbligare qualunque stato intenda aderire all’UE ad aderire altresì alla NATO, organizzazione militare alla quale partecipano anche gli USA e che, nata per fronteggiare la potenza sovietica, non ha ancora trovato dopo la dissoluzione di essa il modo di ridefinire e di rilegittimare i suoi obiettivi, restando tuttavia egemonizzata da una potenza extraeuropea, gli Stati Uniti. Nel corso della “guerra fredda”, e poi durante gli anni che hanno assistito al crescere della preoccupazione per un vero o supposto “problema islamico”, si è fatto strada un comune, crescente sentimento di semi-identificazione tra un’Europa del  cui carattere istituzionale di potenza politica non si parlava più e un concetto politico-culturale vago ed ambiguo, l’Occidente.

Giunti quindi all’Anno Zero dell’integrazione europea, riconosciuto cioè che l’unione socioeconomica e sociofinanziaria disegnata dall’UE non ha condotto ad alcuna integrazione politica, e che a questa dobbiamo mirare se non vogliamo cedere al riemergere di sentimenti e d’impulsi micronazionalistici quali si presentano nella forma dei cosiddetti sovranismi,  è necessario far chiarezza su che cosa sia l’Europa e che cosa l’Occidente.

Europa e Occidente

 E’   problematico   il    sostenere   l’esistenza   effettiva   di   un’identità «occidentale», il proporne l’alterità o la complementarità rispetto a una “orientale” e magari l’identificare sia pur più o meno imperfettamente il concetto di Europa con quello di Occidente e pretendere quindi che esso possa definirsi unicamente nel confronto-scontro con “l’Oriente”, come invece con disinvoltura si tende a fare specie nei paesi della cosiddetta Europa occidentale: espressione essa stessa d’altronde abbastanza vaga, resa chiara e perentoria (e fornita dunque di una sua ingannevole “realtà”, non corrispondente ad alcun oggetto concreto) solo in seguito e a causa degli anni della “guerra fredda” e dell’affrontamento tra paesi aderenti all’Alleanza Atlantica e paesi stretti attorno al Patto di Varsavia.

Poche nozioni sono infatti più infide e scivolose di quella di  “Occidente”, tanto più poi nella misura in cui essa tende ad assolutizzarsi e a metastoricizzarsi. In effetti, il concetto di Occidente è relativamente nuovo e sembra di per sé inscindibile da quello di modernità: vero è che gli si sono trovate antiche radici – coincidenti appunto con quelle dell’Europa – facendolo erede della Grecia antica in lotta contro la Persia1 e di quella Cristianità latino-germanica (che in differente misura e in tempi diversi fu anche celtica, slava, baltica, perfino uraloaltaica con ungari e finni) la quale però poteva  dirsi “occidentale” – nozione questa che, al puro livello geografico, è, come qualunque altra del suo tipo, eminentemente relativa – in quanto istituzionalmente figlia della pars Occidentís dell’impero romano, ritagliata alla fine del IV secolo da Teodosio per il figlio Onorio. Si è riusciti pertanto ad enucleare un concetto in apparenza univoco di “Occidente” solo a patto di passar sopra alle grandi sintesi eurasiatiche e mediterranee, quali quella avviata da Alessandro Magno e che da almeno il I secolo a.C. fu assunta a fulcro delle scelte politiche e culturali dell’impero romano: una sintesi che preparò e rese possibile nei tre-quattro secoli successivi il trionfo in tutta  l’area ellenistico-romana di una religione nata nel Vicino Oriente per quanto ormai ritrascritta largamente nei termini di una filosofia greca che aveva dal canto suo largamente attinto ai lidi dei misteri egizi, dell’astrologia caldea, della sapienza ebraica e persiana. Ma la vittoria del cristianesimo fu possibile, come ha sostenuto Arnold Toynbee in Il mondo e l’Occidente, in quanto “la minoranza dominante greco-romana che aveva devastato il mondo conquistandolo e saccheggiandolo e ora ne pattugliava le rovine come gendarmeria “autocostituita” era ormai afflitta da inedia spirituale. Il mondo ellenistico-romano aveva bisogno di un Sotèr: e fu l’Oriente a procurargliene uno.

D’altro canto, se dovessimo pensare all’Europa nei termini, nei quali romanticamente e neomedievalmente la pensava il Novalis, di Cristianità – Chrístenheit oder Europa – non potremmo se non definirla quale sintesi, col e nel cristianesimo, dell’Occidente greco-romano e dell’Oriente ebraico- ellenistico. Ma quello stesso “Occidente” greco-romano era ormai esso stesso, almeno a partire dal II secolo a.C., strettamente connesso con un “Oriente” che la grande avventura di Alessandro Magno aveva  profondamente ridefinito. La storia politica, sociale e culturale dell’impero romano è scandita si può dire fino alla riforma teodosiana – e Teodosio, ricordiamolo, è lo stesso che ha diviso amministrativamente l’impero e che ha imposto la cristiana quale “religione di stato” – dalla rivalità tra i conservatori aristocratici legati ai prischi costumi romani e i plebei (e plebeo era il nerbo dell’esercito legionario) che, a loro volta egemonizzati da famiglie della grande nobiltà quali gli Scipioni e la gens Iulia, aspiravano invece a un equilibrio nuovo, a  un mondo rinnovato nel quale Urbs ed Orbs coincidessero e nel quale il

messaggio di Alessandro Magno che aveva fuso l’Occidente ellenico e l’Oriente egizio e persiano si traducesse in una nuova sintesi. La linea che oppone Silla e Pompeo da una parte agli Scipioni, ai Gracchi, a Mario e a Cesare dall’altra è l’asse portante di due differenti modi di concepire la missione di Roma e l’assetto del mondo: Cesare che ad Alessandria venera il sepolcro di Alessandro e ne accetta l’eredità spirituale rivendicandone il disegno universalistico (e la regalità sacra degli imperatori romani sarà quella mutuata dall’Egitto e dalla Persia attraverso il modello di Alessandro, poi evoluto nel corso del II-III secolo addirittura in una sorta di monoteismo regale-solare, anch’esso ereditato dal cristianesimo) è, insieme con il Cristo che nasce – provvidenzialmente, come da Agostino in poi hanno sostenuto gli storici cristiani – pochi anni dopo sub Augusto, ma nell’impero da Cesare fondato (e adempiendo, sempre secondo gli storici cristiani, la profezia virgiliana), l’asse della storia attorno alla quale danzano i secoli; la constitutio Antoniniana, con la quale all’alba del III secolo d.C. Caracalla concede la cittadinanza romana a tutti i sudditi dell’impero – un impero circummediterraneo che dall’Atlantico giunge all’Eufrate e dal Reno e dal Danubio si estende fino all’Alto Nilo e all’Atlante – segna la cancellazione della dicotomia tra Oriente e Occidente in un immenso abbraccio, anche se le due categorie opposto e/o complementari risorgeranno subito dopo, ma con differente accezione, nelle scelte amministrative teodosiane.2 D’altro canto, non c’è dubbio che la cultura radicata negli ambienti aristocratici e repubblicani del conservatorismo proprio della classe senatoria romana elaborò dal canto suo la contrapposizione tra Roma (collegata, dopo un’iniziale resistenza, alla Grecia) e la “barbarie”, quindi fra Occidente e Oriente: e lo si vide a proposito della propaganda successiva alla battaglia di Azio del 31 a.C., presentata come una vittoria di quello su questo. Augusto riprendeva, contro Antonio deciso sostenitore della linea di Cesare, quella ch’era stata propria di Silla e di Pompeo. La divisione amministrativa teodosiana ricalcava questa dicotomia, sia pur senza introdurvi elementi d’opposizione: che si sarebbero comunque più tardi affermati.

All’indomani della prima crociata Fulcherio di Chartres, osservava: “…Ormai noialtri, che un tempo eravamo occidentali, siamo divenuti orientali.. perché dovremmo tornar in Occidente, dal momento che abbiamo trovato qui un tale Oriente?”. E’ evidente che Fulcherio usava le vecchie categorie amministrative teodosiane e che il suo “Oriente” era ancora, essenzialmente, la pars Orientis già assegnata all’imperatore Arcadio, quella ancora al suo tempo governata dal basileus ton Romàion ch’era, in quel momento, Alessio I Comneno. Ma è non meno chiaro, al tempo stesso, che i termini  “Oriente”  e “Occidente”, “orientale” e “occidentale”    acquistavano,

nelle sue stesse parole, un senso e quasi un sapore nuovo, al quale non era estranea la consapevolezza del confronto con il mondo musulmano. Nell’affermarsi di molti luoghi comuni e atteggiamenti mentali antibizantini nel mondo “franco” tra XI e XII secolo, come vediamo in alcuni cronisti delle crociate, cresce e si afferma il sentimento di opposizione Occidente-Oriente, che si presenterà con virulenza all’atto della quarta crociata.

Ma verso la metà Duecento le conquiste eurasiatiche dei tartari parvero aprire agli europei il mondo dell’Asia, ben presto però richiuso su se stesso con il frammentarsi dell’impero mongolo. Sbarrata la via di terra, restava quella oceanica: molti decenni di tentativi portoghesi da un lato, una casuale scoperta compiuta dall’altro grazie a un marinaio che al servizio dei re cattolici di Castiglia e di Aragona cercava un passaggio a ovest per l’Asia, squadernarono d’un tratto dinanzi agli europei una realtà nuova che né Aristotele, né Tolomeo avevano supposto. La terra era molto più grande di quanto non si fosse mai creduto: eppure, ciò nonostante, quella medesima  terra che per millenni era stata creduta più piccola e che pur nessuno aveva osato correre in lungo e in largo, ora che si era rivelata più grande fu percorsa e frugata quasi da cima a fondo nel giro di pochi decenni. Era la fine della cultura fondata sulle auctoritates, poiché nessun auctor aveva mai supposto quella realtà che solo l’esperienza poneva adesso alla portata degli europei. Una sola eccezione si era disposti a fare: la Bibbia, che non poteva aver mentito ma che doveva essere stata mal interpretata. Ecco perché il Cinquecento è pieno di studiosi che identificano in angoli del Nuovo Mondo i favolosi paesi biblici di Punt e di Ofir e che si sforzano di scorgere negli indios la “tribù perduta” d’Israele. Dopo le scoperte geografiche, l’esperienza

– fino ad allora considerata testimone infido e consigliere poco attendibile – diveniva la via regia alla conoscenza. Senza Colombo non si capisce Galileo.

Frattanto l’Europa aveva già ricevuto una definizione in contrapposizione all’Asia, come sinonimo di Cristianità avversa all’Islam. Ciò era accaduto al tempo della caduta di Costantinopoli in mano ai turchi: e ben lo si vede in Enea Silvio Piccolomini. Divenuto papa col nome di Pio II, egli elaborò una tesi delle conseguenze della quale forse, sulle prime, né egli né i suoi contemporanei erano consapevoli. L’Europa era propriamente la sede – patria e domus – della Cristianità, identificabile con la christiana religio e pertanto si poteva stimare cristiano chiunque fosse ritenuto europeo, come Enea Silvio aveva già dichiarato nella Prefazione alla Historia de Europa. La recita dell’Angelus, ch’era già imposta da papa Callisto III a tutti i cristiani per implorare soccorso contro il pericolo turco, appare già in questo quadro come un ulteriore segno d’identità fra Christenheit ed Europa. Un’identità nella  quale tuttavia l’Europa stava per così dire assorbendo la  Cristianità, preparando la crociata ad assumere un nuovo, diverso ruolo all’interno dell’incipiente processo di secolarizzazione della cultura occidentale.

 

Modernità e processo di globalizzazione

 

Con le grandi scoperte geografiche e l’espandersi dell’Europa latinogermanica (ormai del resto lacerata dalla Riforma e priva di quell’unità che l’aveva caratterizzata durante il medioevo e quindi non più definibile in quanto “Cristianità latina”), il nostro continente si proponeva definitivamente come quell’Occidente che i greci (la cultura dei quali è comunemente avvertita ormai, almeno dal Quattro-Cinquecento circa, come la radice profonda di quella europea moderna) avevano fondato e preconizzato, ma che non si era davvero mai tradotto in una realtà definibile: nasceva allora – l’ha definito bene Carl Schmitt – quell’Occidente sentito come complesso di terra e di mare, come impero policentrico e dislocato tenuto insieme tuttavia da una comune Weltanschauung economicopolitica, quella di un’“economiamondo” l’egemonia all’interno della quale è tuttavia contesa; mentre il permanere di una fede cristiana in vario modo sostenuta dalle Chiese storiche nessuna delle quali rinunzia al suo ecumenismo ma ciascuna delle quali ha un suo ruolo di fronte allo stato o agli stati, al popolo o ai popoli che ad essa più o meno ampiamente si riferiscono, gli offre il movente nobile (non vogliamo  dir l’alibi: anche perché siamo convinti che alibi non fosse) di quell’evangelizzazione che non a caso, nel corso del Duecento, si era concretizzata nella prassi missionaria originariamente ispirata a Francesco d’Assisi.

Nell’accezione moderna la parola “Occidente” rinvia quindi a nuovi contenuti: essi nascono allorché con le grandi scoperte geografiche dei secoli XV XVI l’asse politico, economico e culturale europeo, già mediterraneo, si sposta sulle rive dell’Oceano Atlantico mentre l’affermazione dello stato assoluto apre la strada alla secolarizzazione, l’economia-mondo inaugura il capitalismo moderno (e, con esso, il cosiddetto “scambio asimmetrico”) e già si prepara la grande rivoluzione tecnico-scientifica del XVII secolo. Senza dubbio l’Occidente elabora, col Locke, l’idea di tolleranza; e di li a poco scoprirà, con i fondamenti del pensiero antropologico, anche la “ragione dell’Altro”, e accetterà – unica forse tra le civiltà umane – di non pensare più a sé stesso come al centro del mondo. E’ non meno vero che, con la cultura orientalistica ed esotistica, gli occidentali – pur riprendendo un atteggiamento d’interesse e di fascinazione per il Diverso (e il Meraviglioso) ch’era registrabile nella cultura antica fino dal grande romanzo egizio prima, ellenistico poi – scopriranno di non poter più fare a meno, nel loro immaginario, del fascino dell’Oriente: anzi, degli “Orienti” (l’arabo, il turco,  il persiano, l’indiano, il centrorasiatico, in un senso molto particolare – o in più sensi molto particolari – l’ebraico,3  il cinese, il giapponese, il sudorientale asiatico…)4. Ma vero è altresì che, nel contempo, esso elaborerà con il colonialismo –

anche in ciò unico tra le civiltà umane- un colossale sistema di sfruttamento delle risorse di tutto il mondo a suo esclusivo vantaggio.

V’è di più: dal momento che l’idea contemporanea di “Occidente” – nella quale secondo alcuni l’Europa sarebbe inclusa, con un ruolo coprotagonistico, in un tutto omogeneo e interatlantico insieme con Stati Uniti e Canada – è nata al contrario, nella sua accezione ormai ordinaria, dal pensiero politico statunitense su una linea tesa dal Jefferson al Monroe proprio per differenziarsi dall’Europa; anzi, addirittura contro l’Europa, avvertita come la patria del vecchio, della stratificazione sociale, della cristallizzazione oppressiva delle forme culturali, mentre l’America sarebbe la terra del nuovo e della libertà;5 l’America, che fin dalla costituzione degli Stati Uniti ha annunziato che fine e diritto dell’uomo è la ricerca della felicità su questa  terra.

Eppure non si è ancora esaurito, anzi subisce periodici per quanto confusi momenti di ringiovanimento, il vecchio atteggiamento culturale e mentale – caro ai teorici primonovecenteschi della Mitteleuropa – secondo il quale la dinamica morfologica della storia si addensa attorno a un nucleo macrostorico-metastorico costituito dal “necessario”, “insopprimibile” scontro geostorico tra Occidente e Oriente. Espressioni successive di esso sarebbero state le guerre grecopersiane, quindi le contese tra romani e parti, poi quelle tra sasanidi e bizantini, e ancora l’offensiva musulmana dei secoli VII-X fino al Maghreb e alla Spagna, e poi la Reconquista e le crociate, e successivamente la tensione tra l’Europa moderna e l’impero ottomano, e in seguito l’affermazione colonialistica delle potenze europee in Asia, quindi la “guerra fredda che secondo alcuni si potrebbe considerare la terza guerra mondiale, infine oggi quella che l’amministrazione Bush ha definito dopo  l’11 settembre 2001 la war against Terror e che qualcuno ha proposto di considerare la quarta guerra mondiale. Il ritorno dell’espansione islamica e l’esordio delle neoideologie legate al cosiddetto “fondamentalismo islamico” e quindi al terrorismo che di alcuni ambienti di esso sarebbe il braccio armato verrebbe in tale ottica a proporsi come l’ultima forma di una plurisecolare secolare contesa iniziata con la guerra tra greci e persiani.

E’ logico che, da questo punto di vista, le offensive orientali siano regolarmente intese come assalti barbarici alla roccaforte della civiltà e le controffensive occidentali come risposte della civiltà stessa. E allora il punto di non-ritorno, il tournant che rende al tempo stesso irreversibile la vittoria dell’Occidente e inauspicabile un suo indietreggiare (poiché la diffusione del progresso  e  della  civiltà  resta,  kiplinghianamente,  «il  fardello    dell’uomo

bianco»), è quello del progressivo affermarsi dell’Occidente con le scoperte geografiche, con il colonialismo e infine con la sfida lanciata al resto del mondo attraverso l’imposizione del way of lífe e delle sue categorie morali, politiche, esistenziali nonché del suo sistema di produzione e di gestione delle ricchezze. Ma quest’Occidente corrisponde ormai a un concetto che in apparenza è antico mentre in realtà è nuovo e funzionale agli eventi della prima metà del Novecento, quello di “civiltà occidentale”.

Sappiamo bene che è impossibile enucleare le scelte dell’epoca eroica dell’espansione occidentale, il XVI-XVIII secolo – con le sue realizzazioni e i suoi misfatti – dalla religione stessa dell’Occidente, dal cristianesimo cattolico o riformato che fosse: del resto l’espansione missionaria accompagnò il movimento coloniale, ne fu testimone e in un certo senso funzionale, per quanto molti dei suoi protagonisti si trovassero spesso in rotta di collisione con i metodi e i caratteri dello sfruttamento coloniale (bastino a ricordarlo episodi come quello, glorioso, delle reducciones della Compagnia di Gesù nel Guaranì o come la lotta senza quartiere dei missionari cattolici e protestanti contro lo schiavismo). D’altronde, nella giustificazione di uno sfruttamento coloniale che pur si cercava da più parti e in molti modi di rendere  più umano,6 la religione ebbe un ruolo pretestuosamente celebrato forse, ma certo importante.

Quest’Occidente missionario e colonialista, umanitario e imperiale, sentimentale e sfruttatore, filantropico e tirannico, fiero di sé ma al tempo stesso innamorato esotisticamente delle terre che andava depredando e dei popoli che andava sottomettendo, l’Occidente del kiplinghiano “fardello dell’uomo bianco” ha radici senza dubbio antiche e medievali ma è al tempo stesso primariamente e indissolubilmente legato agli stati assoluti – i quali avevano battuto un ben differente modello di sviluppo della Modernità, quello rappresentato dalla “monarchia di Spagna” che avrebbe potuto essere loro alternativo (poiché la storia, come dice David S. Landes, non solo si può, ma si deve scrivere al condizionale) – e alla loro figlia in parte ribelle ma anche primogenita, la democrazia parlamentare; esso è impensabile senza il lievito utopico che lo anima (si pensi a Thomas Moore e a Francis Bacon) e senza il mito della perfettibilità umana immanentisticamente intesa, del progresso e al tempo stesso del recupero dell’intatta ingenuità perduta (buoni selvaggi e  isole vergini, Rousseau e Bernardin de SaintPierre). L’Occidente è l’Europa occidentale ancora cristiana protesa sull’Atlantico e sul Pacifico, l’Europa à tête anglaise che avrebbe di lì a poco generato la sua figlia ed erede, l’America degli Stati Uniti; l’Occidente è – direbbe Carl Schmitt – il dominio del mare.

Modernità e Occidente: l’endiadi “Modernità occidentale-Occidente moderno”

 

 

Per questo l’Occidente – come espressione politicoculturale -, ad onta delle sue lontane radici, non si può intendere in quanto concetto se lo si scinde da quello di Modernità; mentre, per contro, l’identità imperfetta ancor oggi da qualcuno sostenuta o per lo meno accettata fra Occidente ed Europa va mutandosi – con il divaricarsi dinamico e concettuale dei due termini – in una identità imperfetta. In effetti, se l’Europa-Occidente era la grande sera dell’avventura della civiltà umana, come la vedeva Hegel, e se d’altro canto gli intellettuali statunitensi dell’Ottocento vedevano piuttosto nel loro paese l’Occidente della Libertà contrapposto a un’Europa delle monarchie e dei sistemi autoritari, va detto che dopo il 1945 il bipolarismo del “sistema di Yalta”, proponendo una divisione dell’ecumène in un “mondo libero” a ovest e in un “mondo socialista” a est secondo una linea di frontiera che, corrispondendo con la cosiddetta “cortina di ferro”, tagliava in due proprio l’Europa e praticamente ne cancellava non solo la pur policentrica unità (l’Europa-Arcipelago, così definita da Cacciari) ma addirittura la stessa prospettiva d’esistenza politica; e che la battaglia per l’unità dell’Europa, per quanto non abbia ancora condotto a risultati soddisfacenti, evidenzia oggi una posta in palio l’oggetto della quale è ancora da decidere. Occidente atlanticocentrico costituito da un’area transatlantica statunitense-canadese (con la problematica appendice latino-americana) e una cisatlantica europea, soluzione prossima alla magna Europa prospettata da alcuni intellettuali conservatori statunitensi7 e coerente con il processo di americanizzazione culturale e pratico-materiale-esistenziale dell’Europa occidentale,8 oppure nuovo Occidente americo-australiano-giapponese distinto – anche se non contrapposto – da un’Europa cerniera tra esso e i mondi asiatico e mediterraneo?

Ancor oggi, non è raro imbattersi in sostanziosi residui dell’antica convinzione che la civiltà occidentale si sia sparsa in e imposta a tutto il mondo grazie alla superiorità del Vangelo sugli altri culti e le altre fedi, o all’eccellenza della filosofia nata nella Grecia di Platone su qualunque altra forma di pensiero, o alla forza intellettuale e spirituale frutto  dell’umanesimo

e dell’illuminismo,9 o alla democrazia parlamentare quale “migliore dei sistemi politici possibili”, anziché grazie alla sua tecnologia e quindi,  in ultima analisi, alla sua forza (e alla Volontà di Potenza che la dispiegava, la sosteneva, la legittimava):10 a quelle “vele” e a quei “cannoni” dei quali Carlo Maria Cipolla, in un libro bellissimo, ha dimostrato consistere la vera, forse la sola – ma fondamentale – superiorità dell’Occidente sul resto del mondo.

Sovranità e sovranismi

 Primato dell’individualismo assoluto, quindi di tutto quel che attiene alla Volontà di Potenza: economia, finanza, tecnologia; identificazione della democrazia parlamentare con un sistema che si è in grado e in diritto di “esportare”, e quindi identificazione dell’interesse dell’Occidente con quello del genere umano; civiltà dei diritti sempre più diffusi e approfonditi e della legittimazione della ricerca della felicità; espansione indefinita del ciclo produzione-consumo-profitto e parallela concentrazione della ricchezza; sviluppo indefinito dell’eguaglianza politico-culturale non accompagnata tuttavia da quella socioeconomica; tendenziale azzeramento delle differenze qualitativo-culturali e parallela esaltazione di quelle socioeconomiche. Questi i connotati della civiltà occidentale nell’attuale sviluppo del processo di globalizzazione: una “civiltà” che include tutte le élites del pianeta, qualunque sia la loro origine etnoculturale (e ne fa fede l’omogeneizzazione del sapere universitario e delle pratiche si selezione finalizzate alla riduzione della politica a “comitato d’affari” delle lobbies economiche e finanziarie).

Non è questo il profilo dinamico auspicato per la tradizione europea che rivendica le sue radici cristiane pur nella consapevolezza della laicità dei loro frutti e che, memore della lezione comunitarista già intrinseca ai patti di Westfalia del 1648 allorché si volle porre un limite alla destrutturazione etico- religiosa manifestatasi con le “guerre di religione” e con la “guerra dei Trent’Anni”, pose il principio della mutua inter christianos tolerantia a sigillo della ripresa di un processo di costruzione europea (diciamo processo: non progresso) che avrebbe dovuto essere armonico e, con la dinamica della secolarizzazione, finire con l’includere gli stessi non cristiani mantenendo tuttavia inalterato il principio secondo il quale non c’è legge immanente che non debba ancorarsi a un principio di superiore ordine metafisica.

Fu l’avvìo dell’età delle Rivoluzioni, e quindi le dinamiche connesse con l’avvìo dei nazionalismi e con il loro rapporto con le borghesie  capitalistiche,

 

a progressivamente distruggere il carattere comunitarista della cultura europea sostituendolo con l’individualismo massificato da una parte, con il turbocapitalismo tardomoderno e postmoderno dall’altra.

Oggi, dinanzi all’arrogante superpotenza delle lobbies multinazionali che hanno distrutto gli stati facendo della politica il loro “comitato d’affari”, il sovranismo limitato e settoriale di chi si arresta praticamente alla prospettiva di una nuova indipendenza monetaria serve soltanto a spazzar via quel poco di difese comunitarie che le società possono ancora opporre alle élites mondialistiche: le quali, se sono ormai in grado di signoreggiare le realtà istituzionali sovranazionali, tanto più lo sarebbero  immediatamente asservendo e fagocitando gli stati europei tornati “indipendenti” l’uno dall’altro, quindi esposti singolarmente al divide et impera delle banche e dei centri di potere privatizzati.

Questo il punto debole dei “sovranisti”: il non esserlo abbastanza. Il pretendersi tali sul paino economico e monetario, ma non su quello della politica, della diplomazia, della difesa. Il pretendere la liberazione dalla sudditanza all’euro ma non quello della sudditanza alla NATO che sta trascinando l’Europa nel suo avventurismo militare e nel gorgo vorticoso di quell’alleanza industriale-finanziaria militare ch’era già stata denunziata come un pericolo, per gli USA, da Dwight D. Eisenhower nel ’60, alla sine del suo secondo mandato presidenziale, e che oggi si è trasformata in pericolo sopranazionale, transnazionale e globale. Contro di esso è necessario  in Europa un sovranismo globale, che si eserciti soprattutto e anzitutto nell’àmbito dell’etica e della politica imponendo agli europei di riprendere in mano le redini del loro destino. Per questo sono forse necessari partiti che si strutturino su una base europea battendo le difficoltà localistiche  e linguistiche e mirando a una costituzione confederale – preferibile alla federale al fine di garantire maggiormente lo sviluppo delle preziose diversità culturali dell’Arcipelago Europa – appoggiata a un parlamento bicamerale in cui la Camera Bassa sia la voce proporzionale delle varie comunità etno- storico-culturali scomponendo e ricomponendo la geografia continentale sconvolta negli ultimi due secoli circa dalle pretese dei fautori dello “stato nazionale” mentre la Camera Alta sia garante della continuità rispetto al cammino storico-politico degli stati nazionali quali si sono andati configurando nel secolo XIX e che non può venire sconvolto e azzerato.

Per tutto ciò, è necessario che l’Europa miri a una sua effettiva unità politica riprendendo il cammino di libertà e d’indipendenza dai blocchi che ormai non sono più soltanto quelli politici. Per affrancarci dal potere dei “signori sconosciuti” (ma non troppo) che ci dominano con le loro lobbies è necessario affrancarci dalla sudditanza rispetto agli Stati Uniti d’America: e, dal momento che non è detto per nulla che Mister Trump ci liberi dalla sua presenza nella NATO, i legami della quale con il mondo statunitense restano stretti e molteplici, liberarci da una pastoia politico-militare divenuta a più livelli  insostenibile  per  i  costi  che  comporta  e  i  rischi  che  rappresenta è divenuto vitale. La nuova Europa non deve ereditare nemici già precostituita: dev’esse libera di trattare con tutti, anche con gli stati della Schangai Cooperation Organization (SCO) che vede unite Russia, Cina, India e altri partners e che, attraverso la One Road, One Belt, la “Nuova Via della Seta”, si appresta a strettamente collegare mondo estasiatico e mondo mediterraneo. E’ un’occasione che una nuova Europa politicamente unita nella libertà e nella diversità non può e non deve mancare.

1 Ma va ricordato che, per gli antichi elleni, la parola “Europa” rimandava a un mondo straniero rispetto al loro: cfr. J. Goody, L’Orient en Occident, paris 1999, pp. 9, 14. Luciano Canfora ricorda che nell’ Iliade non si riscontrano né l’opposizione Europa-Asia, né quella greci-barbari; esse nascono con le guerre persiane o dopo di esse, com’è attestato dalla Geografia di Ecateo di Mileto che è divisa in due libri, l’uno dedicato all’Europa (limitata più o meno alla Grecia, Peloponneso escluso, e alle colonie greche) e l’altro all’Asia. La polarizzazione tra greci e barbari compare con Erodoto, l’opposizione tra Europa e Asia con I Persiani di Eschilo, del 472 a.C.; nella Grecia delle città si radicò profondamente l’equivalenza Grecia=Europa=Libertà/Democrazia, Persia=Asia=Schiavitù . Il rapporto Grecia-Europa-Libertà è destinato   a una lunga storia (L. Canfora, La democrazia. Storia di un’ideologia, Roma-Bari 2004, pp.16-18).

2 Sulla pretestuosità della distinzione e sui suoi caratteri storicamente pregiudiziali e astratti, cfr. G. Corm, Oriente e Occidente. Il mito di una frattura, tr.it. Firenze 2002; sulla contrapposizione Oriente-Occidente come falsa e sulla sua necessaria demistificazione, cfr. G. Marramao, Passaggio a Occidente. Filosofia e globalizzazione, Torino 2003.

3 Cfr. V. Pinto, Sein una Raum, L’Oriente esistenzialistico di Martin Buber e di Vladimir Jabotinsky, “L’Acropoli”, 2, marzo 2004, pp.203-24.

4 Su orientalismo ed esotismo, e sulle diverse funzioni che l’idea di “Oriente” ha rivestito nella cultura, nella politica e nella società europee, a parte gli ormai classici lavori di E. Said e di altri, si ricorra per esempio a

  1. Hentsch, L’Orient imaginaire, Paris 1988. Un tentativo di definire le relazioni filosofiche tra “Oriente” e “Occidente” in termini di “campi filosofici” (evidentemente elaborati all’interno della cultura europea) è in
  2. Fleury, Dialoguer avec l’Orient, Paris 2003.

5 Ampia documentazione in R. Gobbi, America contro Europa, Milano 2002.

6 Ma non si dimentichi quanto testimoniato in due libri dall’impianto concettuale discutibile forse, tuttavia documentati e terribili: AA.VV., Il libro nero del capitalismo, tr.it. , Milano 1999, e AA.VV., Le livre noir du colonialisme, dir. M. Ferro, Paris 2003.

7 La bibliografia al riguardo è anche in italiano ormai ampia, per quanto un po’ ripetitiva. Importante comunque il rinvio a L. Edwards, Le radici dell’ordine americano: la  tradizione europei nei valori del nuovo mondo, tr.it., Milano 1996, e a L. Donno, In nome della libertà. Conservatorismo americano e guerra fredda, Firenze 2004. Queste tematiche stanno facendo una certa fortuna trovando adepti anche in Italia, all’interno di una certa destra “tradizionalista” che appare in cerca di nuove giustificazioni e di nuovi padri intellettuali: cfr. AA.VV., Europa-USA, oltre il conflitto, “Percorsi”, 4, genn.2004, pp.13-54.

8 Cfr. AA.VV., L’américanisation de l’Europe occidentale au XX:e siècle, dir. P. D. Barjot et C. Réveillard, Paris 2002.

9 Sulla genealogia – forzosa – d’una cultura occidentale tesa monodirezionalmente sul filo diretto Grecia-Roma-Modernità (con un cristianesimo che pare quasi un incidente di percorso e un medioevo abbuiato), è significativo il pur bel libro, straordinariamente erudito, di B. Quilliet, La tradition humaniste, Paris 2002.

10 Sull’Oriente come Volontà di potenza, S. Latouche, L’occidentalizzazione del mondo. Saggio sul significato, la portata e i limiti dell’uniformazione planetaria, tr. it. Torino 2002.

Franco  Cardini,  professore  emerito  di  Storia  medievale  nell’Istituto  Italiano  di


Scienze Umane/Scuola Normale Superiore.

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