Parigi brucia! E lui…?_di Michel Onfray

On l’aura désormais bien compris, en matière de crise des gilets-jaunes, Macron joue la pourriture… [ Ora sarà ben compreso, a proposito di crisi di giubbotti gialli, Macron gioca nel torbido …] C’est bien sûr une option éminemment dangereuse. [ Questa è ovviamente un’opzione particolarmente pericolosa.]  C’est celle de la ville dont le prince est un enfant… [ È la città il cui principe è un bambino …] Elle peut sembler rentable à cet enfant-roi qui sait que, dans la logique binaire installée par ses grands prédécesseurs, tout a été fait pour qu’aux présidentielles le choix final oppose un candidat maastrichtien et un autre qui ne l’est pas -le premier présentant le second comme le chaos fasciste. [ Può sembrare redditizio a questo re-bambino che sa che nella logica binaria introdotta dai suoi grandi predecessori, tutto è stato fatto perché la scelta presidenziale finale scelta fosse tra un candidato Maastrichtiano opposto a un altro che non  lo era -con il primo a presentare il secondo come caos fascista.] De ce fait, pareille logique contraint à porter au pouvoir n’importe quel homme lige de l’Europe maastrichtienne. [ Pertanto, tale logica stringente spinge a portare al potere ogni qualsivoglia uomo ligio all’Europa di Maastricht.] Il est l’un des serviteurs de ce pouvoir-là et s’en sait fort. [ È uno dei servitori di questo potere e lo sa bene.] Mais c’est la force d’un domestique. [ Ma è la forza di un servo.]

Voilà pour quelles raisons, dans le chaos actuel, la liste macronienne arrive malgré tout en tête des intentions de vote aux prochaines élections européennes. [ Questo è il motivo per cui, nell’attuale caos, la lista dei Macroniani è ancora in testa al voto nelle prossime elezioni europee.] De sorte qu’après dix-huit semaines de mépris, d’insolences, d’insultes, de désinformation, de fausses nouvelles, de morgue, d’injures, d’offenses, d’affronts à l’endroit des gilets-jaunes, Macron persiste dans une communication dont il sait qu’elle lui est rentable: pendant que Paris brûle, que des banques sont incendiées, que le Fouquet’s est en flammes, qu’un feu dans un immeuble menace de faire périr ses habitants, que les échauffourées sont démultipliées, que des leaders pilotés en sous-main par des politicards appellent désormais à l’insurrection violente, que les mêmes souhaitent une convergence des luttes entre Blacks Blocs et “gens des cités” sous prétexte de gilets-jaunes, que l’arrivée en masse de Blacks Blocs est annoncée par le ministère de l’Intérieur sans que rien ne soit fait en amont pour les empêcher de nuire,  Emmanuel Macron skie… [ Così, dopo diciotto settimane di sfida, di insolenza, insulti, disinformazione, notizie false, obitorio, insulti, offese, affronti all’indirizzo dei gilet gialli, Macron persiste in una comunicazione che sanno che è redditizia: mentre Parigi sta bruciando, in quanto le banche sono state bruciate, il Fouquet è in fiamme, un incendio in un edificio minaccia di distruggere i suoi abitanti, siccome gli scontri sono moltiplicati, siccome i leader controllati segretamente dai politicanti ora richiedono l’insurrezione violenta, che lo stesso desiderio di una convergenza di lotte tra blacks blocs e la ‘gente delle città’ sotto il pretesto del soccorso dei gialli, l’arrivo in massa di Blacks Blocs viene annunciato dal Ministero degli Interni senza che nulla venga fatto a monte per impedire loro di fare del male, Emmanuel Macron scia…] Le roi fait du ski! [ Il re sta sciando!] En compagnie de sa femme, de sa famille, de ses amis, peut-être même avec son ami Benalla, il fête la vie à grand renfort de raclette et de fendant! [ In compagnia di sua moglie, della sua famiglia, dei suoi amici, forse anche con il suo amico Benalla, celebra la vita con un sacco di raclette e cracking!] Tout va bien à Versailles… [ Tutto va bene a Versailles …]

Pourquoi en effet devrait-il se ronger les sangs? [ Perché in realtà dovrebbe rodersi il fegato?]

Car, si la dissolution de l’Assemblée nationale avait lieu, Macron sait bien qu’il resterait président de la République. [ Perché se lo scioglimento dell’Assemblea nazionale avesse luogo, Macron sa bene che sarebbe rimasto Presidente della Repubblica.]   Son obligation constitutionnelle et politique se limiterait à nommer un Premier ministre issu de la nouvelle majorité… [ Il suo obbligo costituzionale e politico sarebbe limitato alla nomina di un primo ministro uscito dalla nuova maggioranza …] qui ne manquerait pas d’être macronienne! [ che non mancherebbe di essere macroniano!]

Si, par une très improbable extravagance, le Rassemblement national arrivait en tête de ces élections législatives après cette hypothétique dissolution, Macron nommerait Marine Le Pen à Matignon. [ Se, con una stravaganza molto improbabile, il Rassemblement National dovesse arrivare in testa a queste elezioni legislative dopo questo ipotetico scioglimento, Macron desinerebbe Marine Le Pen a Matignon.] Le premier travail de cette dame serait de faire du Chirac des années 80 en prenant bien soin de ne toucher ni à l’euro, ni à l’Europe libérale, ni à Maastricht et de n’envisager en aucun cas un Frexit -elle a déjà prévenu… [ Il primo impegno di questa signora sarebbe quello di imitare Chirac degli anni ’80, che non si preoccupasse di toccare l’euro, né l’Europa liberale, né Maastricht e di non considerare in ogni caso un Frexit -è già avvertita …]  Ajoutons à cela que, conditionnée par des années de propagande, la rue refuserait cette nomination après que les médias aux ordres eussent fait fuiter le projet: Macron aurait alors la rue pour lui… [ Aggiungete a ciò che, condizionata da anni di propaganda, la strada rifiuterebbe questo appuntamento dopo che i media agli ordini avranno fatto trapelare il progetto: Macron avrebbe quindi la strada spianata per lui …] Pour éviter pareil scénario, il pourrait alors préférer Dupont-Aignan qui arriverait en courant pour occuper le poste. [ Per evitare un simile scenario, potrebbe quindi preferire Dupont-Aignan che arriverbbe di corsa a riempire la posizione.] La réélection de Macron lors des présidentielles suivantes serait assurée. [ La rielezione di Macron sarebbe assicurata]

Si Macron démissionnait, ne rêvons pas, il sait également que ni le Parti socialiste, qui à cette heure confie les clés européennes du parti de Jaurès à Raphaël Glucksmann qui n’en a pas même la carte, ni la France insoumise, qui a montré en boucle sur les médias un Mélenchon psychiquement problématique, ni le parti de Wauquiez, qui tente de survivre en exhibant une chimère politique faite d’un jeune philosophe catholique flanqué de quelques chevaux de retour du sarkozysme guère encombrés par la morale catholique, ne sont à même de lui succéder à l’Élysée. [ Se Macron dovesse dimettersi, non illudiamoci, sa anche che né il Partito socialista, che al momento ha affidato la chiave europea del partito di Jaurès a  Raphael Glucksmann  senza disporre della mappa, né la France insoumise che ha mostrato un Mélenchon sul precipizio, psicologicamente problematico con i media, né Wauquiez, che cerca di sopravvivere, mostrando una chimera politica fatta di un giovane filosofo cattolico affiancato da alcuni cavalli di ritorno del Sarkozysmo gravati da morale cattolica, sono in grado di succedergli all’Eliseo.]

Tout va donc très bien pour lui. [ Tutto sta andando bene per lui.]

Choisir le pourrissement, parce qu’on sait qu’il fera notre affaire, même si tout cela dessert le petit peuple, les pauvres, les miséreux, les sans grades et tous ceux qui constituent le fond ontologique de la rébellion des gilet-jaunes, c’est agir comme Attila ou n’importe quel autre chef barbare: c’est opter pour la politique de la terre brûlée. [ Scegliere il torbido, perché sappiamo che farà il nostro interesse, anche se questo serve il piccolo popolo, i poveri, i diseredati, senza gradi e tutti coloro che costituiscono lo sfondo ontologico del ribellione dei gilet-gialli, è agire come Attila o qualsiasi altro capo barbaro: è optare per la politica della terra bruciata.] Après moi, ou sans moi, ou hors de moi, le déluge! [ Dopo di me, o senza di me, o fuori di me, il diluvio!]

C’est donc prendre en otage les Français en croyant qu’ils sont là pour nous et non qu’on se trouve là pour eux. [ È quindi prendere in ostaggio i francesi credendo che loro sono lì per noi e non che noi siamo lì per loro.]  Cet homme qui fait semblant de placer son quinquennat sous les auspices de Jupiter et du général de Gaulle le place finalement sous celui de Peter Pan, cet enfant qui ne veut pas grandir. [ Quest’uomo che finge di porre il suo mandato quinquennale sotto gli auspici di Giove e del Generale de Gaulle lo pone infine sotto quello di Peter Pan, questo bambino che non vuole crescere.]

Pour qui prend-il les gens? [ Come pensa di trattare le persone?]

Il a d’abord méprisé les maires, puis il a prétendu qu’ils étaient le sel de la démocratie, avant de partir à leur rencontre pour leur faire la leçon comme un instituteur d’antan avec sa classe d’élèves en blouse et aux ordres. [ Inizialmente ha disprezzato sindaci, poi ha affermato che erano il sale della democrazia, prima di andare loro incontro per impartire loro la lezione come un ex insegnante con la sua classe di studenti in camicie e agli ordini.] Les premiers magistrats, choisis et triés sur le volet par les préfets payés pour relayer la politique du Président, ceints de leur écharpe tricolore, n’en sont pas revenus que le chef de l’État daigne monologuer devant eux pendant des heures. [ I primi magistrati, selezionati e estratti con cura tra i prefetti pagati per trasmettere la politica del Presidente, cinti con la loro sciarpa tricolore, sono tornati perché il capo dello stato si degna di monologizzare davanti a loro per ore.]

Il a ensuite méprisé les Français, des Gaulois rétifs aux changements, des râleurs éternellement rebelles, des crétins incapables de comprendre la nécessité des changements voulus par sa majesté, au contraire des peuples luthériens du nord de l’Europe, avant d’organiser de faux débats, vrais monologues, tout en délaissant son métier qui est de présider la France et non de militer pour lui-même, sa cause et son succès aux prochaines élections européennes. [ Ha poi disprezzato i francesi, i Galli restii a cambiare, i brontoloni eternamente ribelli, gli idioti incapaci di capire la necessità di cambiamenti desiderati da sua maestà, a differenza dei popoli luterani del nord Europa, prima di organizzare falsi dibattiti, veri monologhi, mentre abbandona il suo lavoro che è quello di presiedere alla Francia e non combattere per se stesso, la propria causa e il proprio successo nelle prossime elezioni europee.]

Il a enfin méprisé les intellectuels qui ne lui léchaient pas les bottes avant d’en inviter une soixantaine triée sur le volet -il est intéressant d’ailleurs de voir qui a été convié. [ Alla fine ha disprezzato gli intellettuali che non leccavano gli stivali prima di invitarne una sessantina scelti a mano: è interessante vedere chi è stato invitato.] Frédéric Lordon, gauchiste en chef, mais subventionné par le contribuable via le CNRS où il est directeur de recherche, l’aurait été et a bruyamment fait savoir qu’il n’irait pas. [ Frédéric Lordon, capo della sinistra, ma sovvenzionato dal contribuente attraverso il CNRS, dove è direttore della ricerca, lo è stato ma a gran voce ha detto che lui non sarebbe andato.] Michel Wieviorka, “sociologue”, mais est-ce vraiment le cas pour ce monsieur qui affirme sans barguigner sur Canal+ que le A entouré d’un cercle est un symbole d’extrême-droite, fait bien sûr partie des élus. [ Wieviorka, ‘sociologo’, ma è davvero il caso per il signore che afferma senza esitazione su Canal+ che A in un cerchio è un simbolo della destra, è, naturalmente, una parte degli eletti.] Après avoir dit qu’il n’y avait pas de culture française, Macron invite donc six dizaines de ses représentants pour débattre avec eux sur France-Culture, haut lieu de liberté intellectuelle s’il en est. [ Dopo aver detto che non c’era cultura francese, Macron invita sei dozzine dei suoi rappresentanti a discutere con loro su France-Culture, un grande luogo di libertà intellettuale, se esiste.] Gageons que débattre avec soixante personnes à la fois le contraindra à une performance longue d’une quinzaine de jours non-stop, à défaut, cette rencontre ne sera rien d’autre qu’une danse du ventre présidentiel devant une assemblée captive. [ Speriamo che discutere con sessanta persone alla volta lo costringerà a una prestazione che durerà quindici giorni senza sosta, in caso contrario, questo incontro non sarà altro che una danza del ventre presidenziale di fronte a un’assemblea prigioniera.] A moins qu’on lui offre la grille d’été sur cette chaîne du service public, le créneau est disponible, je crois, après qu’il eut été occupé pendant seize années par un philosophe viré par ses soins. [ A meno che non gli venga offerta la griglia estiva su questo canale di servizio pubblico, lo slot è disponibile, credo, dopo essere stato occupato per sedici anni da un filosofo trasferito dalle sue cure.]

Il méprise les gilets-jaunes depuis le début et traite leur souffrance par l’insulte: antisémites, homophobes, racistes, xénophobes, incultes, illettrés, avinés, fascistes, lepénistes, vichystes, pétainistes, tout est bon qui permet de dire à ceux qui se sont contentés de manifester leur souffrance sociale qu’ils sont des salauds de pauvres. [ Egli disprezza i gilet gialli dal principio e tratta la loro sofferenza insultando: semita, omofobo, razzista, xenofobo, ignoranti, analfabeti, ubriaco, fascista Le Pen, Vichy, Pétain, tutto è buono ciò che permette di dire a coloro che hanno semplicemente manifestato la loro sofferenza sociale che sono dei bastardi, dei poveri.] Cette maladie sociale que sa politique maastrichtienne brutale diffuse comme une épidémie foudroyante est traitée par lui avec arrogance, suffisance, provocation. [ Questa malattia sociale, che la sua brutale politica Maastrichtiana si diffonde come un’epidemia tuonante, è trattata da lui con arroganza, sufficienza, provocazione.] A quoi bon, sinon, s’afficher en train de boire un coup avec ses amis en terrasse dans une station de ski à l’heure même où Paris brûle? [ Qual è il punto, se non di mostrare di bere un drink con gli amici sulla terrazza in una stazione sciistica nello stesso momento in cui brucia Parigi?]  Plus cynique que cela, tu meurs… [ Più cinico di così, muori …]

Choisir l’humiliation n’est pas de bon profit. [ Scegliere l’umiliazione non è una buona cosa.] Il faut être un demeuré fini pour l’ignorer. [ Devi essere un uomo finito per ignorarlo.] L’un de ces soixante intellectuels choisis par le prince pour lui servir de miroir devrait offrir à ce faux intellectuel vrai cynique un livre que Marc Ferro a publié en 2007 et qui s’intitule “Le Ressentiment dans l’histoire”. [ Uno di questi sessanta intellettuali scelti dal principe come specchio dovrebbe offrire a questo cinico vero falso intellettuale un libro che Marc Ferro ha pubblicato nel 2007 intitolato ‘Il risentimento nella storia’.] Ce livre est rapide, indicatif et vite fait, on l’aimerait avec mille pages de plus tant ses intuitions et ses informations sont justes. [ Questo libro è veloce, indicativo e veloce, vorremmo farlo con migliaia di pagine in più perché le sue intuizioni e le informazioni siano accurate.] Quelle est sa thèse? [ Qual è la sua tesi?] On n’humilie jamais impunément les peuples et l’avilissement un jour génère une réplique toujours. [ Le persone non vengono mai umiliate impunemente e l’umiliazione un giorno genera sempre una risposta.]

A quoi peut bien ressembler cette réplique? [ A cosa può somigliare questa replica?]

Personne ne peut imaginer que ce fameux débat puisse accoucher d’autre chose que d’une souris. [ Nessuno può immaginare che questo famoso dibattito possa dare alla luce qualcosa di diverso da un topolino.] Macron avait prévenu dès le départ que le bavardage national allait avoir lieu mais qu’à son issue, il n’était pas question de changer de cap. [ Macron aveva previsto sin dall’inizio che il pettegolezzo nazionale avrebbe avuto luogo ma che alla fine non si trattava di cambiare rotta.] A quoi bon, dès lors, un débat si l’on fait savoir en amont qu’il ne changera rien à l’essentiel? [ A che serve un dibattito se si sa in anticipo che non cambierà nulla all’essenziale?] On ne pouvait mieux avouer qu’il s’agirait de parler pour ne rien dire. [ Non potrebbe essere meglio ammettere che sarebbe una questione di parlare per non dire nulla.]

Il a nommé des médiateurs, des coordinateurs, des animateurs, il a créé un dispositif pour faire remonter, centraliser, synthétiser les demandes exprimées dans des Cahiers de doléances aux marges étroites et aux contenus guindés, il a trouvé des budgets pour financer tout ça, il a parlé tout seul en prétendant qu’il dialoguait, il a saturé les médias avec sa présence logomachique, il a voyagé partout en France et s’est montré dans les endroits les plus improbables de la province, il s’est fait annoncer et il est venu, il est venu sans se faire annoncer, il a pris des notes devant les caméras qui en profitaient pour effectuer un gros plan rentable d’un point de vue de la communication- cet homme écoute attentivement se disait le péquin moyen, la preuve, il a sorti son stylo…-, il a tombé la veste, mouillé la chemise, fait des bons mots, il a même, rendez-vous compte, pris place auprès d’un gilet-jaune qui arborait sa fluorescence à côté de lui… [ Ha nominato mediatori, coordinatori, animatori, ha creato un dispositivo per rintracciare, centralizzare, sintetizzare le richieste espresse in Cahiers de graces con margini ristretti e contenuti soffocanti, ha trovato budget per finanziare tutto ciò, ha parlato da solo, sostenendo che stava parlando, ha saturato i media con la sua presenza logomachica, ha viaggiato in tutta la Francia e si è presentato nei luoghi più improbabili della provincia, è stato annunciato e è venuto, è venuto senza essere annunciato, ha preso appunti di fronte alle telecamere che hanno colto l’occasione per fare un grande piano redditizio da un punto di vista della comunicazione – quest’uomo ascolta attentamente si dice che il peixe medio, la prova, ha tirato fuori la sua penna …-, ha lasciato cadere la giacca, ha bagnato la maglietta, ha proferito delle belle parole, anche lui, ti rendi conto, ha avuto luogo vicino a un giubbotto giallo che sfoggiava la sua fluorescenza vicino a lui …] Mais on le sait, tout ça ne servira à rien puisque le cap, qui est le bon, sera maintenu! [ Ma sappiamo, tutto questo sarà inutile perché il tappo, che è buono, sarà mantenuto!]

Ce grand enfumage procède de ce qu’en son temps Ségolène Royal avait appelé la démocratie participative sans s’apercevoir que la nécessité de recourir à ce pléonasme était bien la preuve qu’en démocratie le peuple avait cessé de participer… [ Questa grande cortina fumogena deriva dal fatto che a suo tempo Ségolène Royal aveva definito la democrazia partecipativa senza rendersi conto che la necessità di ricorrere a questo pleonasma era la prova che in democrazia il popolo aveva smesso di partecipare …] C’est la même personne, Ségolène Royal, qui avait recruté et appointé le scénariste des Guignols de l’info afin qu’il lui trouve des petites phrases assassines pour truffer ses discours et qui soient susceptibles d’être retenues et reprises par les journalistes. [ è la stessa persona, Ségolène Royal, che aveva reclutato e nominato lo scénariste des Guignols delle informazioni così che trovasse piccole frasi omicide per blandire i suoi discorsi suscettibili di essere riprese dai giornalisti.] Déléguer la démocratie participative à un guignol, fut-il de l’info: tout était dit, déjà… [ Delegare la democrazia partecipativa a un guignolo, era la notizia: tutto è stato detto, già …]

A quoi bon partir à la rencontre des gens dans les sous-préfectures pour leur demander ce qu’ils souhaitent quand on aspire à la magistrature suprême de la Cinquième République, comme madame Royal en son temps, voire quand on s’y trouve, comme monsieur Macron aujourd’hui? [ A che serve incontrare persone nelle sotto-prefetture per chiedere loro cosa vogliono quando aspiriamo all’ufficio supremo della Quinta Repubblica, come la signora Royal ai suoi tempi o quando siamo lì, come Mr. Macron oggi?] La réponse est simple: pour les images des journaux de vingt-heures, il faut en effet laisser entendre par ces mises en scène qu’en choisissant de se trouver au centre d’une assemblée réunie en rond autour du mâle dominant qui feint de jouer le rôle de Gentil Organisateur du Club Med, on écoute, on se renseigne, on prend des avis, on descend dans l’arène, on n’a pas peur, on va au contact et, surtout, qu’on est proche des gens… [ La risposta è semplice: per le immagini di giornali di venti ore, deve essere implicitamente indovinato da queste messe in scena scegliendo di essere al centro di un’assemblea riunita in circoli attorno al maschio dominante che finge di giocare il ruolo di Gentil Organizzatore Club Med, ascoltiamo, otteniamo informazioni, prendiamo consigli, scendiamo nell’arena, non abbiamo paura, entriamo in contatto e, soprattutto, siamo vicini alle persone …]

On peut ne pas souscrire à cette thèse de communicant d’un niveau Bac moins cinq. [ Non si può sottoscrivere questa tesi comunicativa di un livello Bac meno cinque.] Car, une personne qui aspire à ce poste ou, pire, qui s’y trouve déjà et a malgré tout encore besoin de ces rencontres pour savoir ce que pense le peuple avoue clairement de la sorte qu’il ignore la vie de ceux dont il souhaite administrer l’existence et, de ce fait, qu’il ne mérite pas son poste sinon de candidat encore moins de premier élu de la Nation. [ Perché, una persona che aspira a questa posizione o, peggio, chi è già lì e ha ancora bisogno di questi incontri per sapere cosa la gente pensa chiaramente ammette di ignorare le vite di coloro che desidera amministrare l’esistenza e, quindi, che non merita la sua posizione se non addirittura candidato ancora meno da premier eletto dalla nazione.]

Macron dit qu’il écoutera mais n’en fera rien, il l’a dit lui-même; il organise à grand renfort de médias complices cette rencontre sous prétexte d’apprendre ce que veut le peuple; or, les souhaits des gilets-jaunes sont connus depuis le premier jour, bien avant que la pourriture voulue par le chef de l’État ne s’y installe. [ Macron dice che ascolterà ma non farà nulla, lo disse lui stesso; organizza a gran beneficio dei media complici questo incontro col pretesto di apprendere ciò che la gente vuole; Ora, i desideri delle giacche gialle sono stati conosciuti fin dal primo giorno, molto tempo prima che la putredine voluta dal Capo dello Stato fosse stabilita lì.]

Roi de la manœuvre, avec ce Grand Débat national, Emmanuel Macron a créé la diversion parce qu’il en avait besoin pour jouer la carte du pourrissement. [ Re della manovra, con questo Grande dibattito nazionale, Emmanuel Macron ha creato il diversivo perché ne aveva bisogno per giocare la carta del decadimento.] Toute semaine passée sans que les gilets-jaunes ne parviennent à s’organiser jouait en sa faveur. [ Ogni settimana trascorsa senza le giacche gialle siano organizzate gioca a suo favore.] C’était autant de temps utile pour organiser la riposte non pas politique mais policière, qui plus est de basse police: laisser les casseurs agir, laisser faire les dépavages, donc laisser les pavés voler, laisser les Blacks Blocs taguer et piller, laisser les casseurs des banlieues se joindre à ces Black Blocs afin que quelques-gilets-jaunes s’y agrègent afin de disposer d’images de vandalisation à associer aux gilets-jaunes: les Champs Élysées, parfait, l’Arc de Triomphe, mieux encore, des incendies, super, des voitures retournées et en feu, génial… [ Era tanto il tempo utile per organizzare la risposta non politica, ma di polizia, di bassa polizia: lascia agire i demolitori, lascia i saccheggiatori, quindi lascia volare i blocchi, lascia che i Blacks Blocks taggano e depredano, lascia che i demolitori della periferia si uniscano a questi Black Blocks in modo che alcuni giubbotti gialli vengano uniti lì per avere immagini di vandalismo da associare alle giacche gialle: gli Champs Elysees, perfetto, l’Arc de Triomphe, meglio ancora, fuochi, super, macchine alzate e infuocate, geniale …] Roulez BFM & C°! [ Rotolo BFM * C °!] Entre deux soirées en boîtes de nuit, le ministre de l’Intérieur, couvert par les médias, dénonçait ce que le pouvoir avait laissé faire: c’est ainsi qu’on instille le virus dans un corps social. [ Entro due serate in discoteca, il Ministro degli Interni, coperto dai media, ha denunciato ciò che il potere aveva permesso di fare: è così che instilliamo il virus in un corpo sociale.] Il suffit ensuite de laisser faire: incubation, fièvre, symptômes, la maladie est bel et bien là, il n’y a plus qu’à attendre qu’elle progresse, qu’elle empire, puis souhaiter que la mort soit au rendez-vous. [ Basta quindi lasciar fare: incubazione, febbre, sintomi, la malattia è davvero lì, c’è più che aspettare che progredisca, che dia potere, poi auguri che la morte sia all’appuntamento.] Voilà la stratégie de Macron, elle lui permet, en attendant le trépas, d’aller aux sports d’hiver tout en sachant que pareille activité n’est réservée qu’aux privilégiés de cette société malade. [ Questa è la strategia di Macron, che gli consente, in attesa della morte, di andare agli sport invernali pur sapendo che tale attività è riservata ai privilegiati di questa società malata.] Cynique, arrogant, prétentieux, sûr de lui et de sa méthode, quand Paris brûle, il skie… [ Cinico, arrogante, pretenzioso, sicuro di se stesso e del suo metodo, quando Parigi brucia, lui scia …]

Mais, à la manière d’un apprenti sorcier, cet homme qui a lâché les virus pour contaminer ce corps social des gilets -jaunes a pris le risque d’une infection bien plus grande. [ Ma, come un apprendista stregone, quest’uomo che ha fatto cadere i virus per contaminare il corpo sociale dei giubbotti gialli ha rischiato un’infezione molto più grande.] Quand son Grand Débat va accoucher de réformettes sociales (pourquoi pas le retour à 90 km/h sur certaines routes de campagne dont la réglementation en la matière pourrait être rendue aux conseils départementaux ou régionaux comme un signe qu’on donne à la France périphérique le pouvoir qu’elle souhaitait lui voir revenir…), ou de réformes techniques en matière de fiscalité (auxquelles personne ne comprendra rien, sauf les professionnels des impôts), quand il décevra avec des réformes en trompe l’œil (du genre: faux référendum qu’in fine les élus contrôleraient par des dispositions techniques leur permettant de reprendre d’une main ce qui aurait été donné de l’autre), quand, donc, les gilets-jaunes verront que le Président leur offre finalement de la poudre aux yeux pour tout traitement de leurs blessures, alors le ressentiment sera plus grand encore -et avec lui la colère majuscule. [ Quando il suo grande dibattito darà vita a riforme sociali (perché non il ritorno a 90 km / h su alcune strade di campagna la cui regolamentazione in materia potrebbe essere restituita alla contea o ai consigli regionali come segno che diamo alla Francia periferica il potere che voleva che tornasse …), o riforme tecniche sulla tassazione (che nessuno capirà nulla se non i professionisti delle tasse), quando deluderà con le riforme ingannevoli (come: un falso referendum che nei benemeriti funzionari avrebbe il controllo di disposizioni tecniche che permettessero loro di riprendere con una mano ciò che sarebbe stato dato con l’altra), quando, quindi, le giacche gialle vedranno che il Presidente finalmente offrirà ai loro occhi della polvere per qualsiasi trattamento delle loro ferite, allora il risentimento sarà ancora maggiore – e con esso la rabbia maiuscola.]

Et que fera-t-il de cette colère décuplée lui qui a déjà répondu à une moindre colère par une vague de répression tellement disproportionnée que le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme à l’Organisation des nations unies, via   Michelle Bachelet qui fut présidente du Chili, lui a fait savoir qu’il installait la France dans le pays qu’internationalement on remarque pour son non-respect des droits de l’Homme? [ E che cosa farà con questa rabbia accresciuta lui che ha già risposto a una rabbia minore con un’ondata di repressione così sproporzionata che l’Ufficio dell’Alto Commissario per i diritti umani alle Nazioni Unite, attraverso Michelle Bachelet che è stato presidente del Cile, lo ha informato che ha inserito la Francia tra i paesi internazionalmente noti per il suo mancato rispetto dei diritti umani?]

La même Michelle Bachelet a formidablement résumé la nature du mouvement des gilets-jaunes en affirmant: “En France, les gilets-jaunes protestent contre ce qu’ils perçoivent comme une exclusion des droits économiques et de la participation aux affaires publiques.” [ La stessa Michelle Bachelet ha riassunto la natura del movimento dei giubbotti gialli, affermando: \”In Francia, le giacche gialle protestano contro ciò che considerano un’esclusione dai diritti economici e dalla partecipazione agli affari pubblici\”.] Pour Emmanuel Macron, on sait qu’il n’en est rien et qu’il s’agit bien plutôt d’un mouvement de factieux d’extrême-droite homophobes, racistes, antisémites, climato-sceptiques et conspirationnistes -autrement dit: une offense faite à sa propre personne… [ Per Emmanuel Macron, sappiamo che questo non è il caso e che è piuttosto un movimento di omofobi di estrema destra, razzisti, antisemiti, scettico-ambientalisti e cospirazionisti – in altre parole: un offesa fatta alla propria persona …]

J’ai eu recours à l’histoire de l’apprenti sorcier. [ Ho usato la storia dell’apprendista stregone.] Rappelons comment elle se termine chez Goethe: le jeune sorcier a besoin de son vieux maître qui arrive pour arrêter le délire. [ Ricordiamo come finisce con Goethe: il giovane mago ha bisogno del suo vecchio maestro che viene a fermare il delirio.] Sauf que, dans notre réalité, il n’y a pas un vieux maître sage en attente (que Sarkozy & Hollande ne rêvent pas…), mais de jeunes sorciers aussi dépourvus de cervelles que le président de la République. [ Solo che, nella nostra realtà, non c’è un vecchio maestro saggio in attesa (che Sarkozy * Holland non sognano …), ma giovani maghi privi di cervello come il Presidente della Repubblica.] C’est désormais violence d’État contre violences populeuses. [ Ora è la violenza di stato contro la violenza populista.]

Le peuple est mort étranglé par Macron en dix-huit semaines. [ Il popolo è morto strangolato da Macron in diciotto settimane.] Ce populicide en chef lui a préféré la populace qui lui doit sa généalogie. [ Questo populicida in capo ha preferito il popolaccio cui deve la sua genealogia.] La populace, c’est le peuple moins son cerveau, c’est la foule reptilienne, la masse acéphale, un corps sans tête, un Léviathan conduit par les instincts; elle est l’animal aux babines retroussées, aux crocs menaçants, aux griffes sorties; elle est faite d’hommes au cortex grillé -elle est aussi et surtout le meilleur ennemi du peuple. [ Il popolaccio è la gente, meno il cervello, la folla rettiliana, la massa acefala, un corpo senza testa, un Leviatano guidato da istinti; lei è l’animale con le labbra arrotolate, zanne minacciose, artigli fuori; è fatto di uomini con una corteccia unta: è anche e soprattutto il miglior nemico del popolo.]

Pour empêcher la naissance de cette bête enragée désormais très dangereuse, il suffisait d’écouter le peuple, de l’entendre dès les premiers jours et de lui répondre dignement. [ Per impedire la nascita di questa bestia rabbiosa ora molto pericolosa, bastava ascoltare la gente, ascoltare i primi giorni e rispondergli con dignità.] C’eut été dans la logique du contrat social qui lie le chef et son peuple par la grâce d’un transfert de souveraineté républicaine synallagmatique -et non unilatéral donc despotique. [ Era nella logica del contratto sociale, che lega il capo e il suo popolo per la grazia di un  trasferimento di una sovranità répubblicana synallagmatica – non un sovrano unilaterale dunque dispotico.]

Au lieu de cela, comme un vulgaire tyranneau de république bananière, il a lancé sa soldatesque. [ Invece, come una volgare tiranno da repubblica delle banane, ha lanciato la sua soldataglia.] Une partie du peuple s’est retirée pour laisser place au ressentiment pur et simple de la populace. [ Una parte della gente si è ritirata per lasciare il posto al risentimento totale del popolaccio.] La bonhomie des ronds-points a laissé place à la logique incendiaire. [ La bonarietà delle rotonde ha lasciato il posto alla logica incendiaria.] Avec ce poison d’une hyper toxicité qu’est le ressentiment, quelques gouttes suffisent pour abattre une civilisation qui se trouve dans l’état de la nôtre. [ Con questo veleno di iper-tossicità che è il risentimento, bastano poche gocce per abbattere una civiltà che è nella nostra condizione.] Loin du général de Gaulle, Emmanuel Macron prend le risque de laisser son nom dans l’Histoire entre ceux de Néron et Caligula. [ Lontano dal generale de Gaulle, Emmanuel Macron si assume il rischio di lasciare il suo nome nella storia tra quelli di Nerone e Caligola.] On retiendra que, quand Paris brûlait, il skiait… [ Ricorderemo che quando Parigi bruciava, stava sciando …]

Michel Onfray [ Michel Onfray]

tratto da https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/paris-brule-t-il-

Libia! Sul palcoscenico e dietro le quinte_di Giuseppe Germinario

L’intervento militare in Libia del 2011 è stato un’onta, una macchia tra le più ignobili nella politica estera solitamente non brillante condotta dalla nostra classe dirigente. Un atto paragonabile ad altre rese che hanno caratterizzato la nostra storia del ‘900 ma con una aggravante: l’essere un atto proditorio, di puro servilismo e platealmente contrario agli interessi del paese. Gli artefici di quella scelta cercarono di minimizzare ipocritamente il ruolo svolto nell’intervento bellico di fatto paragonabile a quello di Francia e Gran Bretagna. Il prezzo che l’Italia ha rischiato di pagare avrebbe potuto essere enorme dal punto di vista della compromissione della credibilità acquisita in decenni nel mondo arabo e nell’Africa Mediterranea. L’eventuale successo di quella impresa, coronata con la tragica e infamante uccisione del colonnello Gheddafi, avrebbe dovuto sancire il cambio di consegne dall’Italia alla Francia  della tessitura delle relazioni in quell’area e della gestione degli interessi geoeconomici per conto del dominus atlantista.

Al prezzo tragico di una destabilizzazione e di una frammentazione del paese quel disegno è clamorosamente e fortunatamente in fase di stallo se non fallito. Ha provocato, con la migrazione di truppe una volta fedeli al colonnello, la destabilizzazione di paesi vicini, in particolare il Mali e il Ciad. Nuovi e vecchi attori, una volta attivi dietro le quinte, si sono nel frattempo ostentatamente inseriti nelle rivalità, una volta controllate dal colonnello secondo le modalità di una confederazione tra tribù e clan e diventate poi ingovernabili con la sua morte. Dalla Turchia, inizialmente ostile all’intervento, ai regimi della penisola araba equamente impegnati nelle varie fazioni, all’Egitto dei militari, alla Russia. L’unico risultato politico evidente è stato la formazione di un Governo di transizione a Tripoli, sostenuto dalla coalizione militare occidentale e inizialmente tollerato dalle varie fazioni, impegnate alternativamente ad acquisire il ruolo di garanti e patrocinatori, ma con l’eccezione determinante del colonnello Haftar, in Cirenaica, sostenuto da Egiziani, Emirati Arabi e Russi e avallato dalla Francia degli ultimi tre presidenti. Poco alla volta il colonnello Haftar è riuscito a ripulire quasi completamente la Cirenaica dai movimenti islamisti, ad impadronirsi dei pozzi petroliferi prossimi alla costa ed ora ad acquisire il controllo del Fezzan, nell’area desertica a sud ricca di giacimenti. Il clan di Misurata, sostenuto dalla Turchia, è ormai indebolito e prossimo ad un compromesso con Haftar. Il Governo di Al Serraji ha perso il sostegno delle tribù filo-Gheddafi, le più numerose di quel paese; è ostaggio ormai delle milizie islamiche insediatesi a Tripoli. Ormai praticamente circondato dal colonnello Haftar. Tanto è bastato per far urlare alla fine della influenza italiana in Libia e al trionfo della Francia di Macron. Il sostegno militare del Presidente Francese, grazie all’intervento dell’aviazione, è stato in effetti importante anche per la conquista del Fezzan.

Ma non è la prima volta, però, che ad un intervento militare impegnativo e massiccio della Francia e ad una azione diplomatica ostentata sia seguito un bottino decisamente magro in termini di vantaggi geopolitici ed economici. Lo si è visto in Siria, in Arabia Saudita e nella stessa Libia. Con esso, tra l’altro, la Francia ha compromesso pesantemente la possibilità di un ruolo di mediazione tra le fazioni. I veri artefici del successo di Haftar sono i Russi e gli egiziani con gli Stati Uniti, nella componente trumpiana, i quali vigilano sornioni.

È il contesto che può consentire all’Italia di riassumere un ruolo di mediazione efficace, in buona parte legittimato dalla recente conferenza di Palermo e di salvaguardare sotto mutate spoglie il nocciolo dei propri interessi strategici in quell’area. I detrattori dalla pesante coda di paglia, come sempre interessati a piegare gli interessi strategici a quelli di bottega, come sempre non mancano all’interno del Belpaese. Li si è visti all’opera anche nel pieno della conferenza di Palermo. Non mancano nemmeno i pessimisti a prescindere i quali vedono un destino irrimediabilmente segnato. Le ostentate scenografie e la frenesia interventista transalpine riescono ad ingannare facilmente questi adepti. In realtà i circa quattromila militari francesi presenti in Africa subsahariana riescono a tamponare i sommovimenti, ma non riescono a costruire alternative politiche in quell’area. Logisticamente sono fragili e poco dinamici; risultano sempre più invisi alle popolazioni. Devono confrontarsi con circa diecimila militari statunitensi, con una capacità logistica e strategica incomparabilmente superiore e con una presenza cinese, civilmente ed economicamente, massiccia, tesa a costruire reti infrastrutturali imponenti; un dato ormai riconosciuto. Ma anche ormai con una presenza militare, di base a Dgjbuti, suscettibile di raggiungere rapidamente le diecimila unità. L’erosione definitiva dell’area francofona appare ormai una possibilità sempre meno remota; il recente patto franco-tedesco, impegnativo anche per quell’area, appare tardivo ed inadeguato a sostenere il confronto geopolitico. Tanto più che le recenti sparate dell’enfant Macron in terra d’Africa, indirizzate ai giovani di quell’area, rappresentano la classica destrezza di un elefante in una cristalleria; hanno solo messo in allarme le stesse élites rimaste a lui fedeli. Si tratta di dinamiche che stanno coinvolgendo ormai altri paesi sino ad ora al riparo, come l’Algeria e la Tunisia, scarsamente controllabili da un paese in declino come la Francia. La prosopopea Jupiteriana che accompagna il velleitarismo di quella classe dirigente non farà che esporla al pubblico ludibrio a differenza dei compagni di avventura più discreti e meno rumorosi di Oltremanica. Le congiunzioni astrali favorevoli, legate all’avvento di Trump e all’insorgenza cinese e russa, non saranno certo eterne. Non per questo sarà possibile un mero ritorno allo statu quo ante agognato dall’enfant prodige e dai suoi mentori statunitensi di sponda avversa a Trump. Il nostro presuntuoso ed arrogante, eletto dai progressisti nostrani addirittura a leader europeista nel continente, in realtà sta offrendo più o meno consapevolmente le risorse e i residui punti di forza del proprio paese come merce di scambio utilizzata dai maggiordomi teutonici ben più gretti e astuti. Abbiamo conosciuto il servilismo ossequioso e dimesso delle vecchie classi dirigenti italiche; ci toccherà adesso assaporare il fiele di quello transalpino, ammantato di vanagloria. A meno che, qualcosa di serio stia maturando dietro le quinte dell’esagono. L’ostinazione e la persistenza del movimento dei gilet gialli lascia presagire sommovimenti dietro le quinte più strutturati che in Italia.

UNA POLIZIA IN GIALLO –  DI MICHEL ONFRAY

Il testo riprodotto qui sotto, già per altro tradotto dal sito 

https://comedonchisciotte.org/una-polizia-in-giallo/ 

tocca con accoratezza e puntualità alcuni dei punti deboli di un movimento straordinariamente pervicace, capace di logorare la credibilità di un Presidente dall’aura jupiteriana al momento dell’insediamento ma in netto declino e in crescente debito di autorevolezza. A Macron non resta che l’arma della delegittimazione; il movimento dei Gilet Gialli rischia di offrire più di un argomento e di un pretesto a questo disegno_Buona lettura_Giuseppe Germinario

UNA POLIZIA IN GIALLO –
DI MICHEL ONFRAY
michelonfray.com
Non sono mai stato uno di quegli irenisti ( NdT. : pacifisti snob) di sinistra
che, eccitati e turbati dal pensiero del 68, sono arrivati a invocare
l’apertura delle prigioni, l’odio per la polizia, lo scioglimento dell’esercito, il
rifiuto dei servizi segreti, il veto per le carte d’identità biometriche. Senza
considerare però che per farsi un’idea della natura umana che escluda i
fatti – secondo il desiderio e il metodo di Rousseau che è il padre di tutta
la sinistra culturale – è necessario che nella società regni l’ordine, purché
sia davvero repubblicano e non l’ordine voluto da una minoranza, una
casta, un’oligarchia che sottomette la maggioranza al proprio potere.
Le forze dell’ordine, se sono al servizio di un ordine ingiusto, vanno
criticate. La polizia di Vichy non è la polizia di Macron, per quanto si possa
dire al riguardo. Allora la polizia aveva il diritto di vita e di morte sui
cittadini, ora no. Sappiamo che dove non arriva la polizia repubblicana in
genere emerge un desiderio di polizia privata. I “vicini che vigilano”, per
esempio, compensano le distrazioni di una polizia travolta dai furti con
scasso e il privato porta avanti una sorveglianza che definisco popolare.
Non vedo niente da obbiettare.
Hobbes aveva teorizzato la cosa: bisogna rinunciare alla propria libertà
individuale per ottenere, creandola, una sicurezza sociale. Questa è la
natura del contratto sociale: rinuncio alla legge della giungla e ottengo,
grazie a questa rinuncia, che metto alla base del contratto, la certezza che
la società mi proteggerà.
Ma – e tutto Hobbes si trova in questo “ma” – se la società non fa la sua
parte, se non mantiene la parola, se non mi protegge, se mi espone alla
legge della giungla che applicano gli altri , allora io de facto recupero il mio
diritto di difendermi. In altre parole: se la polizia non mi difende, io ho il
diritto di sostituirmi alla polizia. Perché una polizia impotente non può
avere la legittimità di essere e rimanere polizia. A cosa servono le forze
dell’ordine se non hanno forza e non riescono a mantenere l’ordine?
Il movimento dei GJ (Gilet-Jaunes) è travagliato da forti tensioni: tra un’ala
di estrema sinistra e un’ala di estrema destra, passando per un centro di
destra e un centro di sinistra, con Maastrichtiani e sovranisti, insomma vi
si trovano tutte le sensibilità della politica francese. Come potrebbe essere
altrimenti? Ingrid Levavasseur appare su una intera pagina sul Figaro per
cantare le lodi dell’Europa di Maastricht … Questa donna è una
benedizione per i media. Invece Eric Drouet, che rappresenta la versione
più brutale dei GJ , non avrà mai una pagina intera sul Figaro per esporre
le proprie idee …
Allo stesso modo, tra i GJ c’è tutto e il contrario di tutto in termini di
intelligenza e di cultura: persone istruite, che hanno fatto buone letture,
che sanno pensare, che riflettono e conoscono la storia e accanto a loro
dei perfetti ignoranti, che non conoscono le leggi della grammatica, della
sintassi e dell’ ortografia, come testimoniano i video che li raccontano,
messi in onda con genuina avidità dalle varie redazioni, anche se dicono
che, tra le tante idee disordinate e caotiche, c’è del buonsenso. Cultura e
intelligenza non sono garanzia di buonsenso, e viceversa.
Sono in contatto con alcuni GJ che mi invitano a leggere libri che prima di
incontrarli non sapevo nemmeno che esistessero. Ci scambiamo consigli
sulle letture e uno di loro sottolinea e annota il “Contratto sociale” di
Rousseau, un altro mi chiede di leggere Proudhon, un terzo vuole sapere
qual era il programma politico dei Girondini durante la Rivoluzione
francese o cosa è il comunalismo libertario di cui io dico un gran bene.
Nel momento in cui scrivo, vedo dalla mia scrivania una ventina di GJ
raccolti ai piedi della statua di Giovanna d’Arco a Place de la Resistance a
Caen. Uno di loro si arrampica sulla statua equestre e mette un gilet giallo
all’eroina. In mezzo al gruppetto, una ragazza grida: “Giovanna d’Arco,
che lavoro fai?” e tutti gridano. “Aspetta che faccio un video e lo metto su
una chiavetta USB, però lo devo cancellare dal mio portatile perché mi
hanno detto che potrebbe interessare altra gente oltre i miei soliti amici
…” Il video non si può metterlo in linea perché la polizia arriverebbe ai
suoi contatti, che potrebbero essere allertati e poi finire in prigione.
Ci sono quindi dei GJ che meditano sui grandi autori della filosofia politica
e dei GJ che teatralizzano la loro fratellanza in modo festoso e bonario.
Può darsi che sia la stessa cosa. Lo vediamo a livello nazionale, ci sono
GJ che sfilano pacifici e altri che giocano con il fuoco, in tutti i sensi. Ci
sono GJ che hanno simpatie per il Rassemblement National e altri per la France
Insoumise. Ci sono anche quelli che votano scheda bianca o che non hanno
votato sempre, altri che hanno votato Macron e sono rimasti delusi dalla
sua politica.
Ho detto altrove che la violenza stava montando da settimane per effetto
della strategia adottata dal governo e in particolare dal capo dello Stato: le
proposte sprezzanti, l’atteggiamento del non-ricevere, le moratorie
strategiche al posto di piccole rinunce per buonsenso, della
criminalizzazione di tutto in nome di un puntiglio, l’organizzazione di un
tour narcisista in provincia, pubblicizzato e presentato come un’opportunità
per parlare con i francesi dei loro problemi, non senza aver prima chiarito
che le conclusioni dovranno essere quelle già scritte da diversi mesi e che
la linea di Maastricht non si tocca …
Settimana dopo settimana, il potere non molla niente e alza il tono. Lo
sanno tutti! è come un pranzo della domenica. Facendo così, con questa
strategia, ci sono le migliori possibilità di buttare il tavolo all’aria prima di
arrivare alla frutta … Eccetto che nella dittatura, il potere ascolta quello
che dice la gente, quando esprime la propria sofferenza. Eccetto che nella
dittatura, il potere risponde alle richieste sedendosi al tavolo del negoziato.
Il candidato Macron, riempiendosi la bocca con citazioni del filosofo
Habermas, aveva detto che quello era il vero cuore della sua politica. Ma
la “azione comunicativa” del filosofo tedesco non è più all’ordine del giorno
del Presidente della Repubblica che pensa a un pensiero più complesso
… Eccetto che nella dittatura, il potere prende atto della parola della gente
e agisce di conseguenza, avendo in mente il desiderio di calmare le
acque: il capo dello stato non vuole calmare le acque. Sembra perfino che
si diverta a buttare olio sul fuoco.
Ho scritto che la polizia è stata pesantemente strumentalizzata nella
risposta repressiva a questa prima richiesta di rifondazione della
democrazia, perché è di questo che si tratta. Non si soddisfa una richiesta
di questo genere, buttando dieci miliardi sul tavolo, con lo stesso gesto
banale e volgare di un cliente che paga per usare il corpo di una prostituta.
Questo pacchetto di banconote (soldi dei contribuenti …) fa dire a
François Berléand (un amico del presidente che foto sorridenti mostrano in
compagnia di Romain Goupil e di Daniel Cohn-Bendit …) che i GJ
avrebbero dovuto farsi comprare, prendersi quei soldi, starsene zitti e
tornarsene a casa con la coda tra le gambe. Si può andare sui media e in
mezzo alla gente, parlando di “grugniti” di un popolo che sta raccontando
la sua sofferenza, come si parla di un cane che ringhia rabbioso?
C’è nelle forze dell’ordine tutto e il contrario di tutto: cowboy che amano
picchiare, colpire, che amano malmenare, molestare, prendere di mira su
un volto teso, mentre si preparano a sfigurarlo con lo sporco piacere di
gente malata. Ma ci sono anche agenti di polizia che credono nella
Repubblica, nella legge, nel diritto, nella giustizia e che non amano che il
potere faccia svolgere loro il ruolo di una milizia governativa che deve far
rispettare l’ordine pubblico, ma che deve proteggere gli interessi privati di
gente che usa, e non serve, la Repubblica.
Tutti avranno visto che il governo, il Ministro degli Interni e, in prima fila il
presidente della Repubblica, garantiscono impunità per i loro cow-boys.
Questo è il modo migliore per buttare olio sul fuoco. La scelta della
repressione è tuttavia a geometria variabile.
Perché, è innegabile, ci sono dei casseur nelle manifestazioni dei GJ. Ho
regolarmente affermato che la polizia aveva lasciato tranquillamente che
sugli Champs-Elysees disselciassero la strada, e questa è una implicita
ammissione che il potere voleva e aveva bisogno di una violenza di questo
tipo. Ho anche detto di avere informazioni che attestano che c’era stato
qualcuno che aveva provocato le violenze a Caen, gente che indossava
un giubbotto giallo ma che era stata vista scendere da auto che di solito
servono al personale antisommossa che deve contenere le dimostrazioni
dei GJ …
Ci sono anche “block blocs”, come si dice, che il potere ha interesse, se
non ad infiltrare, almeno a lasciar fare. Tutto questo serve molto ai media,
dal momento che le dimostrazioni possono venir svuotate del loro
contenuto politico e di protesta per essere raccontate come esplosioni di
rabbia, come dimostrazioni barbariche, esplosioni selvagge, devastazioni
fatte da orde selvagge … Il francese medio davanti alla TV potrebbe
pensare di non essere contro le dimostrazioni ma che, viste queste cose,
si deve pur fare qualche cosa … È l’ ABC della propaganda di stato.
Il paradosso è questo: se non possiamo fidarci che la polizia faccia la
polizia, allora dobbiamo boicottare tutta la polizia? La risposta è
ovviamente: no. E qui torniamo a Hobbes, che giustifica un cittadino che
chiede di recuperare i suoi diritti, quando viene abbandonato e quando lo
stato non gli dà più protezione, anzi peggio, lo stato non contento di non
dargli nessuna protezione, ormai gli dice che ci sarà una repressione !
È urgente che i GJ non cadano nella trappola che il potere gli sta
tendendo, dando spazio alla progressione della violenza. Gli attacchi ad
hominem, le vandalizzazioni di sezioni di partito, dei negozi e ultimamente,
la distruzione di una libreria a Parigi, le minacce anonime sui social
network, e poi le dichiarazioni di odio restituite a chi ha espresso odio –
penso a Berléand e ad altri oppositori … l’incendio in Bretagna della casa
del presidente dell’Assemblea nazionale e di quel ristorante, fuori Tolosa, il
cui Chef aveva detto di non essere solidale con il movimento: tutto questo
è geneticamente spiegabile ma moralmente e politicamente è
imperdonabile.
Questo è esattamente quello che vogliono Macron e i suoi: una escalation
della violenza che legittimerà l’escalation della repressione e che genererà
un recupero del capo dello stato nei sondaggi, e poi al successo nelle
prossime elezioni europee. Chiunque scelga la violenza vota
paradossalmente per Macron!
E poi, e poi, ahimè, tre volte ahimè, c’è in questo movimento una
innegabile corrente antisemita. Ho cercato di spiegare che non si deve
assimilare tutto il popolo dei GJ al comportamento di uno, due, o forse di
alcuni gilet-gialli. Ma uno solo, due o pochi di loro non vuol dire che non
esistano.
Un amico GJ mi ha inviato un certo numero di poster che sono stati
attaccati ai muri di Caen e che spiegano cosa vogliono i suoi compagni. Si
parla molto di giustizia sociale e fiscale, di responsabilità dell’Europa di
Maastricht, di negazioni della democrazia, di oblio del popolo, di
responsabilità della MEDEF, di Repubblica sociale, delle repressioni della
polizia, del RIC – il Referendum di Iniziativa Civica – della collusione di
Macron con il mondo degli affari, di disoccupazione, delle mutilazioni
prodotte dalla polizia, ci sono anche delle caricature di Emmanuel Macron,
di Christophe Castaner, di Luc Ferry, di Benalla, è tutto un gioco politico, e
poi, anche se lei non se lo meritava e niente e nulla lo giustifica, di
Brigitte Macron.
Ho esattamente 151 poster. Probabilmente però ne ho uno di troppo –
solo uno su centocinquanta – ma è uno che fa vomitare. Vediamo un
uomo che sembra un vecchio ebreo che legge un libro che potrebbe
essere il Talmud con una didascalia che dice: “Ci deve essere una
formula per sbarazzarsi di tutti questi con (sic) …” Questo poster è
davvero uno di troppo. Raccoglie tutti i cliché antisemiti e offre agli ebrei
il pretesto per voler “liberarsi di tutti i GJ” dato che qualcuno, a suo tempo,
aveva già voluto liberarsi degli ebrei. I nemici dei GJ hanno quindi una
strada aperta per poter dire che i GJ di oggi sono come gli antisemiti del
1933. Come dar loro torto? Cosa rispondere dal momento che ora
qualcuno ha portato loro gli argomenti da usare su un piatto d’argento?
Atti antisemiti sono esistiti fin dall’inizio in questo movimento dei GJ ed io
mi sono battuto per non far confondere questi gesti con la posizione di tutti
i GJ. Oggi mi hanno mandato una foto di una vetrina del negozio di Bagel
a Parigi con scritto “Juden” in giallo … sono allibito, indignato, mortificato
nel vedere una cosa del genere … Chi l’ha fatto? Chi? Sappiamo che molti
hanno interesse nel non chiedersi chi sia stato all’origine di questa infamia
per poterla addebitare al GJ. Ma potrebbe anche essere stato il lavoro di
un gilet giallo.
Tutto è possibile: possono essere stati veri antisemiti  ovviamente,
provocatori che vengono da ogni parte politica, dall’estrema destra (cioè
dalla destra oltre Marine Le Pen) all’estrema sinistra ( cioè la sinistra oltre
Jean-Luc Mélenchon), entrambe le parti sono judéophobes, per non
parlare di qualche settore dello Stato … Si può immaginare che, nel
dubbio, dal momento che questo crimine giova agli avversari e ai nemici
dei GJ, non verrà messo un grande zelo dalla parte dello stato per cercare
il vero colpevole o i veri colpevoli di questa scritta che, ahimè, entra nella
Storia.
A maggior ragione serve che i GJ si dotino subito di un servizio d’ordine
vero e proprio che farà quello che non fanno più molti agenti di polizia, per
tante ragioni: per mancanza di zelo, per ideologia, per mancanza di
tempo, per obbedire agli ordini … Serve che i GJ chiedano consigli su
come mantenere la sicurezza ai sindacati e ai partiti politici per sapere
come organizzarsi e subito; è compito loro contenere, entro certi limiti,
alcuni impulsi cerebrali rettiliani. Contro le carogne, contro gli antisemiti,
contro i manifesti contro i rabbini, contro le insinuazioni giudeofobiche,
contro i tag esplicitamente nazisti, scritti in tedesco, è contro tutto questo
che devono difendersi e tutto ciò che devono evitare i GJ.
Altrimenti, questa battaglia a favore dei GJ cesserà immediatamente di
essere mia.
Michel Onfray
tratto da https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/pour-une-police-en-jaune

pacche, patacche e ripicche_ Un italiano a Parigi, di Giuseppe Germinario

A proposito della scorribanda priva di invito ufficiale di Di Maio in Francia, alcuni punti fermi:

  • Di Maio, Vicepresidente del Consiglio, assieme a Di Battista, è andato in Francia per incontrare alcuni esponenti del movimento dei jilet gialli, tra di essi l’esponente più radicale e probabilmente più legato a forze istituzionali ostili a Macron. Il motivo contingente riguarda l’appuntamento elettorale delle elezioni europee verso il quale il M5S viaggia ancora apparentemente in perfetta solitudine. Anche Macron, Presidente della Repubblica, è in piena campagna elettorale; si è imposto ed è stato addirittura scelto di fatto come leader europeo da buona parte delle forze progressiste europee, in particolare dal Partito Democratico Italiano. A testimonianza dei legami “affettivi” particolarmente solidi, il numero abnorme di suoi leader conferiti del titolo della Legion d’Onore. Un riconoscimento ormai rilasciato a piene mani e per questo inevitabilmente ormai svalutato. In certi ambienti sono sufficienti le “patacche” a gratificare
  • Il contenzioso verbale tra il duo Salvini/Di Maio e Macron con alti e bassi è ormai di lunga data; risale agli albori del Governo Conte; ha rasentato spesso e volentieri il volgo da osteria più dalla parte del duo per la verità. Anche “Jupiter” non ha disdegnato un linguaggio colorito; ha dato il là allo sproloquio, alternato però a comportamenti ostentatamente regali. Si è espresso, soprattutto, più saggiamente attraverso propri ventriloqui. È evidente però che il personaggio sta fremendo
  • Il contenzioso fattuale è ben più sostanzioso dello sproloquio verbale; è soprattutto ormai atavico. Riguarda lo spodestamento di Gheddafi in Libia nel 2011, con Francia e Gran Bretagna in prima fila e gli Stati Uniti di Obama a supporto indispensabile; prosegue con il contenzioso territoriale delle acque del mar Tirreno culminato con un trattato capestro firmato dai governi di centrosinistra e contestato dal Parlamento a maggioranza gialloverde. Nelle more sono proseguite sino a pochi istanti fa le acquisizioni da parte francese di importanti marchi del lusso ed alimentari, di quote importanti della rete commerciale, di banche strategiche (UNICREDIT) e società finanziarie, della principale società di telecomunicazioni (TELECOM). Alcune di queste scelte almeno imprenditorialmente fruttuose, altre dal carattere meramente predatorio. Il tutto nel generale giubilo e tripudio di una classe dirigente evidentemente soddisfatta di patacche, incarichi onorifici, pacche sulle spalle e rendite in grado di garantire lo status di famiglie blasonate per alcune generazioni. Una classe dirigente ben assortita, composta da ceto politico, imprenditoriale, istituzionale e burocratico
  • La forma nelle relazioni, soprattutto in diplomazia, è anche sostanza. Un po’ meno nel presente rispetto ad appena un secolo fa. Gli sgarbi comunque vengono restituiti possibilmente seguendo il criterio della memoria lunga, piuttosto che della reazione istintiva; sempre che la situazione non sfugga di mano. A Macron, al prezzo di evidenti manipolazioni e sofferenze psicologiche, devono averlo insegnato sin dall’adolescenza; Salvini e Di Maio non è detto che facciano in tempo ad apprenderlo. La ricorrente confusione e commistione tra ruolo istituzionale e funzione tribunizia offre continui pretesti ed argomenti agli avversari; alimenta un imbarbarimento del confronto politico per altro ricercato da tutte le fazioni politiche, comprese le più perbeniste e politicamente corrette, fuori e dentro il nostro paese con l’eccezione serafica, anzi luciferina, di Angela Merkel tra i pochi.

Il ceto politico al momento spodestato, per indole e volontà, in tutto questo contenzioso ha scelto di non utilizzare le leve delle quali disponeva, comprese le diplomatiche, per risolvere con dignità le dispute; ha smantellato in sovrappiù i propri apparati tecnico-politici e manageriali; si è ben guardato da coltivare un ceto manageriale ed imprenditoriale capace di sostenere il confronto ai livelli più alti e strategici. Quello che è subentrato non dispone di appoggi significativi negli apparati. Non gli manca la furbizia; ad oggi sembra deficitaria della consapevolezza e dell’esperienza necessarie a rigenerarli e nelle more a cercare di fidelizzare almeno una parte di essi. L’uscita di Paolo Savona dalla compagine governativa può essere l’indizio di una resa, come pure la sua nomina alla Consob può rappresentare il segnale che lo scontro si sta spostando all’interno degli apparati e della gestione del potere. Si vedrà se si tratta di una mesta ritirata, cosa più probabile o di un riposizionamento

  • La Francia di Macron rappresenta l’anello debole e più esposto della triade che comprende il vecchio establishment statunitense e la classe dirigente tedesca, impegnata nell’annichilimento politico-economico del nostro paese. Esposto in quanto Macron è l’unico Capo di Governo e di Stato ancora stabilmente in carica espressione di queste élite ancora dominanti in Occidente. Fragile in quanto si è inserito nei settori più facilmente riappropriabili da parte di eventuali centri di potere nazionali nostrani in via di formazione o di ripensamento. La messa in minoranza di Vivendi nella Telecom è probabilmente il segnale più importante. Rimane da osservare i movimenti nel settore commerciale, fondamentale per garantire sbocchi al settore agroalimentare e in quello finanziario, al momento in stallo. La Germania, al contrario, ha praticato soprattutto la strada del condizionamento e dell’integrazione indiretta di interi settori produttivi e finanziari e del condizionamento politico attraverso i meccanismi comunitari. Gli Stati Uniti meritano un discorso a parte e ben più articolato
  • In politica estera il Governo Conte ha subito uno smacco pesante, anche se ben mascherato, sulle politiche di bilancio nell’UE (Unione Europea), si appresta a compromessi inquietanti su garanzie del debito e unione bancaria confidando in una svolta politica in Europa tutta però da verificare. Ha realizzato alcuni importanti successi (presenza militare in Niger a dispetto dei franco-tedeschi, conferenza sulla Libia) sotto l’ombrello protettivo statunitense ed anglosassone

Il nervosismo di Macron è del tutto comprensibile; la sua protervia è il segnale della sua fragilità, piuttosto che della sua solidità. Dispone di una forza significativa, ma fragile; comunque sempre meno autorevole. Rischia di perdere il contrappeso della Gran Bretagna all’ingombrante fratello tedesco.

Il movimento dei gilet gialli, lo abbiamo segnalato sin dai suoi albori, a dispetto del suo carattere composito e politicamente, forse volutamente, poco caratterizzato, rivela una solidità, una costanza ed una capacità organizzativa che lascia intuire la possibilità di forti legami, reali e potenziali, con centri di potere importanti di quel paese e di sostegni politici insospettabili nel fronte formalmente amico.

Il trattato di Aquisgrana del gennaio scorso ha sancito il sodalizio fraterno tra Francia e Germania. Stranamente non ha ricevuto gli onori e il clamore dovuti e attesi, nemmeno gli stessi artefici hanno concesso alla firma l’aura di solennità paragonabile a quella del ‘63. La stessa opposizione ad esso d’altro canto è apparsa più che altro un atto dovuto, un rituale spento. Più che rassegnazione e inerzia, un atteggiamento corrispondente all’immagine di una coltre di cenere che nasconde il fuoco pronto a divampare.

Quell’accordo è stato prevalentemente rappresentato come un tentativo da parte dei due paesi di tentare la strada di piena autonomia politica e di affrancamento dal dominio americano. Data la condizione politica, strategica e ormai anche economica dei due paesi, compresa quella del più sopravvalutato dei due, la Germania, rappresenta piuttosto lo strumento con il quale il più furbo e perfido dei due, quello teutonico, cerca di asservire ed offrire le risorse amiche come obolo per la propria sussistenza e funzione di potenza regionale subordinata. Un obbiettivo riuscito con l’Italia e riproposto con la Francia già nelle recenti vicende dell’AIRBUS. Una possibilità di successo che richiede quantomeno due condizioni: la totale sconfitta di Trump negli Stati Uniti e la sopravvivenza di Macron in Francia da qui a due anni, ma che rischia in realtà di far implodere definitivamente l’intero continente europeo.

Il Vicepresidente del Consiglio Di Maio, con il suo raid improvvido e in incognito a Parigi, rischia di dare una mano alla sopravvivenza e all’investitura da leader di Macron, consentendogli in qualche modo di proseguire nella sua commistione fasulla e artefatta di grandeur francese ed europeismo servile da una parte e nella sua opera di delegittimazione nazionale del movimento a lui avverso.

È solo un segnale, ma importante di un ceto politico in via di formazione che per inerzia o per scelta più che emancipare una nazione rischia di garantirle nuove forme di asservimento più o meno consapevolmente.

 

 

Peter Altmaier “Nationale Industriestrategie 2030”, di Alessandro Visalli

I veli di ipocrisia e le cortine fumogene legate ad una visione ed ambizione unipolare del dinamiche geopolitiche, del quale il multilateralismo rappresenta la forma più sofisticata di sistema di relazioni, stanno cadendo uno alla volta man mano che le ambizioni di diversi attori geopolitici cominciano ad emergere in aperta competizione. L’ambito economico rappresenta sì uno degli spazi di intervento, ma direttamente connesso agli altri e subordinato e impregnato di strategie politiche. Il piano strategico nazionale dell’industria tedesca, ampiamente illustrato e commentato da Alessandro Visalli, ci offre un ulteriore tassello di una rappresentazione più realistica di queste dinamiche entro le quali si possono collocare eventi importanti come il recente trattato franco-tedesco. Realismo che contribuirà a far sbiadire ulteriormente l’aura di potenza costruita artificialmente attorno a quel paese e alla sua classe dirigente. Una illusione dalla quale pochi sono riusciti a sottrarsi, tra questi il gruppo storico di conflitti e strategie del quale ha fatto parte l’attuale Italia e il mondo e pochi altri analisti italiani, tra questi Giuseppe Masala. Buona lettura_Giuseppe Germinario

NB_ Qui sotto un vecchio articolo su una parvenza di politica industriale in Italia

http://italiaeilmondo.com/2017/01/22/203/

Peter Altmaier “Nationale Industriestrategie 2030”

tratto da http://tempofertile.blogspot.com/2019/02/peter-altmaier-nationale.html

Il Ministro dell’industria e dell’energia del governo tedesco, Peter Altmaier dell’Udc, ha appena pubblicato un Rapporto preliminare per la strategia a medio termine del paese. Si tratta, come rimarca anche Bloomberg, di un documento di grande rilevanza per il riposizionamento ideologico, e quindi strategico, del paese guida dell’Unione Europea. Simili reazioni si sono avute su “Il Foglio”, secondo il quale “La Germania punta sullo Stato per garantire un futuro alla sua industria”, o da parte de “Il Giornale”, per il quale “Berlino alza le barricate per difendere le imprese dallo shopping cinese”. Sono usciti anche articoli per DW, “German minister defends controversial industrial strategy”, secondo il quale i critici (Ifo, ad esempio, o Lars Feld) sostengono che sia incompatibile con un’economia di libero mercato, o il New Observerper il quale la Germania definisce una strategia per i “campioni” nazionali. O, ancora, il Financial Times, che vede ‘una tinta francese’ nel riportare in primo piano la politica industriale.

Come scrive lo stesso Altmaier è la prima volta che viene elaborata un’esplicita strategia industriale il cui scopo è “fornire una risposta razionale” a questioni chiave del presente. In primo luogo l’aggressiva presenza internazionale dei fondi sovrani cinesi e il rischio che le nuove tecnologie ‘leggere’ e basate sull’informatica evoluta possano mettere in secondo piano la tradizionale abilità ingegneristica ‘hard’ della Germania.

Come vedremo il documento è uno splendido esempio di razionalità ordoliberale e conferma, a chi fosse stato in questi anni particolarmente distratto, che le élite centroeuropee inseriscono la propria azione in una consapevole ed intenzionale politica di potenza che ha tradizione e storia nel paese.

Secondo quanto sostiene il documento le “questioni chiave del presente” sono:

–        come sostenere i livelli di ricchezza del paese nel contesto di politiche economiche che a volte sono protezionistiche degli altri paesi e con riferimento alla sfida dell’innovazione? Su questa domanda centrale è innestato un richiamo storico-ideologico ben preciso, la centralità e protagonismo dello Stato nella tradizione ordoliberale rappresentata dalla figura chiave di Ludwig Erhard nella “creazione e conservazione delle prosperità[1]. Ovviamente, come risultava dal programma “Prosperità per tutti[2], di Erhard, la legittimazione di questo attivismo dello Stato è ricercata nella “promessa a tutti i cittadini, a tutti gli strati sociali”. Una promessa che per il Ministro è stata garantita dalla formula ordoliberale della “economia sociale di mercato[3] della quale viene rivendicata la superiorità rispetto a qualsiasi forma di economia pianificata, come dimostrerebbe anche l’introduzione di elementi di mercato in Cina[4].

–        L’equilibrio di potere economico mondiale è in una fase di cambiamento profonda e rapida, da un lato accelera la globalizzazione, ma dall’altro cambia; infatti aumenta l’intervento degli Stati e cessano gli accordi multilaterali. Dunque ci sono vincitori e perdenti, e siamo solo all’inizio di questa trasformazione.

–        La Germania deve agire consapevolmente in questa situazione, partecipando attivamente e con successo allo sviluppo in corso. In particolare occorre salvaguardare le competenze tecnologiche chiave, senza restare fermi, come Stato, e non fare nulla. In perfetta coerenza con l’approccio neoliberale la soluzione è avere insieme sia più Stato sia più economia di mercato. Ciò perché la composizione delle scelte individuali delle singole aziende non è sufficiente per contrapporsi con successo alle sfide globali. La politica industriale pubblica in questi casi deve promuovere, attivare e proteggere le imprese e la vitalità delle forze di mercato, garantendo la conservazione dell’innovazione e della competitività. Questa è “responsabilità e compito dello Stato”, in linea con i principi della “economia sociale di mercato”.

Più in dettaglio, gli obiettivi del Programma sono:

–        lavorare con le parti al recupero della competenza tecnologica e della leadership industriale, a livello nazionale, europeo e mondiale in tutti i settori permanenti.

–        Farlo come condizione della performance economica complessiva della Germania e del benessere dei suoi cittadini.

–        Aumentando gradualmente la quota del valore aggiunto industriale verso il 20% su base europea e il 25% su base nazionale.

–        Utilizzando essenzialmente le forze del mercato privato e solo eccezionalmente l’intervento diretto dello Stato.

Descrivendo la situazione di background e quindi le sfide il Rapporto individua una congiuntura nella quale il vantaggio dell’industria tedesca si sta rapidamente riducendo. Fino ad ora i costi di manodopera e produzione relativamente più alti erano stati compensati efficacemente dalla superiorità tecnologica e quindi in termini di qualità. Ma i paesi competitori, ed in primis la Cina, stanno riducendo rapidamente il gap, grazie a joint venture, acquisizioni, ed investimenti in ricerca. D’altra parte ci sono settori, come i nuovi materiali e le innovazioni di automotive sostenibile, nei quali la Germania è in ritardo. Oppure come l’accesso globale e “l’economia piattaforma”, che sono egemonizzati dagli Usa o in Cina.

Invece nella IA la ricerca è abbastanza avanzata, ma le applicazioni sono indietro, ciò pone anche un problema di sovranità dei dati, ma più in generale di digitalizzazione (come ricordava qualche giorno fa Ashoka Mody[5]).

Altro settore arretrato è quello delle biotecnologie, o nella più generale ‘economia delle start-up’, data la presenza decisiva della finanza venture americana.

In definitiva il futuro e la competitività dell’industria tedesca dipende dalla capacità della parte pubblica di individuare e stimare le linee di sviluppo più promettenti in tempo utile, senza farsi catturare dal successo attuale, che potrebbe facilmente essere vanificato in futuro.

Del resto tutti gli altri principali paesi fanno una cosa del genere:

–        gli Stati Uniti si facevano guidare dai grandi gruppi tecnologico come Apple, Amazon, Google, Microsoft, che investono centinaia di miliardi di dollari in ricerca per la IA, la digitalizzazione, la guida automatica e la biotecnologia. L’attuale amministrazione ha modificato la rotta verso la protezione e stimolazione delle industrie di base come quelle metallurgiche, l’automotive e l’agricoltura.

–        Il Giappone investe sull’industria automobilistica, la IA, la robotica.

–        La Cina svolge una politica industriale molto attiva in oltre dieci settori-chiave, e con la nuova via della seta cerca di controllare la logistica mondiale. Il rischio è che in caso di successo interi settori potrebbero vedere il predominio cinese e dunque l’impossibilità di competere.

Dunque è necessario padroneggiare le nuove tecnologie, in particolare quelle ‘di base’ e potenzialmente ‘dirompenti’, come la digitalizzazione guidata dall’intelligenza artificiale, nella medicina diagnostica e nella guida, ad esempio, e lo sviluppo di piattaforme informatiche di messa in contatto dei fornitori e richiedenti dei servizi. Questa modalità di relazione e di gestione del mercato può creare, per il Rapporto, grandi vantaggi in termini di disponibilità e trasparenza dei prezzi, ma può anche agire nel senso opposto se sono interamente monopolizzate da pochi grandissimi attori che controllano dati e capitali[6].

Un altro settore chiave è la combinazione di automazione produttiva e comunicazione sulla base di piattaforme (Industria 4.0[7]), altri sono le nanotecnologie, le biotecnologie, i nuovi materiali e l’informatica quantistica.

La politica industriale tedesca, dunque, deve:

–        riaffermare la sovranità e la capacità industriale e tecnologica,

–        riconoscere e proteggere l’importanza di avere tutti gli anelli della catena del valore internamente nel paese, dove queste sono state interrotte, o sono a rischio occorre operare prevenire un’ulteriore erosione o invertirne il corso,

–        lottare per ogni posto di lavoro industriale, che è molto difficile da recuperare in seguito, per tutte le industrie, vecchie e nuove,

–        rafforzare le PMI, in particolare le medie aziende molto specializzate,

–        ma, al contempo, “le dimensioni contano”, quindi bisogna avere campioni nazionali in grado di competere alla pari con i giganti americani o cinesi, cosa che negli ultimi anni non è accaduto, tutti grandi gruppi sono storici, nessuno è emerso negli ultimi cinquanta anni,

–        assicurarsi che il divieto di acquisizione di società da parte di concorrenti stranieri si applichi per la sicurezza nazionale, come oggi, ma anche nei settori sfidati di leadership tecnologica sopra ricordati. In questi casi lo Stato può fornire assistenza e in casi limite intervenire direttamente per acquisirle; “pertanto è prevista la creazione di una struttura nazionale di partecipazione regolata dal Parlamento” che operi nei casi più grandi, di importanza economica e di rilevanza “esistenziale”, e in modo appropriato e proporzionale. Un esempio di immediata partecipazione statale necessarie è per ridurre la distanza competitiva che si sta creando nel settore della guida automatica,

–        stabilire che la protezione, attraverso interventi statali necessari per ragioni politiche generali, ed anche i sussidi mirati sono necessari per “compensare gli effetti negativi della concorrenza”, ripristinando condizioni di parità, “ciò deve essere possibile in conformità con la normativa UE”, ad esempio bisogna agire:

o   sui prezzi dell’energia elettrica e dell’energia,

o   sull’importo delle imposte sulle società,

o   sull’impatto dei contributi di sicurezza sociale (che devono essere sempre inferiori al 40%),

Forse spaventato dalle conseguenze di vasto profilo di quanto fin qui detto, in linea con la tradizione ordoliberale, ma in frizione con la retorica liberoscambista, segue la recita di un catechismo:

–        “Lo stato non può in nessun momento prendere decisioni commerciali per gli individui. Le aziende intervengono. Ogni azienda deve decidere da sola quale strategia vuole tenere e quali investimenti realizzare. Questo deriva dalla convincente unità di decisione e responsabilità. Ecco perché è compito di ogni azienda, che si tratti di investire in nuove tecnologie o no. Come il risultato di un’azione imprenditoriale deve rendere il successo e il fallimento altrettanto possibili se l’economia di mercato deve avere successo.

–        Lo stato non dovrebbe essere arbitro ed intervenire nella competizione tra le singole società, né nella competizione nazionale né in quella internazionale. È l’unico modo in cui il processo dell’allocazione ottimale delle risorse può avere successo, il miglior fornitore può affermarsi per il massimo valore aggiunto per tutti.

–        I principi del mercato e il vantaggio comparativo (Ricardo) restano validi. L’attenzione ad essi e la loro esecuzione sono nell’interesse di tutti gli interessati. Garantiscono che il successo di un’economia non è a spese di un’altra. Piuttosto possono crescere insieme e diventare più forti se riconoscono questi principi e li applicano”.

Quindi la Germania è sì impegnata per mercati aperti, e per l’espansione del multilateratismo come garanzia verso il protezionismo, ma contemporaneamente deve “lavorare intensamente per eliminare le disuguaglianze e gli svantaggi esistenti”. E quindi contrastare attivamente le distorsioni della concorrenza negli altri paesi, a tale scopo:

1-     Revisionare la dottrina degli aiuti di Stato e del diritto alla concorrenza,

2-     Abilitare aiuti temporanei in settori di elevata innovazione,

3-     Contrastare il dumping e l’abuso di posizione dominante,

4-     Facilitare le aggregazioni industriali nelle aree in cui servono grandi dimensioni per competere.

Questa politica industriale deve peraltro, per il documento, anche diventare la politica della UE; quindi anche nei paesi nei quali è in corso una deindustrializzazione (es. Italia) questa deve essere fermata[8]. Si propone la formazione di un “Consiglio dei Ministri dell’Industria”.

Non sfugge che se faccio discendere il benessere dei cittadini, e la legittimazione dell’azione e della stessa esistenza della funzione pubblica, dalla presenza di ‘campioni nazionali’ e di leadership nei settori di punta interpretando la competizione come predominio, il confine tra ‘libero’ mercato di scambio e ‘distorsione’ diventa confuso. Dal punto di vista che si assume, e che si difende orgogliosamente, il nazionalismo economico è solo a qualche centimetro di distanza.

La Germania, insomma, conferma ancora una volta che quando il proprio interesse nazionale, e quello delle sue principali lobbies, è minacciato è capace di svolte repentine. Purtroppo, anche quando prende una linea che potrebbe essere condivisa, tende a farla per le ragioni che riverberano la sua storia[9].

 

[1] – La differenza tra liberalismo classico e neoliberalismo, in particolare nella versione ordoliberale, è che il secondo enfatizza molto di più l’ordine come dovere politico e l’appello alla responsabilità individuale, che lo porta a temere l’economia di comando (Ropke) e l’eccessiva crescita del potere dello Stato, causa della dissoluzione del legame sociale per effetto della deresponsabilizzazione. Tuttavia l’azione dello Stato è legittima e necessaria proprio per promuovere l’aumento della qualità della vita (l’argomento qui stilizzato da Altmaier),e  per creare un’organizzazione economicamente efficiente e rispettosa della dimensione morale dell’uomo, come dice Eucjker, 1952, “capace di funzionare e degna dell’uomo”. Centrale, nella prospettiva ordoliberale, in questo similmente a quella neoliberale, è la concorrenza, che si va a sostituire in posizione centrale anche al libero mercato competitivo fondato sullo scambio e quindi alla metafisica naturalistica (e teologica) della ‘mano invisibile’. La concorrenza è il principio cardine dell’ordine economico, capace di salvaguardare al contempo la libertà. Ma, questo il punto cruciale, la concorrenza non è un dato naturale, ma l’essenza che deve essere imposta in forza di una ‘decisione di base’, come diceva Erhard. Gli interventi statali sono quindi possibili e necessari, ma devono essere ‘giusti’ in base agli obiettivi istituiti e una ‘politica regolatrice’ orientata ad eliminare gli ostacoli frapposti all’affermazione dei principi di concorrenza.

[2] – L. Erhard, “Benessere per tutti”, Garzanti, 1957. In questo libro lo Stato è posto come protettore supremo della concorrenza e della stabilità monetaria. L’intervento pubblico è legittimo in quanto ogni cittadino ha diritto di godere di uguaglianza di diritti e di un quadro istituzionale stabile. Gli interventi devono riferirsi sempre a regole generali e mai privilegiare singole posizioni, avvantaggiandole.

[3] – Nel saggio di Bohm, “Società privata e economia di mercato”, 1966, viene rovesciata la tradizionale gerarchia tra diritto pubblico e diritto privato e quindi fonda il “sociale” come gioco tra individui sottomessi ad un unico ordine giuridico (di diritto privato). “Economia sociale di Mercato”, termine messo in campo da Muller-Armack, fra i negoziatori del Trattato di Roma, significa allora economia di mercato e nella quale si instaura la ‘democrazia del consumo’ per mezzo della concorrenza. L’economia è ‘sociale’ perché obbedisce alle scelte dei consumatori, un concetto che fu inizialmente criticato dai socialisti, per i quali il termine rinviava casomai a solidarietà e cooperazione. Ma per Armack questa forma produce la massima ricchezza e benessere, ed è ‘ordine artificiale’ istituito con un atto definitorio degli scopi essenziali di una società. Nel definirli è dunque l’atto (di fondare la concorrenza come principio di ordine) che costituisce la società, rovesciando il meccanismo rousseuiano. Dunque, anche se può non sembrare, la “economia sociale di mercato” degli ordoliberali è proprio direttamente opposta allo Stato Sociale, o stato welfarista, il cui funzionamento tende a ridurre la concorrenza.

[4] – Casomai sarebbe il peculiare sistema misto, nel quale tuttavia predomina ampiamente lo Stato che provvede a garantire i risultati economici ed individuali, ad essere all’origine del successo cinese. E’ difficile immaginare due culture così lontane.

[5] – Ashoka Mody non si stupisce dell’avvio della recessione nella seconda metà del 2018 in Germania. Secondo la sua analisi le cause sono molteplici: il rallentamento del commercio mondiale nel 2018 e dell’economia cinese, a sua volta causato in parte dalla interruzione di stimoli che rischiavano di far crescere eccessivamente bolle immobiliari e creditizie nel paese orientale, in parte dai conflitti commerciali in corso. Secondo fattore, il calo vertiginoso delle vendite di auto, diesel in particolare, sul mercato interno tedesco a causa degli scandali avviati dagli Usa. C’è molta geopolitica in questa congiuntura, ma c’è anche molta fragilità strutturale del sistema tedesco: un’enorme dipendenza dalla domanda estera, e paradossalmente dalle politiche pseudo-keynesiane che in patria si rifiutano ma che all’estero si sfruttano parassitariamente. Ancora, l’obsolescenza della struttura industriale e persino della cultura tecnica a causa di storiche carenze di investimenti pubblici e privati in un’economia interamente rivolta alla tesaurizzazione finanziaria. Ora servirebbe la politica, ma gli interessi costituiti di un’industria che vale il 14% del Pil e che non si vuole rinnovare verso la motoristica elettrica e verso una maggiore elettronica che oscura i tradizionali punti di forza ingegneristici del paese, li impediscono. La Germania, sostiene Mody, rischia di perdere la corsa tecnologica globale, mentre l’economia si polarizza tra vecchi lavori sicuri in sofferenza, per l’internazionalizzazione delle reti di produzione, e il lavoro povero che si estende, e quindi mentre il quadro politico si frammenta.  Cfr “German is a diminished giant, and that spells trouble for Europe”.

[6] – Ad esempio Amazon, cfr “Amazon e il suo monopolio

[7] – Cfr, “Industria 4.0 e le sue conseguenze”.

[8] – La coerenza con il primato della ‘capacità competitiva’, che significa della capacità di prevalere, dei campioni e dei settori nazionali, con l’affermazione che l’intera Europa deve industrializzarsi scaturisce dalla pratica: con il mercato interno più forte, e con la corona di paesi satellite istituita, la Germania è nella posizione di subordinare le altre filiere produttive, incorporandole in posizione subalterna nella propria rete logistica e di subfornitori. In linea di massima è quanto sta succedendo, come si vede anche dalle reazioni dei ceti imprenditoriali del nord Italia al rischio di scontro e/o rottura.

[9] – Si veda, ad esempio, Marc Bloch, “La natura imperiale della Germania”, Emile Durkheim, “La Germania al di sopra di tutto”.

Macron, un corpo estraneo_ a cura di Giuseppe Germinario

Il settimanale Marianne https://www.marianne.net/politique/candidat-des- premiers-de-cordee-la-campagne-presidentielle-d-emmanuel-macron-ete-financee e il quotidiano “aujoud’hui en france” ai primi di dicembre hanno scavato sulle fonti di finanziamento del movimento fondato da Macron un anno prima delle elezioni presidenziali. L’inchiesta ha rivelato numerose ed inquietanti sorprese. Non sono una novità, visto l’oscuro precedente di Sarkozy. Ma il salto di qualità è impressionante. E’ la rappresentazione plastica e venale della divisione crescente interna a quel paese, messa a nudo finalmente dal movimento dei gilet gialli. Da circa un mese Macron ha avviato una massiccia e suadente campagna di comunicazione con una impronta diversa dallo stile jupiteriano ed altezzoso adottato nei mesi scorsi. Una campagna resa ancora persuasiva dalla feroce e inaudita repressione poliziesca, corroborata dall’uso intensivo di armi e di strumenti antisommossa degni di regimi di altra natura. Nemmeno la rivolta delle banlieu del 2015 ha goduto di simili attenzioni. Una campagna destinata quindi a naufragare e a delegittimare ulteriormente il logorroico presidente. Assistiamo all’ennesimo rapido tramonto di una carriera politica. E non è ancora sopraggiunta la reazione interna alla firma semiclandestina dell’accordo franco-tedesco, il 22 gennaio ad Aquisgrana (Aachen)_Giuseppe Germinario L’articolo è stato pubblicato in data odierna anche dal sito vocidallestero.it

La campagna presidenziale di Macron è stata finanziata per metà da un club di meno di mille persone

Tra marzo 2016 e maggio 2017, l’En Marche è stata finanziata per mezzo di 913 donazioni, rivela la “JDD” questa domenica 2 dicembre. Il Regno Unito avrà contribuito più delle dieci maggiori città francesi della provincia alla campagna presidenziale di Emmanuel Macron.

È un gruppo di supporto che non lesina sui mezzi. Il giornale della domenica, che ha esaminato i conti di LREM a marzo (LREM), rivela questo 2 dicembre che l’epopea presidenziale di Emmanuel Macron è stata finanziata per mezzo di … 913 persone soltanto, al massimo. Questo “club dei mille” ha donato non meno di 6,3 milioni di euro all’En Marche dalla sua creazione a marzo 2016 sino a maggio 2017; rappresenta il 48% delle donazioni totali. Questa cifra impressionante supera per esempio tutte le donazioni fatte a candidati “piccoli”, tra cui Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Philippe Poutou, François Asselineau, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade. Di che dopare in modo spettacolare una candidatura per le elezioni presidenziali.

In un sondaggio pubblicato lo scorso aprile, Marianne ha mostrato come gli staff di Emmanuel Macron si siano affidati in gran parte a cene di raccolta fondi organizzate con professionisti finanziari per lanciare la nomina dell’enarca. Alla fine del 2016, il ” 69% ” delle donazioni era stato ottenuto attraverso questa modalità. En Marche ha potuto anche contare su un prezioso club di ” 400 donatori a oltre 5.000 € “. Il sondaggio JDD conferma che questo cerchio si è espanso nei primi sei mesi del 2017 … ma non troppo. La cifra di 913 corrisponde a donazioni superiori a 5.000 euro e non al numero di donatori, il massimale è di 7.500 euro a persona all’anno. Tuttavia, è una scommessa certa che molti dei ricchi mecenati dell’Ispettore delle Finanze hanno scelto di fare due donazioni, una nel 2016 e una nel 2017. Il suo prezioso “club dei mille” è più precisamente una prima cerchia di 450 a 913 donatori.

PIÙ DONAZIONI DAL REGNO UNITO CHE DALLA PROVINCIA

La geografia di questi doni rivela un altro squilibrio. Dipinge un ritratto di un candidato ampiamente sostenuto nella regione parigina (il 56% del totale) e … nelle roccaforti della finanza all’estero, molto più che nelle province. Preoccupante visto come parte della “Francia periferica”, si leva attraverso il movimento di ” giubbotti gialli “”. Veniamo a sapere che le donazioni dalla Svizzera (95.000 euro) hanno portato più soldi rispetto a quelli di … Marsiglia (78.364 euro), la seconda città più grande della Francia! Con solo 18 benefattori ma con 105.000 euro concessi, i libanesi hanno contribuito fortemente all’emergere del macronismo, più dei 250.000 abitanti di Bordeaux e di 230.000 abitanti di Lille insieme! Dopo Parigi, la seconda città più “macronizzata” non è altro che … Londra. Con 800.000 euro di donazioni, il Regno Unito scavalca … tutte le dieci maggiori città francesi della provincia. Questa informazione dà un altro significato alla parziale rimozione della “tassa di uscita”, annunciata con grande enfasi da Emmanuel Macron nella rivista americana Forbes , lo scorso maggio.

Nel tentativo di liberarsi della sua etichetta di “ricco candidato”, l’ex banchiere avrà spinto le sue truppe a mentire. Nel maggio 2017, i team di En Marche hanno assicurato a Libération che la proporzione di donazioni di oltre 5.000 euro rispetto alla raccolta totale era ” un terzo “. In realtà è la metà, come documentato oggi dal sondaggio JDD . Sottolineando, come riportato nello studio dell’Istituto di politica pubblica pubblicato lo scorso ottobre, che i grandi vincitori della politica fiscale di Emmanuel Macron sono … gli ultrariches. L’1% più ricco vede i propri redditi aumentare del 6%, quando le famiglie più modeste perdono l’1% del potere d’acquisto.

il nuovo trattato franco-tedesco, a cura di Giuseppe Germinario

Qui sotto il testo del trattato franco-tedesco che verrà sottoscritto il 22 gennaio prossimo ad Aquisgrana in occasione del 59° anniversario del primo storico trattato sancito dai due governi.

Il contesto storico è molto diverso; l’autorevolezza e la credibilità dei due attuali contraenti non è paragonabile a quella dei primi garanti; gli stessi mallevadori di quel primo accordo, gli Stati Uniti, sembrano combattuti al proprio interno riguardo al destino da riservare alla attuale Unione Europea. La grandezza emotiva di quell’accordo poggiava su un retaggio; la memoria di due potenze l’una decaduta, l’altra distrutta da un conflitto estremo e risolutivo. La sua ambivalenza veniva dissolta in appena un paio di anni con il naufragio dei propositi gaullisti di separare l’alleanza politico-diplomatica atlantica dal sodalizio militare della NATO attraverso la creazione di un polo militare e di deterrenza nucleare autonomi franco-tedesco. L’ambivalenza del prossimo rischia di dissolversi nel momento stesso del concepimento dell’accordo. Esso poggia sul proposito di un unico mercato mondiale senza barriere, o per meglio dire con barriere e regole mirate, reso ipotizzabile solo da un dominio unipolare pressoché totale di una superpotenza. Ipotesi manifestamente impraticabile da parte di Stati Uniti e Cina, del tutto velleitaria da parte dell’asse franco-tedesco. Ciò non ostante, la forza di inerzia dei centri decisionali sostenitori di questo processo è ancora rilevante e può portare ad ulteriori sviluppi e sussulti dei rapporti comunitari prima e non ostante gli evidenti segni di decomposizione. I prossimi mesi ci diranno se si tratta ancora di un processo comunitario che interessa l’intero subcontinente europeo oppure della costruzione surrettizia di una area di influenza franco-tedesca più limitata all’interno dell’Europa, ma che consenta alla Francia di mantenere, pur se in condominio, una parvenza di egemonia nel Nord-Africa e nel Vicino Oriente. Sta di fatto che tutti i passi concreti, ancorché velleitari, di questo trattato, compresa la proposta di assegnazione del seggio dell’ONU alla Germania, contrasta con una retorica europeista sempre più spenta e autoreferenziale. Un progetto, nell’una e nell’altra veste che vede designata come vittima sacrificale la sorella Italia. In qualche maniera il nostro paese sembra aver superato la pressoché totale passività che ha contraddistinto la propria politica estera degli ultimi trenta anni; i nuovi centri politici in via di formazione non sembrano però ancora in grado di comprendere la natura, l’entità e la drammaticità dello scontro politico in atto. Le tentazioni di trasformismo e ritorno a Canossa sono ricorrenti non ostante il contenzioso tra Commissione Europea e stati nazionali sembra allargarsi ad altri protagonisti di tutto rispetto come la Spagna. La gestione della trattativa sui vincoli finanziari e la piega che sta prendendo la conformazione della futura Unione bancaria e dell’ESM non lasciano presagire granché di buono non ostante gli spazi aperti dal nuovo corso americano. Si spera che finiscano almeno le pratiche degli annunci roboanti seguite da “momenti Tsipras”. Il primo compito di queste forze è quello di assumere e far comprendere la durezza e le pesanti implicazioni di politiche di interesse nazionale magari meno urlate, ma più assertive. Un popolo va temprato e reso responsabile_Germinario Giuseppe

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/le-nouveau-traite-franco-allemand-qui-sera-signe-le-22-janvier-804036.html

https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-et-analyse-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

Trattato tra la Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania sulla cooperazione e l’integrazione franco-tedesche

La Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania

Riconoscendo lo storico successo della riconciliazione tra i popoli francese e tedesco a cui il trattato del 22 gennaio 1963 tra la Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania sulla cooperazione franco-tedesca ha dato un contributo eccezionale e da cui è nata una rete senza precedente per le relazioni bilaterali tra le loro società civili e le loro autorità pubbliche a tutti i livelli,

Convinti che sia giunto il momento di elevare le loro relazioni bilaterali a un livello superiore e di prepararsi alle sfide che affliggono sia gli Stati che l’Europa nel 21 ° secolo, e di convergere le loro economie e modelli sociali, a promuovere la diversità e avvicinare le loro società e i loro cittadini,

Convinto che la stretta amicizia tra Francia e Germania sia stata decisiva e resti un elemento indispensabile di un’Unione europea unita, efficace, sovrana e forte,

Impegnati ad approfondire la loro cooperazione in materia di politica europea al fine di promuovere l’unità, l’efficacia e la coesione dell’Europa, pur mantenendo questa cooperazione aperta a tutti gli Stati membri dell’Unione europea,

Impegnato nei principi, nei diritti, nelle libertà e nei valori fondatori dell’Unione europea, che difendono lo stato di diritto in tutta l’Unione europea e lo promuovono all’estero,

In allegato a lavorare verso la convergenza sociale ed economica verso l’alto all’interno dell’Unione europea, per rafforzare la solidarietà reciproca e promuovere il costante miglioramento delle condizioni di vita e di lavoro in conformità con i principi di base europea dei diritti sociali, compresi prestando particolare attenzione alle donne di empowerment e la parità di genere,

Riaffermando l’impegno dell’Unione europea a favore di un mercato mondiale aperto , equo e basato su regole, con l’accesso sulla base di reciprocità e di non discriminazione e governata da elevati standard ambientali e sociali,

Consapevoli dei loro diritti e obblighi derivanti dalla Carta delle Nazioni Unite,

Impegnato fermamente a un ordine internazionale e al multilateralismo basato su regole, di cui le Nazioni Unite sono l’elemento centrale,

Convinti che prosperità e sicurezza possono essere raggiunte solo agendo con urgenza per proteggere il clima e preservare la biodiversità e gli ecosistemi,

Agire secondo le rispettive norme costituzionali e giuridiche nazionali e all’interno del quadro giuridico dell’Unione Europea,

Riconoscendo il ruolo fondamentale della cooperazione decentrata dei comuni, dipartimenti, regioni, Länder, il Senato e il Bundesrat, nonché la cooperazione tra il plenipotenziario della Repubblica federale di Germania per gli Affari Culturali del Trattato di cooperazione franco-tedesca e competenti ministri francesi,

Riconoscendo il ruolo essenziale della cooperazione tra l’Assemblea nazionale e il Deutscher Bundestag, in particolare nel quadro del loro accordo interparlamentare del 22 gennaio 2019, che costituisce una dimensione importante degli stretti legami tra i due paesi, hanno convenuto quanto segue :

Capitolo 1: Affari europei

Articolo 1 st

I due stati stanno approfondendo la loro cooperazione sulla politica europea. Promuovono una politica estera e di sicurezza comune efficace e forte e rafforzano e approfondiscono l’Unione economica e monetaria . Si sforzano di ultimare il completamento del mercato unico e di costruire un’Unione competitiva basata su una solida base industriale, che serva da base per la prosperità, promuovendo la convergenza economica, fiscale e sociale , nonché il carattere duraturo in tutte le sue dimensioni.

Nota OB: ma in nome di cosa dovremmo convergere con gli standard tedeschi, e non con quelli italiani, ad esempio?

Articolo 2

I due Stati membri si consultano regolarmente a tutti i livelli preliminarmente i principali eventi europei, cercando di stabilire posizioni comuni e di concordare prese di posizione coordinate tra i loro ministri. Si coordinano sul recepimento della legge europea nella propria legislazione nazionale.

Capitolo 2: Pace , sicurezza e sviluppo

Articolo 3

I due stati stanno approfondendo la loro cooperazione in materia di politica estera, difesa, sicurezza esterna e interna e sviluppo, cercando al contempo di rafforzare la capacità di azione autonoma dell’Europa. Si consultano a vicenda al fine di definire posizioni comuni su qualsiasi decisione importante che riguardi i loro interessi comuni e di agire congiuntamente in tutti i casi in cui ciò sia possibile.

Nota OB: ma in nome di cosa dovremmo convergere con le visioni e le esigenze tedesche, e non quelle spagnole ad esempio? Ci sono paesi di seconda classe nell’Unione?

Articolo 4

(1) In seguito agli impegni che li vincolano ai sensi dell’articolo 5 del trattato del Nord Atlantico del 4 aprile 1949 e dell’articolo 42, paragrafo 7 del trattato sull’Unione europea del 7 febbraio 1992, modificato dal trattato di Lisbona del 13 dicembre 2007 che modifica il trattato sull’Unione europea e il trattato che istituisce la Comunità europea, i due Stati, convinti dell’indissociabilità dei loro interessi di sicurezza, convergono sempre più i loro obiettivi e le loro politiche di sicurezza e difesa , rafforzando in tal modo i sistemi di sicurezza collettiva di cui fanno parte. Si prestano aiuto e assistenza con tutti i mezzi a loro disposizione, compresa la forza armata, in caso di aggressione armata contro i propri territori. L’ambito di applicazione territoriale della seconda frase del presente paragrafo corrisponde a quello dell’articolo 42, paragrafo 7, del trattato sull’Unione europea.

(2) I due Stati agiranno congiuntamente in tutti i casi, ove possibile, in conformità con le rispettive norme nazionali, al fine di mantenere la pace e la sicurezza. Continuano a sviluppare l’efficienza, la coerenza e la credibilità dell’Europa nel campo militare . In tal modo, si impegnano a rafforzare la capacità d’azione dell’Europa e a investire congiuntamente per colmare le lacune in termini di capacità, rafforzando così l’Unione europea e l’Alleanza del Nord Atlantico .

Nota OB: Ricordiamo che i deputati tedeschi silurarono il Trattato dell’Eliseo durante la ratifica aggiungendo nel preambolo un riferimento alla NATO che non apparve lì …

(3) I due Stati si impegnano a rafforzare ulteriormente la cooperazione tra le loro forze armate al fine di stabilire una cultura comune e schieramenti congiunti. Stanno intensificando lo sviluppo di programmi di difesa comuni e li espandono ai partner. In tal modo, intendono promuovere la competitività e il consolidamento della base industriale e tecnologica della difesa europea. Sono favorevoli alla cooperazione più stretta possibile tra le loro industrie della difesa, sulla base della loro reciproca fiducia. Entrambi i paesi svilupperanno un approccio comune alle esportazioni di armi attraverso progetti comuni.

Nota OB: esportazione di armi, una priorità …

(4) I due stati istituiscono il Consiglio franco-tedesco di difesa e sicurezza come organo politico per gestire questi reciproci impegni. Questo Consiglio si riunirà al più alto livello a intervalli regolari.

Articolo 5

I due stati estendono la cooperazione tra i ministeri degli affari esteri, incluse le loro missioni diplomatiche e consolari. Si scambieranno alti funzionari. Stabiliranno scambi all’interno delle loro rappresentanze permanenti presso le Nazioni Unite a New York, in particolare tra le loro squadre del Consiglio di sicurezza, le loro rappresentanze permanenti presso l’Organizzazione del trattato del Nord Atlantico e le loro rappresentanze permanenti presso le Nazioni Unite. Unione europea, nonché tra gli organismi dei due Stati responsabili del coordinamento dell’azione europea.

Nota OB: ma in nome di cosa dovrebbe convergere con le visioni e le esigenze tedesche, e non l’inglese per esempio?

Articolo 6

Nel settore della sicurezza interna, i governi dei due Stati stanno rafforzando ulteriormente la loro cooperazione bilaterale nella lotta contro il terrorismo e la criminalità organizzata, nonché la loro cooperazione nel settore giudiziario e in materia di intelligence e polizia. Esse attuano misure comuni di formazione e impiego e creano un’unità comune per le operazioni di stabilizzazione nei paesi terzi.

Nota OB: poter andare in guerra allora. Perché non è indicato “dopo l’approvazione del Consiglio di sicurezza delle Nazioni Unite”?

Articolo 7

I due Stati si impegnano a stabilire un partenariato sempre più stretto tra l’Europa e l’Africa rafforzando la loro cooperazione nei settori dello sviluppo del settore privato, dell’integrazione regionale, dell’istruzione e della formazione professionale, dell’uguaglianza di genere e dell’emancipazione femminile, con l’obiettivo di migliorare le prospettive socioeconomiche, la sostenibilità, il buon governo e la prevenzione dei conflitti, la risoluzione delle crisi, compreso il mantenimento della pace, e la gestione delle situazioni post-conflitto. I due Stati stabiliscono un dialogo politico annuale sulla politica di sviluppo internazionale per intensificare il coordinamento della pianificazione e dell’attuazione delle politiche.

Articolo 8

(1) Nel quadro della Carta delle Nazioni Unite, i due Stati coopereranno strettamente in tutti gli organi delle Nazioni Unite. Essi coordineranno strettamente le loro posizioni, come parte di un più ampio sforzo di consultazione tra gli Stati membri dell’UE in seno al Consiglio di sicurezza delle Nazioni Unite e in conformità con le posizioni e gli interessi dell’Unione europea. Agiranno di concerto per promuovere alle Nazioni Unite le posizioni e gli impegni dell’UE nei confronti delle sfide e delle minacce globali. Faranno del loro meglio per raggiungere una posizione unitaria dell’Unione europea negli organi competenti delle Nazioni Unite.

(2) I due Stati si impegnano a proseguire i loro sforzi per completare i negoziati intergovernativi sulla riforma del Consiglio di sicurezza delle Nazioni Unite. L’ammissione della Repubblica Federale di Germania come membro permanente del Consiglio di sicurezza delle Nazioni Unite è una priorità della diplomazia franco-tedesca.

Nota OB: No. La priorità è portare India, Nigeria o Sud Africa e Brasile o Argentina, in modo che il loro continente sia rappresentato …

Capitolo 3 Cultura, istruzione, ricerca e mobilità

Articolo 9

Entrambi gli stati riconoscono il ruolo decisivo svolto dalla cultura e dai media nel rafforzare l’amicizia franco-tedesca. Di conseguenza, sono determinati a creare per i loro popoli uno spazio condiviso di libertà e opportunità, nonché uno spazio culturale e mediatico comune. Sviluppano programmi di mobilità e di scambio tra i loro paesi, in particolare per i giovani nel quadro dell’Ufficio gioventù franco-tedesco, e definiscono obiettivi quantificati in questi settori. Al fine di promuovere collegamenti sempre più stretti in tutti i settori dell’espressione culturale, anche attraverso istituti culturali integrati, stanno mettendo in atto programmi specifici e una piattaforma digitale, in particolare per i giovani.

Articolo 10

I due stati stanno avvicinando i loro sistemi educativi sviluppando l’apprendimento reciproco delle rispettive lingue, adottando, in conformità con la loro organizzazione costituzionale, strategie per aumentare il numero di studenti che studiano la lingua del partner, azioni per il riconoscimento reciproco dei diplomi e l’istituzione di strumenti di eccellenza franco-tedeschi per la ricerca, l’istruzione e la formazione professionale, nonché programmi integrati doppi franco-tedeschi sotto l’egida di istruzione superiore.

Nota OB: tedesco, ovviamente, la lingua strategica del XXI ° secolo …

Articolo 11

Entrambi gli stati promuovono il collegamento in rete dei loro sistemi di istruzione e ricerca, nonché le loro strutture di finanziamento. Continuano lo sviluppo dell’Università franco-tedesca e incoraggiano le università francesi e tedesche a partecipare a reti di università europee.

Articolo 12

I due stati stanno istituendo un fondo comune dei cittadini per incoraggiare e sostenere le iniziative dei cittadini e il gemellaggio tra città allo scopo di avvicinare i loro due popoli.

Capitolo 4 Cooperazione regionale e transfrontaliera

Articolo 13

(1) I due Stati riconoscono l’importanza della cooperazione transfrontaliera tra la Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania al fine di rafforzare i legami tra cittadini e imprese su entrambi i lati della frontiera, compreso il ruolo essenziale delle autorità locali e di altri attori locali a questo riguardo. Intendono facilitare la rimozione degli ostacoli nei territori di confine al fine di attuare progetti transfrontalieri e facilitare la vita quotidiana degli abitanti di questi territori.

(2) A tal fine, conformemente alle rispettive norme costituzionali dei due Stati e nei limiti del diritto dell’Unione europea, i due Stati dotano gli enti regionali e locali frontalieri e le entità transfrontaliere come gli Eurodistretti di poteri appropriati , risorse dedicate e procedure accelerate per superare gli ostacoli all’attuazione di progetti transfrontalieri, in particolare nei settori economico, sociale, ambientale, sanitario, energetico e dei trasporti. Se nessun altro mezzo consente loro di superare questi ostacoli , possono essere concesse adeguate disposizioni legali e amministrative, comprese deroghe . In questo caso, dipende dai due Stati adottare la legislazione appropriata.

Nota OB: Ma si tratta di avere regioni di prima e seconda zona in Francia!

(3) Entrambi gli Stati rimangono impegnati a preservare standard elevati nei settori del diritto del lavoro, della protezione sociale, della salute e sicurezza e della protezione ambientale.

Articolo 14

I due stati hanno istituito un comitato di cooperazione transfrontaliera comprendente parti interessate quali le autorità statali e locali, i parlamenti e entità transfrontaliere come i distretti dell’euro e, se necessario, le euroregioni interessate. Tale comitato è responsabile del coordinamento di tutti gli aspetti dell’osservazione territoriale transfrontaliera tra la Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania, definendo una strategia comune per la scelta dei progetti prioritari e monitorando le difficoltà incontrate nei territori frontalieri. e presentare proposte per rimediarvi, nonché per analizzare l’impatto della nuova legislazione sui territori di confine.

Articolo 15

Entrambi gli stati si impegnano a raggiungere l’obiettivo del bilinguismo nelle aree di confine e sostengono le comunità di confine per sviluppare e attuare strategie appropriate.

Nota OB: tedesco, ovviamente, la lingua strategica del XXI ° secolo …

Articolo 16

I due stati faciliteranno la mobilità transfrontaliera migliorando l’interconnessione tra le reti digitali e fisiche tra loro, compresi i collegamenti ferroviari e stradali. Lavoreranno a stretto contatto nel campo della mobilità innovativa, sostenibile e universalmente accessibile per sviluppare approcci o standard comuni per entrambi gli stati.

Articolo 17

Entrambi gli Stati incoraggiano la cooperazione decentrata tra comunità nei territori non frontalieri. Si impegnano a sostenere le iniziative lanciate da queste comunità implementate in questi territori.

Capitolo 5 Sviluppo sostenibile, clima, ambiente ed affari economici

Articolo 18

Entrambi gli Stati stanno lavorando per rafforzare il processo di attuazione degli strumenti multilaterali relativi allo sviluppo sostenibile, alla salute globale e alla protezione dell’ambiente e del clima, in particolare l’Accordo di Parigi del 12 dicembre 2015 e l’Agenda 2030 delle Nazioni Unite per lo sviluppo sostenibile. A tal fine, collaborano strettamente per formulare approcci e politiche comuni, tra cui la messa in atto di misure per la trasformazione delle loro economie e la promozione di azioni ambiziose per combattere i cambiamenti climatici. Garantiscono l’integrazione della protezione del clima in tutte le politiche, compresi regolari scambi trasversali tra i governi nei settori chiave.

Articolo 19

I due Stati promuoveranno la transizione energetica in tutti i settori pertinenti e, a tal fine, svilupperanno la loro cooperazione e rafforzeranno il quadro istituzionale per finanziare, sviluppare e attuare progetti comuni, in particolare nei settori delle infrastrutture, energia rinnovabile ed efficienza energetica.

Articolo 20

(1) I due stati stanno approfondendo l’integrazione delle loro economie al fine di stabilire una zona economica franco-tedesca con regole comuni. Il Consiglio economico-finanziario franco-tedesco promuove l’armonizzazione bilaterale della loro legislazione, in particolare nel campo del diritto commerciale, e coordina regolarmente le politiche economiche tra la Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania per promuovere la convergenza tra i due stati e migliorare la competitività delle loro economie.

Nota OB: Incredibile. È vero che non eravamo abbastanza legati dall’UE, mettiamo uno strato con la Germania …

(2) I due Stati istituiscono un “Consiglio degli esperti economici franco-tedesco” composto da dieci esperti indipendenti per presentare a entrambe i governi le raccomandazioni riguardanti la loro azione economica.

Nota OB: ah, il ritorno di esperti economici “indipendenti” non eletti …

Articolo 21

I due stati stanno intensificando la loro cooperazione nel campo della ricerca e della trasformazione digitale, tra cui l’intelligenza artificiale e innovazioni dirompenti. Promuoveranno linee guida internazionali sull’etica delle nuove tecnologie . Per promuovere l’innovazione, creano iniziative franco-tedesche aperte alla cooperazione a livello europeo. I due Stati metteranno in atto un processo di coordinamento e finanziamenti congiunti per sostenere programmi congiunti di ricerca e innovazione.

Articolo 22

Le parti coinvolte e gli attori interessati di entrambi gli stati si riuniscono in un forum per il futuro franco-tedesco per lavorare sui processi di trasformazione delle loro società.

Capitolo 6 Organizzazione

Articolo 23

Le riunioni tra i governi dei due Stati hanno luogo almeno una volta all’anno,alternativamente nella Repubblica francese e nella Repubblica federale di Germania. Dopo l’entrata in vigore del presente trattato, il Consiglio dei ministri franco-tedesco adotta un programma pluriennale di progetti di cooperazione franco-tedeschi. I segretari generali per la cooperazione franco-tedesca responsabili della preparazione di questi incontri monitorano l’attuazione di questo programma e riferiscono al Consiglio dei ministri.

Articolo 24

Un membro del governo di uno dei due Stati parteciperà, almeno una volta a trimestre, in alternanza al Consiglio dei ministri dell’altro Stato.

Nota dell’OB: Bene, vediamo … E se no, gli spagnoli, gli italiani, i polacchi sentiranno odore di petrolio? 

La prospettiva di avere davanti a sé un simile mastodonte piacerà sicuramente a tutti gli altri stati medio-piccoli dell’UE …

Articolo 25

I consigli, le strutture e gli strumenti della cooperazione franco-tedesca sono soggetti a revisione periodica e, se necessario, sono adattati senza indugio agli obiettivi concordati. La prima di queste verifiche dovrebbe aver luogo entro sei mesi dall’entrata in vigore del trattato e proporre gli adeguamenti necessari. I segretari generali per la cooperazione franco-tedesca valutano regolarmente i progressi. Informano i parlamenti e il Consiglio dei ministri franco-tedesco dello stato generale di avanzamento della cooperazione franco-tedesca.

Articolo 26

I rappresentanti delle regioni e dei Länder, nonché il comitato di cooperazione transfrontaliera, possono essere invitati a partecipare al Consiglio dei ministri franco-tedesco.

Capitolo 7: Disposizioni finali

Articolo 27

Il trattato integra il trattato del 22 gennaio 1963 tra la Repubblica francese e la Repubblica federale di Germania sulla cooperazione franco-tedesca ai sensi del paragrafo 4 delle disposizioni finali del presente trattato.

Articolo 28

I due Stati si informano reciprocamente, tramite il canale diplomatico, del completamento delle procedure nazionali necessarie per l’entrata in vigore del presente trattato. Il presente trattato entra in vigore alla data di ricevimento dell’ultima notifica.

Fonte: la Tribune , 16/01/2019

il tabu dell’Unione Europea_Traduzione di Giuseppe Germinario

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2019/01/14/31001-20190114ARTFIG00262-coralie-delaume-l-union-europeenne-sera-le-sujet-tabou-du-grand-debat.php?fbclid=IwAR1vLJGy_QqKuzWXeI1qYpJYcWyf9xaeOzHLMAGBBwbsER0VgDbUYthy6Qw&redirect_premium

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/13/document-la-lettre-d-emmanuel-macron-aux-francais_5408564_823448.html

FIGAROVOX / INTERVISTA –  La “Lettera ai francesi” di Emmanuel Macron è appena apparsa per delineare il grande dibattito nazionale; Coralie Delaume rileva l’assenza di un argomento che lei considera essenziale: l’Unione europea.


Coralie Delaume è una saggista, ha scritto The End of the European Union (Michalon, 2017) e ha appena pubblicato La coppia franco-tedesca non esiste (Michalon, 2018). Dal 2011, ospita anche il blog L’Arčne nue .


FIGAROVOX.- In una lunga lettera ai francesi per il lancio del “grande dibattito nazionale”, Emmanuel Macron parla di “ricostruzione di un nuovo contratto sociale”. Cosa ti suggerisce questa lettera?

Coralie DELAUME.- Questa stessa idea di “grande dibattito nazionale” è strana quanto a Emmanuel Macron, un presidente recentemente eletto. Se la Francia avesse ancora una normale vita democratica, potremmo considerare che il “grande dibattito” ha avuto luogo nel 2017 e che è stato definito “campagna presidenziale”. In un ambiente sano, il momento del dibattito è quello della campagna elettorale. Diversi progetti sociali – anche opposti – si confrontano, i programmi sono presentati, spiegati, difesi. Dopo di che i cittadini votano e governa il candidato che ha sostenuto il progetto vincitore. Se necessario, e se una questione cruciale sorge durante il mandato, gli elettori possono essere consultati tramite referendum, che dà luogo a un “grande dibattito nazionale” chiamato “campagna referendaria”. I cittadini hanno due opzioni, dicono “si” o “no”. In linea di principio, il verdetto delle urne dovrebbe essere rispettato. Insisto: in linea di principio. Nel maggio 2005, durante l’ultimo referendum tenutosi in Francia (quello sul progetto di trattato costituzionale europeo), è stato diverso.

Finché non vogliamo mettere in discussione l’Unione europea, non esiste un “grande dibattito”.

Da allora, non c’è mai stato un referendum ed è probabilmente questo – questo tipo di “frustrazione del referendum” che ha avuto origine nel 2005 – che spiega il successo del tema del RIC (referendum d’iniziativa popolare) .

Ci si chiede: come mai le campagne presidenziali e legislative del 2017 non hanno sostituito “un grande dibattito nazionale”? La risposta è semplice: nella misura in cui non vogliamo mettere in discussione né i metodi di lavoro della globalizzazione, né quelli di questa piccola globalizzazione su scala locale (e la principale cintura di trasmissione della “grande” globalizzazione) che è l’Unione europea, non c’è più un “grande dibattito” che regge, non ci sono più alternative possibili. Più esattamente, l’alternanza serve solo a cambiare lo staff, ma non consente alcun cambiamento di politica. Questo è ciò che Jean-Claude Michéa chiama “l’alternanza unica”, e che altri prima di lui chiamavano “alternanza senza alternativa”. L’importanza assunta dal National Gathering nel panorama politico sta chiudendo la vita democratica francese. Affrontando Marine Le Pen nel 2017, Emmanuel Macron poteva permettersi di avere come unico progetto “me o il caos”, vale a dire “rinnovato fondamentalismo di Maastricht o il caos”.

Emmanuel Macron afferma che questo dibattito chiarirà le posizioni della Francia a livello europeo e internazionale. Pensi che modificherà la sua politica europea in base alle opinioni espresse?

No. Nella sua lettera, il Presidente scrive che non ci sono “domande proibite”. Tuttavia, quando esaminiamo le domande elencate, ci rendiamo conto che non c’è alcun dubbio sull’Unione europea.

L’altro argomento vietato era in linea di principio l’immigrazione, ma è tornato dalla porta di servizio (” In materia di immigrazione, una volta soddisfatti gli obblighi in materia di asilo, vuoi che siamo in grado di fissare obiettivi annuali fissati da Parlamento? “). Perché no? In una democrazia, dobbiamo essere in grado di discutere di tutto, compresi gli argomenti più ostici. La questione della migrazione è una questione politica come le altre e farne un tabù è il modo migliore per trasformarlo in un eccesso di fissazione.

Notiamo che la domanda europea non viene posta. Il vero tabù è questo?

»LEGGI ANCHE – Giubbotti gialli:« Macron ha i piedi e i pugni legati dall’Unione Europea »

D’altra parte, notiamo che la domanda europea non viene posta. Il vero tabù è questo? Questo mi ricorda quello che è successo in Italia al momento della formazione del governo “Lega / 5 stelle”. Quando i soci della coalizione hanno voluto nominare per l’economia una personalità che ha apertamente discusso la sua opposizione all’euro (Paolo Savona), il presidente italiano Sergio Mattarella ha sollevato un’eccezione di irricevibilità. Sono state prese in considerazione diverse opzioni per evitare che ciò accadesse, tra cui l’istituzione di un “governo tecnico” e qualunque cosa possa costare in termini di democrazia. Mattarella ha fatto tante storie sulla nomina di Matteo Salvini agli interni? Certo che no, Salvini è nell’interno ma è Giovanni Tria che è stato finalmente nominato per l’Economia.

Le potenziali riforme emerse dal dibattito saranno sufficienti per cambiare lo stato del paese?

No, non finché esiste il tabù sull’Europa o, più esattamente, il tabù sull’Unione europea. Bisogna infatti ricordare che l’Unione europea non è l’Europa, ma una particolare modalità di organizzazione di essa, coerente con gli interessi superiori del capitale, che rende il primato della sovranità del mercato su quello dei popoli.

Come ho spiegato di recente nelle tue colonne , non esiste una politica economica alternativa nel quadro attuale. I trattati costituiscono una “costituzione economica” per l’Europa, e che il termine “costituzione” significa “fissità”. Le politiche economiche sono predeterminate nei testi in vigore; possono essere modificate solo dall’unanimità degli Stati membri. Guarda come funzionano le cose. La Francia non ha più politica monetaria o politica valutaria autonoma poiché è nell’euro.

Il dibattito non porterà in alcun modo a mettere in discussione la politica fiscale condotta da Macron.

Non ha più una politica fiscale autonoma dal momento che deve rispettare il criterio del “deficit pubblico del 3%” e, nel quadro del “semestre europeo”, la Commissione sovrintende alla preparazione dei bilanci nazionali. Non ha più una politica commerciale autonoma poiché questa è una “competenza esclusiva dell’Unione”. Infine, non può più condurre una politica industriale volontarista poiché i trattati proibiscono la “distorsione della concorrenza” attraverso interventi statali nell’economia.

Cosa rimane? Politica fiscale? L’organizzazione del mercato unico in quanto esiste dall’atto unico del 1986 significa che i paesi europei sono impegnati in una concorrenza sfrenata in questo settore, che i nostri paradisi fiscali interni (Lussemburgo, Irlanda) hanno già ampiamente vinto. Inoltre, Macron ha annunciato il colore: il grande dibattito non condurrà in alcun modo a una sfida alla politica fiscale che sta conducendo da quando è salito al potere (” Non torneremo sulle misure che abbiamo preso per correggere questo e per incoraggiare gli investimenti e far crescere di più il lavoro; sono stati appena votati e stanno appena iniziando a lavorare “).

LEGGI ANCHE – La secessione dell ‘”élite” o di come viene abolita la democrazia, di Coralie Delaume

Cosa puo fare, secondo te, Emmanuel Macron?

In definitiva, le opzioni rimarranno le stesse: ridurre il “costo del lavoro”, privatizzare alcuni servizi pubblici e finanziare quelli rimasti. Queste sono tutte le possibilità di aggiustamento economico disponibili.

Un palliativo, tuttavia. La spesa aggiuntiva annunciata dal Presidente della Repubblica a dicembre per rispondere alla crisi dei Gilet gialli devierà la Francia dalla sua traiettoria fiscale. Il Commissario europeo per gli affari economici Pierre Moscovici ha certamente fatto sapere che il criterio del 3% non era un totem, almeno non per la Francia poiché è il suo paese. D’altra parte, l’Italia non ha omesso di denunciare il “doppio standard” della Commissione. Dal lato tedesco, la Bundesbank è febbricitante e il suo capo, Jens Weidmann, ha detto in dicembre che è rimasto molto impegnato a rispettare rigorosamente le regole. Per quanto riguarda il commissario tedesco Günther Oettinger, ha anche menzionato la possibilità di sanzionare Parigi.

L’Unione europea è molto fragile oggi.

È improbabile che ciò accada perché il nostro paese svolge un ruolo vitale come “utile idiota” della Germania in Europa: Berlino può permettersi tutto non appena Parigi l’approva per conto della “coppia franco-tedesca”. Tuttavia, resta il fatto che l’Unione europea è oggi molto fragile, che la minima avventura porta rischi di collasso e che un nulla può produrre una catena di conseguenze incontrollabili. Cosa accadrà se la “disobbedienza” francese sarà presa come esempio da altri paesi? Se tutti cominciano a “disobbedire”? Dov’è la soglia di tolleranza della Repubblica Federale?

Questo è ciò che vedremo nei prossimi mesi e potremo finalmente parlarne nel contesto di un “grande dibattito nazionale” chiamato “campagna elettorale europea del maggio 2019”.

psicosi da “mala tempora”, di Giuseppe Germinario

 

https://twitter.com/sotiridi/status/1081979084488564736

è accaduto il 6 gennaio in Olanda. Una signora con in dosso un gilet giallo e con un passeggino al seguito, nel corso di una tranquilla passeggiata in città, è stata fermata da due poliziotti e intimata ad esibire i documenti. In mancanza di essi le è stato ordinato di togliersi il gilet giallo; al suo rifiuto, con l’ausilio di due poliziotti a cavallo ed altri due emersi da un furgone blindato, la donna è stata arrestata senza troppe premure. Una reazione a prima vista del tutto sproporzionata rispetto a quanto accaduto.

Si potrebbe trattare di una iniziativa arbitraria e autonoma di un gruppo di poliziotti. Forse un fenomeno isolato, almeno per ora. Può essere molto probabilmente il sintomo di una psicosi che sta pervadendo le élite ancora imperanti nel nostro continente ma non più sicure di poter mantenere il controllo della situazione e soprattutto di riuscire a trovare alternative sufficienti a procrastinare, magari sotto altre spoglie, il loro potere.

Elite così a loro agio negli spazi di comunicazione e di azione interni al loro mondo, apparentemente svincolato dai retaggi e dalle limitazioni spaziali e territoriali, ma così impacciate e attonite quando si tratta di governare con duttilità quelle avversità che provengono e sorgono proprio dai territori limitrofi nei quali comunque tocca loro posare in qualche maniera le terga. Alla tv ci hanno propinato  le prestazioni atletiche quasi disperate di un ex pugile ai danni di un malcapitato poliziotto francese bardato di tutto punto.

Non hanno ricevuto una visibilità almeno paragonabile le violenze spropositate e le prestazioni agonistiche di numerosi elementi delle forze dell’ordine nella capitale parigina e in altre grandi città francesi a suon di granate e di decine di migliaia di proiettili di gomma ad altezza d’uomo. Non è stato dappertutto così in Francia. Ma il solco che sta dividendo l’attuale elite dominante francese dalla gran parte del popolo di Francia, non solo dagli strati più popolari, rischia di trasformarsi in abisso. Le loro cittadelle fortificate rischiano di trasformarsi in prigioni di una classe dirigente sempre più priva di credibilità ed autorevolezza. E’ il motivo della caduta rovinosa del Presidente Macron, come di tanti sodali europei, nonché della persistenza di consensi della Presidenza Trump e del Governo Conte in Italia non ostante le ambiguità e i grossolani errori della loro conduzione politica. Questi due anni da venire lasceranno probabilmente segni profondi_Giuseppe Germinario

Macron, il re bambino_di Emmanuel Todd_Traduzione di Giuseppe Germinario

Emmanuel Todd: “Lo stato non può essere incarnato da un bambino … o Emmanuel Macron è ora visto come un bambino dai francesi”

Fonte: Atlantico, Emmanuel Todd , 20-12-2018

Esclusivamente per Atlantico, Emmanuel Todd ci fornisce la sua analisi del fenomeno dei giubbotti gialli. Per lo storico, i Yellow Vests rappresentano una forma di padre collettivo in un paese disorientato da un re bambino.

Atlantico: in un contesto segnato dall’emergere del movimento dei giubbotti gialli, qual è oggi la principale sfida affrontata da Emmanuel Macron?

Emmanuel Todd: Al di là di tutte le politiche economiche, sociali, politiche, europee che sorgeranno nel 2019, che sembra terribile, Emmanuel Macron sarà di fronte ad un problema di legittimità assolutamente nuova. Max Weber aveva usato il concetto di potere carismatico; un individuo, un leader, che affascina in modo subliminale e irrazionale ma che non è necessariamente un dittatore pericoloso. E mi sembra che Emmanuel Macron arricchirà le nostre tipologie del concetto di presidente anti-carismatico. Mi spiego Dobbiamo riprendere la sequenza. C’era un elemento carismatico nell’elezione di Macron, che affascinava le classi medio-alte. Ho visto questo intorno a me. Parlava con un’aria un po’ allucinatoria, in un modo che percepivo assolutamente privo di interesse, ma che, nell’ambiente piuttosto macronista in cui vivo, trasportava le persone. Era percepito come giovane e molto intelligente. Credo che la questione della sua intelligenza superiore sia risolta per tutti, tuttavia ha prodotto una crisi sociale senza precedenti in Francia. Ma rimane giovane. E, infatti, quando sentiamo parlare di lui, dei manifestanti o anche dei giornalisti, è chiaro che ora ha l’immagine di un bambino per tutti noi francesi. “È un bambino” “È un bambino cattivo, viziato.”

La possibilità teorica di un’incarnazione stabile dello stato da parte di un bambino non esiste. Nella funzione di governo c’è la funzione paterna; una banalità che non ha atteso Freud e la psicoanalisi. Il re, il presidente, il capo, devono essere un padre. E oggi siamo in una situazione strutturalmente invertita in cui il leader è un bambino e dove non è impossibile che, simmetricamente, i Gilets Gialli rappresentino una forma di padre collettivo. Perché ciò che colpisce di queste rotonde era l’età delle persone. Erano occupati, tra gli altri, da persone dai capelli bianchi, pensionati, padri nel senso generico del termine. Un paese non può vivere con una sfida che rappresenta un’immagine paterna e un leader che rappresenta l’immagine di un bambino.

Quindi, come si fa a interpretare il fatto di un movimento dagli effettivi contenuti, ma sostenuto da una larga maggioranza della popolazione, in un clima insolitamente violento?

Forse uno dei motivi della loro approvazione generale da parte della popolazione corrisponde al modello di autorità inversa. Se iGiubbotti Gialli sono il padre, allora è normale che essi sono, essi stessi, un potere carismatico collettivo e sono supportati dal 70-75% di opinione. Sono la legittimità. Il modello interpretativo funziona molto bene qui. Spiegherebbe anche la tolleranza per la violenza, la cosa più sorprendente. Sarebbe una forma simbolica di sculacciata politica. Più semplicemente: stiamo vivendo una nuova forma di potere vacante che ha tutti i tipi di applicazioni. Ci soffermiamo sull’autorità implicita dei Giubbotti Gialli, ma si pone anche  la questione di un efficace controllo dell’apparato statale da parte di Emmanuel Macron. Non conosciamo quale sia il suo livello di controllo della forza di polizia i cui leader sindacali vengono ad annunciare il primo atto delle loro rivendicazioni il giorno dopo l’atto quinto dei Gilets. Ricadiamo sull’idea che l’autorità non può essere incarnata da un bambino che a partire dai suoi attacchi verbali contro la gente comune a terra, dal caso Benalla, si è costruito anche l’immagine di un bambino violento.

La sua politica europea è in genere immatura. Emmanuel Macron, con le sue riforme radicali, voleva che i francesi si comportassero come bambini saggi e che i tedeschi gli dessero un buon punto. La politica di Emmanuel Macron è da un capo all’altro completamente infantile. L’attuale dibattito a cui stiamo assistendo sulla resistenza di Bercy rafforza questa immagine di un presidente bambino. Un presidente adulto avrebbe già decimato Bercy.

Vedi questo movimento trovare la via della strutturazione politica?

Al di là di Emmanuel Macron, ciò che abbiamo potuto vedere, specialmente negli spettacoli televisivi, è stato un rovesciamento generalizzato del rapporto dell’autorità intellettuale. Abbiamo visto macronisti, enarchi o meno, deputati LREM, persone con un minimo di istruzione e pulizia su di loro di fronte a Giubbotti Gialli emersi dalla base. Ma era così ovvio che erano più intelligenti e dinamici dei superiori istruiti che erano di fronte a loro! Siamo di nuovo qui davanti a un problema di inversione di autorità. Sono rimasto molto colpito dal livello di coerenza e determinazione di queste persone, tuttavia presentato dal sistema dei media come incoerente e incapace di unirsi. Si potrebbe immaginare l’emergere di un partito politico. Daniel Schneidermann, nei suoi commenti a RT France, tendeva verso questa ipotesi. Ma gli ultimi sondaggi di opinione non evocano questo percorso.

Durante i tuoi primi interventi su questo movimento, hai mostrato dispiacere per il fatto che i giubbotti gialli non attacchino l’Europa. Tuttavia, possiamo vedere che i giubbotti gialli sono sovrarappresentati nei cosiddetti partiti “euroscettici”. Come spiega questo paradosso?

Ho deplorato che i gilet gialli non non mettano sotto accusa direttamente, non solo l’euro come cintura monetaria europea, responsabile di gran parte dei mali dell’economia francese, ma anche l’impossibilità di una protezione commerciale nell’Unione europea. Mi dispiace che non ci sia alcun riferimento all’Europa. D’altra parte, quello che colpiva era l’abbondanza di riferimenti alla nazione rivoluzionaria. C’erano bandiere francesi ovunque, cantavano la marsigliese, c’era una richiesta esplicita della nazione come processo rivoluzionario. Questo è molto importante perché se siamo in un processo di rinascita nazionale, il movimento marcia lui stesso verso lo shock frontale con il concetto europeo.

Qualcosa viene lanciato a un livello ideologico profondo. Penso di essere stato un po’ ingenuo, un po’ techno, nella mia concezione delle cose, dicendo solo che dovevamo uscire dall’euro, che è un discorso tecnico. Quello che sta accadendo è molto più profondo e ci mette in una traiettoria di rottura con l’euro. E, naturalmente, è un processo generale in Europa. Ognuna delle nazioni europee viene rinazionalizzata: i tedeschi hanno iniziato il processo, poi gli inglesi con la Brexit, e oggi gli italiani e i francesi. Lo stile di ciascuno è caratteristico della moltiplicazione delle nazioni. Credo che ciò che dobbiamo integrare in Francia sia questa idea della rinascita della nazione rivoluzionaria.

Non ho una visione astratta delle nazioni, non voglio tornare a un’essenza del popolo come è stato fatto in precedenza in deliri nazionalisti, ma le sottostanti strutture familiari tradizionali, che hanno i loro valori legati al mondo moderno o post-moderno. La Germania rimane condizionata dai valori autoritari e ineguali della famiglia, con la sua primogenitura maschile; il liberalismo inglese si riferisce a una famiglia nucleare individualista che fa ampio uso della volontà; la tradizione rivoluzionaria francese si riferisce alla famiglia nucleare egualitaria del bacino parigino, cioè a una precoce autonomia dei bambini e ad un egualitarismo intransigente delle regole ereditarie. Negli ultimi anni, di fronte ad una inerte Francia, come ferma nella storia, con le sue classi dirigenti germanofile, il suo tasso di disoccupazione del 10%, e la sua popolazione passiva, non ero lontano dall’immaginare che la tradizionale cultura francese fosse morta. Ma il movimento dei Giubbotti Gialli, questa formidabile protesta spontanea contro lo Stato, è il risorgere della potente cultura liberale francese, approvata dalla maggioranza della popolazione. Quello che abbiamo appena riscoperto è che, all’interno dell’Unione europea, la Francia esiste ancora. E ora, i politici, se hanno un minimo di intelligenza, dovranno smettere di sognare di trasformare i francesi in tedeschi, e accettare l’idea che è sempre la Francia che si tratta di governare. Questa formidabile protesta spontanea contro lo stato è la potente rinascita della cultura liberale egualitaria francese, approvata dalla maggioranza della popolazione. Quello che abbiamo appena riscoperto è che, all’interno dell’Unione europea, la Francia esiste ancora. E ora, i politici, se hanno un minimo di intelligenza, dovranno smettere di sognare di trasformare i francesi in tedeschi, e accettare l’idea che è sempre la Francia che si tratta di governare.

Come analizzi le difficoltà della sinistra nell’incarnazione di questo movimento?

Se prendiamo gli ultimi sondaggi per le prossime europee, vediamo il Rassemblement National al 24%, Debout France all’8%, quindi France Insoumise al 9%. Quello che stiamo attraversando, forse per me, è un’altra battaglia persa. Ho combattuto per una rinascita della nazione a sinistra, ma quello che sembra emergere è l’incapacità della France Insoumise di incarnare l’idea nazionale. Si sono appena separati da Djordje Kuzmanovic che ha rappresentato questa corrente sovrana. È davvero triste per me, questa incapacità della sinistra, persino quella contestataria, di incarnare e prendere in mano l’idea di nazione.

Seguendo la logica dell’elezione di Donald Trump o Brexit, è la destra di governo che è riuscita a canalizzare e incarnare quelli che potremmo chiamare i Gilet gialli anglosassoni; questo ruolo dovrebbe quindi spettare a LR?

C’è una generalità occidentale del supporto dell’aspirazione nazionale da parte della destra, con Trump e Brexit per esempio. Ma in Francia, la servitù volontaria delle classi superiori nei confronti della Germania frammenta il modello. I LR mi sembrano sempre più vicini a LREM, probabilmente tentati da una fusione degli europeisti, vale a dire gli anti-nazionali, in un’unica forza. Questo è il significato della consultazione di Sarkozy da parte di Macron prima del suo discorso riparatore ai francesi. Noto di sfuggita che Wauquiez soffre anche della sua immagine di bambino.

Perché oggi solo le forze di destra sono in grado di occuparsi delle aspirazioni popolari? C’è un’apparente contraddizione. Ma tutto diventa sorprendente. La rappresentazione ideologica è vacillante, oscillante. Sentiamo che i giovani sovranisti di destra riprendono un discorso di lotta di classe, parlano come il Marx della “lotta di classe in Francia”. Esiste tuttavia una logica di simmetria nella confusione: la realtà socialista prima di Macron era di persone che si ritenevano di sinistra quando erano di destra. Quindi, perché non ora il contrario? L’assurdo bussa alla porta: la scienza politica avrà bisogno di un’ampia infusione di psicoanalisi, di fantascienza e umorismo.

Quindi ho difficoltà a immaginare una traduzione politica dei giubbotti gialli. Quello che osservo è piuttosto un aumento della sovranità di destra che si incarna nella DLF e nella RN e, incidentalmente, Florian Philippot al suo piccolo livello. Sarebbe pericoloso per gli europeisti rallegrarsi di questo implicito rinnovamento della scissione delle ultime elezioni presidenziali. La situazione diventa così grave che non è più certo che “il bambino” sarà rieletto.

Quali sono le particolarità francesi di questa tendenza “voto Brexit e Trump”?

La più grande di queste è in Francia la violenza dello scontro tra un mondo popolare e di classi medie che aspirano alla rinazionalizzazione e le classi superiori che raggiungono un livello eccezionale di universalismo post-nazionale. Io lo percepisco come una perversione dell’universalismo Francese sostenuto dalle sue classi superiori, un sogno umano universale per i soli potenti. “Educati in alto di tutti i paesi, unitevi!” È, naturalmente, di solito il sogno della globalizzazione, ma è probabile che in Francia, con il nostro concetto di uomo universale, il mito ha preso forme isteriche che si fonde in modo sottile con il nostro bisogno di sottomissione alla Germania. “Uomo universale borghese ben oltre il trauma del 1.940” la strada maestra per una denazionalizzazione della classe dirigente francese. O per meglio dire, il tradimento.

Come anticipi le conseguenze di questo movimento a medio-lungo termine?

Il movimento attuale può portare a qualcosa di diverso da quello che abbiamo vissuto con le elezioni politiche del 2017. L’ortodossia politologica benpensante ci dice: da una parte ci sarebbe una forza fascista xenofoba, il Rassemblement National (RN), e dall’altra una forza democratica, moderata e universalista, l’europeismo. Ma non è la realtà. è ciò che David Adler ha rivelato nel New York Times lo scorso maggio: i centristi sono i più ostili alla democrazia. La realtà del mondo è che le forze europee sono autoritarie e antidemocratiche, i vettori del fascismo 2.0. I referendum sono inutili nell’Unione e il punto di svolta per la Francia in questo campo è stato il 2005. Nel 2018, la personalità di Emmanuel Macron ha svelato una natura autoritaria e violenta dell’europeismo con la pretesa di rappresentare valori democratici e liberali. Il macronismo è un estremismo.

Mi sembra che la polarità che si instaura sia un’opposizione tra la “nazione rivoluzionaria”, con una dimensione xenofoba, evidente nella dottrina del RN “e un” impero autoritario europeo “. Democrazia xenofoba contro sistema imperiale. Nel mio ultimo libro, “Dove siamo? Sono tornato alle origini della democrazia e ho notato che era sempre, in un primo momento, più o meno xenofoba. Un particolare popolo che si organizza liberamente internamente ma contro un altro. Questo era il caso della democrazia ateniese, della democrazia americana, razzista nei confronti dei neri e degli indiani, della proto-democrazia inglese, anticattolica. D’altra parte, l’idea di uomo universale ci viene da Roma, derivata dal principio del dominio imperiale.

La polarità che si sta stabilendo in Europa è quindi un ritorno al punto di partenza. L’impero europeo agita il concetto universale, con la riserva che non tutti gli uomini sono realmente uguali nello spazio europeo. Il voto dei francesi vale meno di uno tedesco, quello di un italiano meno di uno francese, quello greco meno di tutti. Ma l’impero europeo sembra affermare un universalismo senza gradazione nel suo sogno di aprire ai profughi. Ci sentiamo paradossalmente di fronte a un ansia crescente di persone che vogliono un maggiore controllo delle frontiere, contrapposta a un crescente immigrazionismo delle classi istruite. Questa polarizzazione aggiuntiva e totalmente irragionevole è affascinante per lo storico.

Vivremo un incredibile anno 2019. Non sappiamo come cambierà la Brexit, ma è difficile immaginare che gli americani accettino un’Europa dominata dai tedeschi; non sappiamo come andranno le cose anche in Italia. La Francia è paralizzata e la Germania mostra segni di instabilità. La nostra unica certezza è che il tenore di vita continuerà a diminuire per le persone comuni. In tale contesto, si potrebbe davvero imporre l’idea che il vero confronto non sia più tra “fascismo xenofobo” e “democrazia liberale” (l’ortodossia degli ultimi vent’anni), ma tra “democrazia xenofoba” e ” impero autoritario”. E il possibile cambiamento non finisce qui: l’immigrazionismo delle élite, con demografi ufficiali del regime che continuano ad affermare che non vi è alcun problema di immigrazione o integrazione, potrebbe trasformare nelle menti di persone moderate l’originale “xenofobia” del Front National in un legittimo desiderio di un minimo di sicurezza territoriale per la popolazione francese, compresi bambini e nipoti di immigrati nordafricani. Nessuna democrazia rappresentativa è possibile senza un minimo di sicurezza territoriale. Solo l’Impero può far fronte al caos migratorio. E se, inoltre, in un tale contesto, il candidato dell’Impero europeo autoritario ha un’immagine infantile, allora non possiamo escludere la vittoria nel secondo turno delle forze combinate del RN e di Dupont-Aignan.

Quindi escludi l’ipotesi che le élite attuali tengano conto delle aspirazioni delle classi medie e medie?

Considero il peggio, ma ben inteso per evitare il peggio. L’idea che io difendo nel post scriptum al mio ultimo libro è quella di una nuova negoziazione tra la classe superiore e il mondo popolare, conla presa in carico della necessità di nazione da parte delle élite tradizionali. Se cito situazioni di polarizzazione drammatica, è, naturalmente, con la speranza che le persone diventino consapevoli dei rischi e facciano il necessario per evitarli. Sembra, tuttavia, che Emmanuel Macron sia ora un ulteriore ostacolo in questo processo. Ci si chiede se sarà in uno stato intellettuale, psicologico e di legittimità per governare nei prossimi tre anni. Si può sognare un miracolo: lo Spirito Santo che cade su Emmanuel Macron, che capirebbe che dobbiamo uscire dall’euro. Ma non vedo da nessuna parte, né in economia, o nel suo rapporto con Donald Trump, o Vladimir Putin, o il suo approccio alla Brexit, un qualsiasi elemento di flessibilità mentale e originalità. Vedo un elettroencefalogramma piatto. La mia sensazione è che lo shock liberatorio verrà a noi dal di fuori; da un cattiva gestione della Brexit che devasta l’economia europea oppure dalla Germania talmente irrigidita da costringere le classi superiori italiane e francesi alla indipendenza.

Nell’episodio dei Giubbotti Gialli, l’elemento più inquietante è stato l’aumento della violenza da entrambe le parti e la tolleranza della società francese a questa crescente violenza. L’elemento più rassicurante era la simpatia del 70-75% della popolazione per i giubbotti gialli, una simpatia che, a vari livelli, comprendeva ancora l’intera società francese, tutte le categorie sociali, che coinvolgeva persino persone che hanno votato per Emmanuel Macron. Questa solidarietà globale significa che esiste la possibilità di riconciliazione in Francia. La verità della società francese non è l’odio universale. Ma per conseguire una riconciliazione praticabile tra le élite e il popolo, dobbiamo abbandonare gli ormeggi europei, ritrovarci tra francesi, rimboccarci le maniche per riavviare l’economia e la società.

Fonte: Atlantico, Emmanuel Todd , 20-12-2018

1 2 3 5