La prochaine Révolution française? Estratto di una intervista a Marine Le Pen apparsa su Foreign Affairs

è un estratto significativo di una intervista pubblicata sulla rivista bimestrale Foreign Affairs di novembre/dicembre 2016 https://www.foreignaffairs.com/interviews/2016-10-17/france-s-next-revolution Mi pare rilevante soprattutto per l’interlocutore scelto. L’intervista è disponibile anche in inglese

France’s next revolution? Estratto di una intervista a Marine Le Pen dalla rivista Foreign Affairs


La prochaine Révolution française?
Conversation avec Marine Le Pen
Marine Le Pen
• Country: France
• Title: Leader of the National Front

Marine Le Pen a grandi en politique. Dès l’âge de treize ans, elle rejoint la campagne électorale de son père, Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National. Avocate, elle gagne sa première élection et est élue conseillère régionale en 1998. En 2011 elle succède à son père à la tête du Front National et commence à prendre ses distances avec les positions les plus extrêmes. Finalement, elle expulse son père du parti après qu’il eut réaffirmé que l’Holocauste était un « point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Ces jours-ci, face à la crise migratoire en Europe, les attentats terroristes à Paris et à Nice et le Brexit, le message nationaliste, eurosceptique, et anti-immigrant de Marine Le Pen résonne. Selon les sondages d’opinion, elle est parmi les meneurs à la présidence française de 2017 avec deux fois plus de soutiens que le président sortant François Hollande. Marine Le Pen s’est entretenue en septembre, à Paris, avec Stuart Reid, journaliste à Foreign Affairs.
A travers l’Europe, les partis anti-establishment, dont le Front National, gagnent du terrain. Comment l’expliquez-vous?
Je crois que la liberté est une aspiration des peuples et que depuis de trop nombreuses années, les peuples des pays de l’Union Européenne, mais aussi peut-être le peuple américain, ont le sentiment que les responsables politiques ne défendent plus leurs intérêts mais défendent des intérêts catégoriels. Il y a une forme de fronde de la part des peuples à l’égard d’un système qui n’est plus au service des peuples, mais qui est au service de lui-même.
Pensez-vous qu’il y a des facteurs communs entre le succès de Donald Trump aux Etats-Unis et le vôtre ici en France?
Oui. Je trouve surtout qu’il y a des points communs dans la montée en puissance de Donald Trump et de Bernie Sanders. Tous les deux ont émergé sur ce rejet d’un système qui apparait profondément égoïste et même egocentrique et qui a mis de côté les aspirations du peuple. Donc, j’effectue un parallèle entre ces deux succès, car ce sont deux succès. Même si Bernie Sanders n’a pas été désigné, son émergence n’était pas prévue. Donc oui, je crois qu’il y a là vraiment dans beaucoup de pays du monde, un courant d’abord d’attachement à la nation, de rejet d’une mondialisation sauvage, un rejet de cela parce que c’est ressenti aujourd’hui comme une forme de totalitarisme. C’est imposé à toute force, la guerre de tous contre tous au bénéfice de quelques-uns seulement.
Vous avez déclaré « tout sauf Hillary ». Cela signifie-t-il que vous soutenez Trump?
J’ai bien été claire. Je pense que tout élu serait, dans ma vision, meilleur qu’Hillary Clinton. Je vise à être présidente de la République française donc je m’attache à l’intérêt de la France exclusivement. Je n’ai pas à me mettre dans la peau d’un américain pour savoir si la politique domestique proposée par l’un ou l’autre me va. Ce qui m’intéresse c’est quelles peuvent être les conséquences des choix politiques portés par Hillary Clinton ou par Donald Trump sur la situation de la France, économiquement, en matière de sécurité.
Or je note que Madame Clinton est pour le TAFTA (traité de libre-échange transatlantique, ndlr). Monsieur Trump est contre. Moi, je suis contre aussi. Je note que Mme Clinton est porteuse de guerre dans le monde, qu’elle a, derrière elle, l’Irak, la Libye, la Syrie et que ceci a eu des conséquences extrêmement lourdes pour mon pays, en terme, notamment de déstabilisation, de montée en puissance du fondamentalisme islamiste et de ces gigantesques vagues de migrations qui sont en train de submerger l’Union Européenne. Monsieur Trump souhaite une forme de retour des Etats-Unis dans leur cadre naturel. Madame Clinton pousse à cette forme d’extraterritorialité du droit américain, dont je crois que c’est une arme inadmissible pour des peuples qui souhaitent rester indépendants. Donc tout ça me fait dire que l’intérêt de la France aujourd’hui entre Hillary Clinton et Donald Trump, c’est plutôt la politique que promet Donald Trump.

JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS
Aboard the aircraft carrier Charles de Gaulle, Toulon, France, November 2015.
Le taux de chômage en France dépasse les 10%. C’est le deuxième taux le plus élevé parmi les membres du G7. Quelles sont, selon vous, les racines du malaise économique en France? Quelles solutions proposez-vous?
Aujourd’hui, tout le monde propose les solutions du Front National précisément. Nous avons enregistré une très belle victoire idéologique puisque j’entends Monsieur Montebourg (ancien ministre de l’Economie, ndlr) plaider pour le « Made in France », qui est un des axes défendus par le Front National.
Le taux de chômage est beaucoup plus important que cela, car il y a toute une série de magouilles statistiques mis en œuvre – les stages, les préretraités, le travail partiel – qui permet de ne pas faire entrer les français dans les statistiques du chômage.
Il y a plusieurs raisons (à un chômage élevé, ndlr). La première raison c’est le libre échange total, qui nous met en concurrence déloyale avec des pays qui effectuent à notre encontre un dumping social et un dumping environnemental sans que nous nous donnions les moyens de nous protéger et de protéger nos entreprises stratégiques à la différence de ce que font les Etats-Unis. Quand je vous parlais de dumping social, la directivedétachement des travailleurs qui fait qu’on va chercher des travailleurs à très bas coûts qu’on amène pour travailler en France est également une raison.
Le deuxième c’est le dumping monétaire que nous subissons. L’euro – le fait de ne pas avoir notre monnaie – nous met dans une situation économique extrêmement difficile. Le FMI vient de dire que l’euro était surévalué de 6 % en France et sous-évalué de 15 % en Allemagne. Ça fait un différentiel de 21 % de compétitivité que nous perdons, face à notre principal concurrent au sein de l’Europe.
Et puis, c’est aussi la disparition de l’état stratège. Cet état très gaullien qui portait en quelque sorte nos champions industriels et qui a été totalement abandonné. Vous savez, la France est un pays d’ingénieurs. C’est un pays de chercheurs. Mais c’est vrai que ça n’est pas un pays de commerciaux. Et que donc bien souvent, on s’aperçoit dans l’Histoire que nos grands champions industriels n’ont réellement pu se développer, que grâce à l’impulsion apportée par l’état stratège, en abandonnant ça, et bien on se prive d’un levier de développement très important.
Parlons de l’euro. Sur un plan pratique, et si vous obtenez le soutien populaire, comment vous y prendriez-vous?
Ce que je souhaite, c’est une négociation. Ce que je souhaite c’est une sortie concertée de l’Union Européenne où tous les pays sont autour de la table et décident de revenir au phénomène du serpent monétaire européen (une politique des années 1970 conçue pour limiter les variations de taux de change, ndlr) qui permet à chaque pays, de pouvoir, dans un espace délimité, adapter la monnaie à son économie. C’est ce que je souhaite. Je souhaite que ça se fasse dans la douceur, dans la concertation.
Beaucoup de pays aujourd’hui prennent conscience qu’ils ne peuvent pas continuer à vivre avec cette monnaie parce que la contrepartie de l’euro c’est la politique d’austérité dont on voit bien qu’elle contribue à aggraver la récession dans les pays. Je vous renvoie au livre que vient d’écrire (ndlr, l’économiste Joseph) Stiglitz, qui est très clair sur ce sujet. Cette monnaie est totalement inadaptée à nos économies et cette monnaie est une des raisons de la situation de chômage que vivent les pays de l’Union Européenne. Alors soit on arrive par la négociation, soit et bien nous ferons un référendum comme la Grande Bretagne, et on décidera de reprendre la maîtrise de notre monnaie.
Pensez-vous qu’un referendum sur un « Frexit » est envisageable?
En tout cas, moi, je l’envisage. Le peuple français a été trahi en 2005. Il a dit non à la constitution européenne ; les élus de droite et de gauche ont imposé contre sa volonté cette constitution européenne. Moi, je suis une démocrate. Je pense que c’est au peuple français de décider de son avenir et que tous ce qui touche à sa souveraineté, à sa liberté, à son indépendance doit être décidé par lui et par personne d’autre.
Donc oui, moi, j’organiserai un referendum sur ce sujet. Et selon les négociations que j’aurai effectué, je dirai aux français, « écoutez, j’ai obtenu ce que je voulais, je pense que nous pouvons rester dans l’Union Européenne », ou « je n’ai pas obtenu ce que je souhaitais, et je crois qu’il n’y a pas d’autres solutions que de sortir de l’Union Européenne ».
Quelles leçons tirez-vous du succès de la campagne britannique sur le Brexit ?
Deux leçons majeures. D’abord, quand le peuple le souhaite, rien n’est impossible. Et deuxièmement, on nous a menti. On nous a expliqué que ce serait la catastrophe ce Brexit, que les bourses allaient s’effondrer, que l’économie allait êtremise à l’arrêt, que le chômage de masse allait exploser. La réalité c’est que rien de tout cela ne s’est passé. Les banques aujourd’hui piteusement viennent nous dire, « ah, nous nous sommes trompées ». Non, vous nous avez menti. Vous nous avez menti pour essayer d’influer sur le vote, mais les peuples commencent à connaitre vos méthodes qui consistent à les terroriser lorsqu’ils ont un choix à faire. C’est une grande preuve de maturité dont a fait preuve le peuple britannique au moment de ce vote.
Ne craignez-vous pas que la France se retrouve isolée économiquement si elle sort de l’euro?
C’est exactement les reproches que l’on faisait au Général de Gaulle lorsqu’il souhaitait en 1966 sortir du commandement intégré de l’OTAN. La liberté n’est pas l’isolement. L’indépendance n’est pas l’isolement. Et moi, ce que je note c’est que la France a toujours été beaucoup plus puissante en étant la France seulement que depuis qu’elle est une province de l’Union Européenne. Je souhaite retrouver cette puissance.
Beaucoup pensent que l’Union Européenne a permis de préserver la paix depuis la seconde guerre mondiale. Pourquoi ont-ils tort?
Parce que ça n’est pas l’Union Européenne qui a fait la paix ; c’est la paix qui a permis l’Union Européenne. Cet argument, qui a été rabâché à de très multiples reprises, n’a pas de sens. La paix d’ailleurs n’a pas été parfaite au sein de l’Union Européenne – le Kosovo, l’Ukraine à ces portes – ce n’est pas si simple.
En fait, l’Union Européenne s’est progressivement transformée en une sorte d’union soviétique européenne, qui décide de tout, qui impose ses vues, qui rompt avec le processus démocratique. Il n’y a qu’à entendre la déclaration de Monsieur Juncker (président de la Commission européenne, ndlr), il dit « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Tout est dit dans cette formule. Nous ne nous sommes pas battus pour être un peuple libre et indépendant lors de la première guerre mondiale, lors de la seconde guerre mondiale, pour aujourd’hui accepter de ne plus être un peuple libre parce que certains de nos dirigeants ont décidé à notre place.

PHILIPPE WOJAZER / REUTERS
German Chancellor Angela Merkel and French President Francois Hollande in Evian, France, September 2016.
Que pensez-vous du leadership allemand en Europe au cours des dernières années?
Il était inscrit dans la construction de l’euro. En réalité, l’euro est une monnaie qui a été construite par l’Allemagne pour l’Allemagne et qui est un costume qui ne va qu’à l’Allemagne. Madame Merkel a eu peu à peu le sentiment qu’elle était la dirigeante de l’Union européenne. Elle a imposé ses vues. Elle les a imposées en matières économiques, mais elle les a aussi imposées en acceptant d’accueillir 1 million de migrants en Allemagne, en sachant pertinemment que l’Allemagne ferait le tri dans ces migrants. Elle garderait les meilleurs et elle laisserait les autres aller dans les autres pays de l’Union Européenne. Il n’y a plus de frontières intérieures entre nos pays et donc cette situation est absolument inadmissible. Le modèle imposé par Mme Merkel est surement un modèle qui plait aux allemands, mais c’est un modèle qui tue les pays voisins de l’Allemagne. Moi, je suis l’anti Merkel.
Que pensez-vous de l’état des relations entre la France et les Etats-Unis, et que pensez-vous qu’elles devraient être?
Aujourd’hui les dirigeants français se soumettent très facilement aux exigences qui sont portées soit par Madame Merkel, soit par Monsieur Obama. La France a oublié de défendre ses intérêts, y compris ses intérêts commerciaux et industriels, face aux exigences des Etats-Unis. Je suis pour l’indépendance. Je suis pour que la France reste à équidistance sans hostilité mais sans soumission à l’égard des deux grandes puissances que sont la Russie et les Etats-Unis. Nous avons le droit de défendre nos intérêts, comme les Etats-Unis ont le droit de défendre les leurs, comme l’Allemagne a le droit de défendre les siens, comme la Russie a aussi le droit de défendre les siens.
Pourquoi pensez-vous que la France devrait se rapprocher davantage de la Russie sous Vladimir Poutine?
D’abord parce que la Russie est un pays européen. La France et la Russie ont une histoire partagée, une proximité de culture très forte. Et stratégiquement nous n’avons aucune raison de ne pas approfondir nos relations avec la Russie. La seule raison pour laquelle nous ne le faisons pas c’est parce que les américains nous l’interdisent. Ça heurte mon souhait d’indépendance. De surcroit je pense que les Etats-Unis commettent une erreur en recréant une forme de guerre froide avec la Russie, parce qu’ils poussent la Russie dans les bras de la Chine et je ne crois pas que cette ultra puissance que consistuerait une association Chine-Russie soit un avantage ni pour les Etats-Unis, ni pour le monde, objectivement.
Les derniers sondages donnent le Front National au second tour face au parti Les Républicains. Dans le passé, et notamment en 2002, les partis se sont unis pour faire barrage. De votre côté seriez-vous prête à conclure des alliances et dans cette perspective, avec qui?
Ce n’est pas à moi de décider de cela. Cette élection présidentielle va être une élection où un grand choix va devoir être fait, est-ce que nous défendons ce choix de civilisation ou est-ce que nous l’abandonnons ? Par conséquent, je pense qu’il y a des gens qui peuvent venir de tout horizon politique, de droite et de gauche, qui sont d’accord avec moi et qui peuvent nous rejoindre.
Le Front National que vous dirigez a bien changé par rapport à celui que votre père a fondé. A quel moment de votre carrière politique avez-vous compris que le Front National devrait prendre de la distance avec cette image extrémiste s’il voulait pouvoir faire face aux autres parties?
Le Front National était par le passé un parti de protestation. C’était un parti d’opposition. C’est la monté en puissance du Front National qui de manière naturelle l’a transformé en parti de gouvernement, c’est-à-dire, en parti qui envisage d’accéder aux plus hautes responsabilités pour appliquer ces idées. Il est vrai que de surcroit un mouvement politique est toujours influencé par la personnalité de son dirigeant. Je n’ai pas le même parcours que mon père. Je n’ai pas le même âge que lui, je n’ai pas le même profil, c’est un homme, je suis une femme. Tout ça à fait que j’ai peut-être imprimé au Front National, une image qui correspondait plus à ce que je suis, que à ce qu’il était, lui.

YOUSSEF BOUDLAL / REUTERS
At a mosque in Paris, January 2015.
Comment la France peut-elle se protéger d’autres attaques terroristes comme celle de Nice en juillet dernier?
Pour l’instant, elle n’a strictement rien fait. Il faut qu’elle arrête l’arrivée des migrants au sein desquels on le sait s’infiltrent des terroristes. Il faut qu’elle arrête le droit du sol, l’acquisition automatique de la nationalité française sans aucun critère qui a fabriqué des français qui soit comme Coulibaly et Kouachi (les terroristes derrière les attentats de Paris en Janvier 2015, ndlr) avaient un long passé de délinquance, soit ont une hostilité à l’égard de la France. Ce n’est pas le cas de tous ; je ne généralise pas mais c’est un bon moyen d’avoir un phénomène de surveillance. Il faut qu’elle mette en place la déchéance de la nationalité pour les doubles nationaux qui ont un lien quelconque avec ces organisations terroristes.
Il faut surtout qu’elle lutte contre le développement du fondamentalisme islamiste sur notre territoire car pour des raisons électoralistes, la classe politique française a déroulé le tapis rouge à ce fondamentalisme islamiste qui s’est développé par l’intermédiaire de mosquées, de centres culturels, de centres soit disant cultuels financés non seulement par la France, mais aussi par des pays dont nous savons qu’ils soutiennent le fondamentalisme islamiste. Il faut retrouver la maitrise de nos frontières, car je ne vois pas comment on peut lutter contre le terrorisme en ayant des frontières ouvertes à tous les vents.
Vous avez déclaré que, à part l’Islam, aucune autre religion ne pose des problèmes. Pourquoi pensez-vous que cela est vrai?
Parce que l’ensemble des religions en France sont soumises aux règles de la laïcité. Beaucoup de musulmans l’on fait aussi, disons-le clairement. Mais certains au sein de l’Islam, et je pense bien sûr au fondamentalisme islamiste, ne peuvent pas accepter cela pour une raison simple, c’est qu’ils considèrent que la charia, c’est-à-dire la loi religieuse est supérieure à toutes autres formes de loi ou de norme, y compris la constitution française. Ça n’est pas admissible.
Depuis un siècle, depuis la loi sur la laïcité, personne n’a cherché à imposer une loi religieuse en faisant plier les lois du pays ou en faisant plier la constitution du pays. Ces groupes de fondamentalistes islamistes cherchent à faire cela. Il faut donc le dire, parce qu’on ne peut pas lutter contre un ennemi si on ne le désigne pas. Il faut être intransigeant sur le respect de notre constitution et de nos lois. Et honnêtement, la classe politique française a plutôt été dans l’esprit des accommodements raisonnables à la canadienne que dans l’esprit de cette intransigeance qui permet de protéger nos grandes libertés publiques. On le voit avec les gigantesques régressions des droits des femmes qui sont vécues aujourd’hui sur le territoire français. Les femmes qui ne peuvent plus, dans certains endroits, se vêtir comme elles le souhaitent.
Vous soutenez l’interdiction du burkini. Quel est le problème avec le burkini?
Le problème c’est que ça n’est pas un maillot de bain. C’est un uniforme islamiste. C’est un des multiples moyens grâce auxquels le fondamentalisme islamiste effectue, à notre égard, un bras de fer. Lorsque l’on acceptera que les femmes soient soumises à cet uniforme islamiste, la deuxième étape sera que l’on accepte la non-mixité dans les espaces publics, dans les piscines, et que l’on accepte après la différenciation des droits entre les hommes et les femmes. Si l’on ne voit pas cela, alors, on n’a pas compris le combat auquel nous sommes confrontés aujourd’hui face aux fondamentalistes islamistes.
Mais, est-ce que cette mesure favoriserait vraiment une intégration des musulmans de France?
C’est quoi l’intégration? C’est vivre l’un à côté de l’autre en ayant chacun notre mode de vie, nos codes, nos mœurs, notre langue? Le modèle français c’est le modèle de l’assimilation. La liberté individuelle ne permet pas de remettre en cause les grands choix de civilisation qui sont ceux de la France.
En France, on n’accepte pas le concept de la victime consentante. Dans le droit pénal français, par exemple, on n’accepte pas que les gens se fassent du mal à eux-mêmes au motif qu’ils ont le droit puisqu’il s’agit d’eux-mêmes. On n’accepte pas ça parce que ça remet en cause nos grands choix de civilisation, l’égalité à une femme, le refus du communautarisme, c’est-à-dire de communautés organisées entre elles qui vivent selon des lois qui sont des lois à elles. C’est le modèle anglo-saxon. Ça n’est pas le nôtre. Les anglo-saxons ont le droit de défendre leur modèle, mais nous, nous avons le droit de défendre le nôtre.
Pensez-vous que le modèle d’intégration aux Etats-Unis est plus ou moins efficace qu’en France?

Je n’ai pas à juger de cela. C’est le problème des américains. Moi, je ne veux pas de ce modèle-là. Mais ce modèle, il est la conséquence de l’histoire des Etats-Unis, des communautés issues d’un certain nombre de pays sont allées sur cette terre vierge qu’étaient les Etats-Unis pour créer une nation qui est constituée de gens qui venaient de partout. Ça n’est pas le cas de la France. La France est une longue construction humaine et juridique très ancienne. Rien n’est là par hasard. La laïcité c’est la manière que nous avons eu de gérer les conflits religieux qui ont mis notre pays à feu et à sang.
Je ne demande pas à imposer mon modèle aux autres, mais je ne souhaite pas que les autres puissent décider que mon modèle n’est pas le bon. Je suis souvent choquée de voir que des pays étrangers condamnent le modèle français. Moi, je ne condamne pas le modèle américain. Mais je ne veux pas qu’on condamne le mien. Moi je pense que le communautarisme porte en germe les conflits entre les communautés, et je ne souhaite pas que mon pays soit au prise avec des conflits entre communautés. Moi, je ne reconnais que les individus. Ce sont les individus qui ont des droits. Ce sont les individus qui ont le libre arbitre. Ce sont les individus qui s’assimilent. En aucun cas ce sont les communautés.

France’s next revolution? Estratto di una intervista a Marine Le Pen dalla rivista Foreign Affairs

news_img1_70638_marine-le-pen è un estratto significativo di una intervista pubblicata sulla rivista bimestrale Foreign Affairs di novembre/dicembre 2016 https://www.foreignaffairs.com/interviews/2016-10-17/france-s-next-revolution Mi pare rilevante soprattutto per l’interlocutore scelto. L’intervista è disponibile anche in francese

La prochaine Révolution française? Estratto di una intervista a Marine Le Pen apparsa su Foreign Affairs


France’s Next Revolution?
A Conversation With Marine Le Pen
Marine Le Pen

As the youngest daughter of Jean-Marie Le Pen, the founder of the right-wing French political party the National Front, Marine Le Pen grew up in politics, starting to campaign with her father at 13. Trained as a lawyer, she won her first election in 1998, as a regional councilor, and in 2011, she succeeded her father as party leader. She soon distanced herself from his more extreme positions, and eventually—after he reiterated his claim that the Holocaust was a “detail” of history—she expelled him from its ranks. These days, in the wake of the European migrant crisis, the terrorist attacks in Paris and Nice, and the Brexit vote, Le Pen’s nationalist, Euroskeptical, anti-immigrant message is selling well. Recent polls show her as a leading candidate for the presidency in 2017, with respondents preferring her two to one over the Socialist incumbent, François Hollande. Le Pen spoke with Foreign Affairs’ deputy managing editor Stuart Reid in Paris in September.
Lire en français (Read in French).
Antiestablishment parties, including the National Front, are gaining ground across Europe. How come?
I believe that all people aspire to be free. For too long, the people of the countries inthe European Union, and perhaps Americans as well, have had a sense that political leaders are not defending their interests but defending special interests instead. There is a form of revolt on the part of the people against a system that is no longer serving them but rather serving itself.
Are there common factors behind Donald Trump’s success in the United States and yours here in France?
Yes. I see particular commonalities in the rise of Donald Trump and Bernie Sanders. Both reject a system that appears to be very selfish, even egocentric, and that has set aside the people’s aspirations. I draw a parallel between the two, because they are both success stories. Even though Bernie Sanders didn’t win, his emergence wasn’t predicted. In many countries, there is this current of being attached to the nation and rejecting untamed globalization, which is seen as a form of totalitarianism. It’s being imposed at all costs, a war against everybody for the benefit of a few.
When asked recently who you supported in the U.S. election, you said, “Anyone but Hillary.” So do you support Trump?
I was quite clear: in my view, anyone would be better than Hillary Clinton. I aim to become president of the French Republic, so I am concerned exclusively with the interests of France. I cannot put myself in an American’s shoes and determine whether the domestic policies proposed by one or another candidate suit me. What interests me are the consequences of the political choices made by Hillary Clinton or Donald Trump for France’s situation, economically and in terms of security.
So I would note that Clinton supports TTIP [the Transatlantic Trade and Investment Partnership]. Trump opposes it. I oppose it as well. I would also note that Clinton is a bringer of war in the world, leaving behind her Iraq, Libya, and Syria. This has had extremely destabilizing consequences for my country in terms of the rise of Islamic fundamentalism and the enormous waves of migration now overwhelming the European Union. Trump wants the United States to return to its natural state. Clinton pushes for the extraterritorial application of American law, which is an unacceptable weapon for people who wish to remain independent. All of this tells me that between Hillary Clinton and Donald Trump, it’s Donald Trump’s policies that are more favorable to France’s interests right now.

JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS
Aboard the aircraft carrier Charles de Gaulle, Toulon, France, November 2015.
The unemployment rate in France now stands at around ten percent, the second highest among the G-7 members. What are the roots of France’s economic malaise, and what solutions do you propose?
These days, everyone is proposing the National Front’s solutions. We recorded a nice ideological victory when I heard [Arnaud] Montebourg [a former economy minister in Hollande’s Socialist government] pleading for “made in France,” which is one of the major pillars of the National Front.
The unemployment rate is much higher than that because there are a bunch of statistical shenanigans going on—involving internships, early retirement, part-time work—that keep a number of French from being counted in the unemployment statistics.
There are a number of reasons for [the high unemployment]. The first is completely free trade, which puts us in an unfair competition with countries that engage in social and environmental dumping, leaving us with no means of protecting ourselves and our strategic companies, unlike in the United States. And in terms of social dumping, the Posted Workers Directive [an EU directive on the free movement of labor] is bringing low-wage employees to France.
The second is the monetary dumping we suffer. The euro—the fact of not having our own money—puts us in an extremely difficult economic situation. The IMF has just said that the euro was overvalued by six percent in France and undervalued by 15 percent in Germany. That’s a gap of 21 percentage points with our main competitor in Europe.
It also has to do with the disappearance of a strategic state. Our very Gaullist state, which supported our industrial champions, has been totally abandoned. France is a country of engineers. It is a country of researchers. But it’s true that it is not a country of businesspeople. And so quite often in history, our big industrial champions were able to develop only thanks to the strategic state. In abandoning this, we are depriving ourselves of a very important lever for development.
Let’s talk about abandoning the euro. Practically speaking, how would you do it?
What I want is a negotiation. What I want is a concerted exit from the European Union, where all the countries sit around the table and decide to return to the European “currency snake” [a 1970s policy designed to limit exchange-rate variations], which allows each country to adapt its monetary policy to its own economy. That’s what I want. I want it to be done gently and in a coordinated manner.
A lot of countries are now realizing that they can’t keep living with the euro, because its counterpart is a policy of austerity, which has aggravated the recession in various countries. I refer you to the book that [the economist Joseph] Stiglitz has just written, which makes very clear that this currency is completely maladapted to our economies and is one of the reasons there is so much unemployment in the European Union. So either we get there through negotiation, or we hold a referendum like Britain and decide to regain control of our currency.
Do you really think a “Frexit” referendum is conceivable?
I, at any rate, am conceiving of it. The French people were betrayed in 2005. They said no to the European constitution; politicians on the right and the left imposed it against the wishes of the population. I’m a democrat. I think that it is up to no one else but the French people to decide their future and everything that affects their sovereignty, liberty, and independence.
So yes, I would organize a referendum on this subject. And based on what happened in the negotiations that I would undertake, I would tell the French, “Listen, I obtained what I wanted, and I think we could stay in the European Union,” or, “I did not get what I wanted, and I believe there is no other solution but to leave the European Union.”
What lessons do you take from the success of the Brexit campaign?
Two major lessons. First, when the people want something, nothing is impossible. And second, we were lied to. They told us that Brexit would be a catastrophe, that the stock markets would crash, that the economy was going to grind to a halt, thatunemployment would skyrocket. The reality is that none of that happened. Today, the banks are coming to us pitifully and saying, “Ah, we were wrong.” No, you lied to us. You lied in order to influence the vote. But the people are coming to know your methods, which consist of terrorizing them when they have a choice to make. The British people made a great show of maturity with this vote.
Do you worry that France will find itself economically isolated if it leaves the eurozone?
Those were the exact criticisms made against General de Gaulle in 1966 when he wanted to withdraw from NATO’s integrated command. Freedom is not isolation. Independence is not isolation. And what strikes me is that France has always been much more powerful being France on its own than being a province of the European Union. I want to rediscover that strength.
Many credit the European Union for preserving the peace since World War II. Why are they wrong?
Because it’s not the European Union that has kept the peace; it’s the peace that has made the European Union possible. This argument has been rehashed repeatedly, and it makes no sense. Regardless, the peace hasn’t been perfect in the European Union, with Kosovo and Ukraine at its doorstep. It’s not so simple.
In fact, the European Union has progressively transformed itself into a sort of European Soviet Union that decides everything, that imposes its views, that shuts down the democratic process. You only have to hear [European Commission President Jean-Claude] Juncker, who said, “There can be no democratic choice against European treaties.” That formulation says everything. We didn’t fight to become a free and independent people during World War I and World War II so that we could no longer be free today just because some of our leaders made that decision for us.

PHILIPPE WOJAZER / REUTERS
German Chancellor Angela Merkel and French President Francois Hollande in Evian, France, September 2016.
What do you make of Germany’s leadership in recent years?
It was written into the creation of the euro. In reality, the euro is a currency created by Germany, for Germany. It’s a suit that fits only Germany. Gradually, [Chancellor Angela] Merkel sensed that she was the leader of the European Union. She imposed her views. She imposed them in economic matters, but she also imposed them by agreeing to welcome one million migrants to Germany, knowing very well that Germany would sort them out. It would keep the best and let the rest go to other countries in the European Union. There are no longer any internal borders between our countries, which is absolutely unacceptable. The model imposed by Merkel surely works for Germans, but it is killing Germany’s neighbors. I am the anti-Merkel.
What do you think of the state of relations between France and the United States, and what should they be?
Today, French leaders submit so easily to the demands of Merkel and Obama. France has forgotten to defend its interests, including its commercial and industrial ones, in the face of American demands. I am for independence. I am for a France that remains equidistant between the two great powers, Russia and the United States, being neither submissive nor hostile. I want us to once again become a leader for the nonaligned countries, as was said during the de Gaulle era. We have the right to defend our interests, just as the United States has the right to defend its interests, Germany has the right to defend its interests, and Russia has the right to defend its interests.
Why do you think France should get closer to Russia under President Vladimir Putin?
First of all, because Russia is a European country. France and Russia also have a shared history and a strong cultural affinity. And strategically, there is no reason not to deepen relations with Russia. The only reason we don’t is because the Americans forbid it. That conflicts with my desire for independence. What’s more, I think the United States is making a mistake by re-creating a kind of cold war with Russia, because it’s pushing Russia into the arms of China. And objectively, an ultrapowerful association between China and Russia wouldn’t be advantageous for either the United States or the world.
In the latest polls, the National Front is projected to make it to the runoff of the presidential election. In the past, notably in 2002, the other parties united to block the National Front in the second round. Would you be ready to form alliances, and if so, with whom?
It’s not up to me to decide that. This presidential election will be about a big choice: Do we defend our civilization, or do we abandon it? So I think there are people from the entire political spectrum, from the right and the left, who agree with me and who could join us.
The National Front that you are leading has changed a great deal from the party your father led. At what point in your career did you realize that the National Front had to distance itself from its extremist image if it was going to be competitive?
In the past, the National Front was a protest party. It was an opposition party. Naturally, its rising influence has transformed it into a party of government—that is, into a party that anticipates reaching the highest offices in order to implement its ideas. It’s also true that a political movement is always influenced by its leader’s personality. I have not taken the same path as my father. I am not the same age as he is. I do not have the same profile. He is a man; I am a woman. And that means I have imprinted on the party an image that corresponds more with who I am than with who he was.

YOUSSEF BOUDLAL / REUTERS
At a mosque in Paris, January 2015.
How can France protect itself from terrorist attacks like the one in Nice in July?
So far, it has done absolutely nothing. It has to stop the arrival of migrants, whom we know terrorists infiltrate. It has to put an end to birthright citizenship, the automatic acquisition of French nationality with no other criteria that created French like [Amedy] Coulibaly and [Chérif and Saïd] Kouachi [the terrorists behind the Paris attacks of January 2015], who had long histories of delinquency and were hostile toward France. This isn’t the case for everyone; I’m not generalizing. But it’s a good way to have a surveillance mechanism. We need to revoke citizenship from dual nationals who have any kind of link to terrorist organizations.
We especially need to combat the development of Islamic fundamentalism on our territory. For electoral reasons, French politicians rolled out the red carpet for Islamic fundamentalism, which has developed in mosques and so-called cultural centers financed not only by France but also by countries that support Islamic fundamentalism. We also have to regain the mastery of our borders, because I can’t see how we can combat terrorism while having open borders.
You have said that apart from Islam, “no other religion causes problems.” Why do you think that this is true?
Because all religions in France are subject to the rules of secularism. Let’s be clear, many Muslims have done that. But some within Islam—and of course I’m thinking of the Islamic fundamentalists—cannot accept that, for one simple reason, which is that they consider sharia to be superior to all other laws and norms, including the French constitution. That’s unacceptable.
For a century, since the law on secularism was passed, no one has sought to impose religious law by bending the laws of our country. These Islamic fundamentalist groups are seeking to do this. This must be said, because we cannot fight an enemy if we do not name it. We must be intransigent when it comes to respecting our constitution and our laws. And honestly, the French political class has instead acted in the spirit of Canadian-style reasonable accommodation rather than in the spirit of an intransigence that would allow us to protect our civil liberties. We see it in the huge regressions in women’s rights taking place today on French soil. In certain areas, women can no longer dress as they wish.
You support the ban on the burkini. Why is it a problem?
The problem is that it’s not a bathing suit. It’s an Islamist uniform. It’s one of the many ways in which Islamic fundamentalism flexes its muscles. Once we accept that women are subject to this Islamist uniform, the next step is that we accept the separation of the sexes in swimming pools and other public spaces. And then we’ll have to accept different rights for men and women. If you don’t see that, then you don’t understand the battle we face against Islamic fundamentalism.
But does this measure really help integrate Muslims in France?
What is integration? It is to live side by side, each with their own lifestyle, their own code, their own mores, their own language. The French model is assimilation. Individual freedom does not allow one to call into question the major civil¬izational choices France has made.
In France, we don’t believe in the concept of a consenting victim. French criminal law, for example, doesn’t allow people to harm themselves on the grounds that they have the right to do so because they are acting on their own. We don’t accept that, because it undermines the major choices we have made as a civi¬¬lization regarding women’s equality and the rejection of communitarianism—that is, organized communities that live according to their own rules. That is the Anglo-Saxon model. It is not ours. The Anglo-Saxons have the right to defend their model, but we have the right to defend ours.
Do you think that the American model of integration is more effective than the French one?
Recent Interviews

La prochaine Révolution française?
Conversation avec Marine Le Pen

I don’t have to judge that. That’s a problem for Americans. Personally, I don’t want that model. That model is a consequence of American history. Communities came from different countries to a virgin land to create a nation made up of people from everywhere. That is not the case for France. France is a very old human and legal creation. Nothing is there by chance. Secularism is how we handled religious conflicts that had plunged our country into a bloodbath.
I don’t seek to impose my model on others, but I don’t want others to decide that my model is not the right one. I’m often offended when foreign countries condemn the French model. I don’t condemn the American model. But I don’t want mine condemned. I think that communitarianism sows the seeds of conflict between communities, and I don’t want my country to face conflicts between communities. I recognize only individuals. It is individuals who have rights. It is individuals who have free will. It is individuals who assimilate themselves. In no case is it communities.

I PARADOSSI DEL REFERENDUM, di Giuseppe Germinario

I PARADOSSI DEL REFERENDUM, di Giuseppe Germinario
Il referendum sulle riforme istituzionali sta diventando il catalizzatore degli equivoci, dei trasformismi e delle debolezze che caratterizzano il dibattito tra le forze politiche in Italia.
Una confusione in una certa misura creata ad arte; dovuta soprattutto alla estrema difficoltà di emersione di una nuova classe dirigente capace di indirizzare il paese verso scelte che quantomeno allentino l’attuale stato di subordinazione e supina accondiscendenza non solo alle strategie di fondo dell’Alleanza Atlantica ma anche a quelle mediazioni tra la potenza egemone, gli Stati Uniti e le potenze intermedie in Europa, Germania e Francia che consentono il mantenimento del sodalizio eleggendo a vittime sacrificali designate i paesi nel bacino mediterraneo praticamente ridotti a teste di ponte delle avventure destabilizzatrici nell’intera area.
Scelte, è bene ribadirlo, che non intaccano ormai soltanto la dignità di un paese e della sua classe dirigente ma che compromettono pesantemente la condizione economica nonché l’equilibrio e l’equità della formazione sociale. Una novità di rilievo rispetto al compromesso raggiunto ai tempi della Guerra Fredda.
Il referendum, non ostante il giudizio di valore apparentemente oscillante del nostro premier, rappresenta un momento cruciale, ma non decisivo, della battaglia politica perché sancirà l’epilogo più o meno vittorioso su due dei quattro punti fondativi di questo Governo e ne determinerà le modalità future di sviluppo: la ricostituzione della verticale di potere tra Stato Centrale e Regioni, il ribilanciamento dei rapporti tra Governo e Parlamento a favore del primo; gli altri due punti essendo la riforma elettorale e la riforma della Pubblica Amministrazione, compresa quella dell’ordinamento giudiziario.
Tralascio, in questo articolo, la politica economica; un corollario nell’attività dell’attuale governo utile a garantire un minimo di coesione politica e sociale anche se fondamentale, con l’attuale indirizzo, nel compromettere le potenzialità strategiche di azione del paese.

LA FORZA DEL Sì

La forza della ragione del sì risiede nella necessità intrinseca delle due riforme sottoposte a giudizio.
L’attuale assetto delle Regioni, le loro funzioni e competenze, la loro frammentazione hanno portato ad un incremento esponenziale del contenzioso con lo Stato Centrale dovuto alla condivisione di competenze.
Non è questo però il principale aspetto negativo.
Ha portato alla dispersione del patrimonio di competenze tecniche e finanziarie presenti nelle grandi agenzie nazionali liquidate assieme a gran parte della grande industria pubblica entro la metà degli anni ’90, riducendo drasticamente la possibilità e la capacità di progettare e porre in opera attività ed infrastrutture strategiche.
Ha portato ad una frammentazione e ad una dispersione della spesa pubblica, in particolare quella di investimento e di ricostituzione e sviluppo del patrimonio produttivo ed infrastrutturale.
Ha consentito l’azione diretta degli apparati dell’Unione Europea sulle realtà regionali aggirando le competenze e le capacità di controllo di quegli stati nazionali, tra i quali l’Italia, dalle strutture amministrative più deboli, con l’obbiettivo dichiarato, nella sua opzione funzionalista, di procedere al processo unitario attraverso l’indebolimento surrettizio di quegli apparati.
Ha concentrato la maggior parte delle risorse finanziarie ed amministrative delle Regioni in settori di servizio, in particolare sanità e formazione, fortemente connotati da intenti distributivi ed assistenziali piuttosto che da investimento.
Le Regioni e gli enti locali sono diventati di conseguenza sempre più il principale luogo di formazione e radicamento di ceti politici segnati da localismo e limitata capacità strategica e gestionale dai quali però hanno attinto sempre più, in mancanza di alternative, le formazioni politiche nazionali o extraregionali.
La ridefinizione dei rapporti tra Governo e Parlamento e delle competenze e della rappresentatività all’interno di quest’ultimo è l’altro punto importante.
Il conflitto politico generale (strategico) è un aspetto che pervade tutti gli ambiti della società; per potersi esprimere e poter esprimere la propria forza ha bisogno di simboli, strutture ed istituzioni che in qualche maniera lo inquadrano, gli danno forma, determinano le modalità di emersione, formazione e successo di alcune élites rispetto ad altre.
Il conflitto politico nelle istituzioni pubbliche, un particolare ambito di quello generale, è ulteriormente costretto da questa dinamica. La loro inadeguatezza conduce a forzature e distorsioni interne che alla lunga influiscono sull’esito, sui risultati e sulla formazione stessa di nuovi centri decisionali. L’uso dei decreti legge, il ricorso alla fiducia, i governi di emergenza, il trasformismo politico sono alcune delle modalità e degli strumenti di adeguamento surrettizio delle istituzioni pubbliche governative e rappresentative. Nelle fasi di svolta, quando le istituzioni preposte si rivelano inadeguate soprattutto rispetto al contesto internazionale, spesso il conflitto cruciale si sposta in e vede prevalere altri ambiti istituzionali con ulteriori distorsioni negli esiti.
Il ruolo dei magistrati inquirenti nell’Italia dell’ultimo quasi trentennio, sono un esempio lampante.
La conferma referendaria dell’accentuazione del ruolo del Governo, della primazia della Camera sul Senato sancisce il tentativo di ricondurre nell’alveo originario questo particolare conflitto politico

LE VACUITA’ DEL Sì

Lo scotto pagato da Renzi è stato però particolarmente pesante e soprattutto lungi dall’essere saldato completamente.
L’eventuale nuova composizione del Senato renderà altamente problematiche la riduzione del numero delle regioni e la definizione delle funzioni di orientamento, di controllo e di subentro del Governo Centrale.
Il rilevante numero di procedure di regolazione dei rapporti tra Camera e Senato lascia presagire il mantenimento di un contenzioso comunque importante rispetto alla situazione attuale anche se si fa finta di ignorare che in una situazione di cambiamento istituzionale è comunque necessaria una fase di transizione e di adeguamento.
Sono solo due delle tante incongruenze evidenziate con certosino accanimento dal Fronte del No.
In realtà la debolezza dell’impianto generale in parte è il frutto di una nuova classe dirigente poco preparata e soprattutto poco avvezza, a differenza dei primi costituenti, alle grandi battaglie politiche; di un errore di valutazione sul presunto carattere effimero, almeno nel breve periodo, del M5S (Movimento 5 Stelle); soprattutto di una complessa operazione di trasformismo politico gestita con l’ancora insostituibile comprimario Silvio Berlusconi tesa a garantire contemporaneamente la permanenza di Matteo Renzi e la definitiva irreversibile trasformazione del PD da una parte e contestualmente a impedire, in una fase di declino governato, l’affermazione nell’area del centrodestra di forze più attente ad una collocazione più autonoma del paese.
In pratica si sta affidando un processo di centralizzazione, di ridefinizione di competenze e procedure decisionali, di riprofilazione dei quadri dirigenti pubblici a forze che in realtà hanno interesse a mantenere il più possibile la propria autonomia e visibilità politica e in tanti casi il proprio riferimento territoriale. Le modifiche in corso d’opera dei testi di legge originari e l’impegno di revisione della legge elettorale sono solo i primi cedimenti rispetto a quello che accadrà nel prossimo futuro comunque sia l’esito referendario e ammesso che si riesca a tenerlo. Passi che daranno spazio a colpi di mano e situazioni di stallo.

berlusconi-renzi-3LE TROPPE RAGIONI DEI NO

Disegnare una mappa degli oppositori è impresa ardua. Più che una mappa aiuta tracciare un itinerario con i diversi piloti succedutisi sino ad ora al volante.
Inizialmente la guida del fronte dei NO è stata assunta dai difensori della Costituzione e dai fautori di un ritorno ad essa. Un proclama, in realtà, ricorrente nella storia della Repubblica Italiana che però sta esaurendo progressivamente la propria forza evocativa man mano che il carattere antifascista è servito progressivamente ad esorcizzare gli avversari politici del momento e a mascherare l’attuale condizione di sudditanza politica e militare con la condanna della occupazione militare tedesca. La novità legata allo scontro sui referendum riguarda il tentativo di alcune forze di legare la difesa della Costituzione al recupero di sovranità nazionale e popolare.
In realtà la parte dei principi costituzionali non è cambiata nel corso di questi settanta anni; a partire dagli anni ’70 sono cambiati alcuni articoli delle parti successive di essa. Mi sembra evidente che il richiamo alle origini si riduca quindi ad un appello strumentale teso a delegittimare avversari che andrebbero combattuti con ben altre e potenti argomentazioni; la sua difesa oltranzistica conduce ad un atteggiamento conservatore che impedisce tra l’altro l’introduzione di quelle modifiche tese a contestare l’insindacabilità di scelte politiche fondamentali riguardanti la politica estera e quella economica e a regolare al meglio il funzionamento dello Stato e della Comunità in funzione degli obbiettivi di fondo.
La debolezza di questa impostazione si è rivelata clamorosamente con l’incapacità di raccogliere le cinquecentomila firme necessarie ad acquisire il diritto di partecipazione agli spazi pubblici di dibattito e propaganda; si era del resto già manifestata affidando la conduzione del dibattito ad intellettuali e costituzionalisti abili a distruggere la costruzione giuridica sottoposta a voto solo sino a quando però hanno potuto evitare il confronto politico con i sostenitori del sì, in particolare con Renzi. La latitanza di veri leader politici ha evidenziato l’assenza o al meglio l’estrema frammentazione ed approssimazione di linee politiche propositive.
Lo stesso argomento del recupero della sovranità popolare, nella sua ambiguità, ha fornito una chiave di ingresso a quei morituri costretti all’angolo da Renzi, destinati a conquistare gli spazi pubblici residui offerti dal sistema mediatico e ad assumere presumibilmente la guida del movimento di opposizione.
In realtà, a proposito di volontà e sovranità popolare, faccio fatica ad individuare in questo mondo una qualsivoglia modalità di governo del popolo, nè riesco ad intravederne una qualche possibilità.
Vedo piuttosto centri decisionali, gruppi dirigenti agire, cooperare e confliggere tra loro in nome di qualcuno e qualcosa i quali per poter operare devono riuscire a coartare le volizioni dei gruppi in un rapporto circolare in cui l’iniziativa parte e torna da questi centri nuovi e vecchi anche in quei regimi come la democrazia dove la volontà popolare viene riconosciuta sovrana. Non significa certamente che la diversità di regime sia un fattore insignificante; semplicemente le loro modalità di conduzione del conflitto politico sono regolate diversamente, con diversa flessibilità ed efficacia secondo le congiunture politiche e diversa modalità di espressione delle pulsioni dal basso.
Il richiamo alla volontà popolare può servire ad un appello solenne in uno scontro politico dirimente; quando diventa un programma politico nasconde di solito la debolezza e l’inconcludenza di un nucleo dirigente.
Sta di fatto che l’argomento è servito alla riemersione temporanea della vecchia classe dirigente, l’attuale sinistra del PD, ormai messa all’angolo e corresponsabile diretta dell’attuale condizione del paese; a ridare forza alle aspirazioni di autonomia e sopravvivenza di piccoli potentati politici rispetto al tentativo di ricondurli nell’alveo di due grosse formazioni, ormai per altro ricondotte a tre; a mantenere nell’equivoco piuttosto che nel Limbo formazioni politiche, in particolare la Lega la quale a fronte di alcune posizioni interessanti in politica estera, non riesce nè può a mio avviso assurgere a forza nazionale, tanto più a forza mirante al recupero delle prerogative nazionali perché ostaggio del proprio vizio di origine localistico e secessionistico e vittima di conseguenza del miraggio di una Italia dei popoli e di risulta delle regioni.
Tutte condizioni che se dovessero affermarsi, riporteranno in auge il vero dominus destinato in qualche maniera a prendere le redini e a pilotare la scuderia variegata del NO e a porsi ancora una volta come reale interlocutore di Renzi. Abbiamo già visto la discesa in campo di Mario Monti e Massimo D’Alema, quest’ultimo saggiamente rimasto nell’ombra in questi tre anni e quindi non compromesso dalle costrizioni del voto parlamentare dei recalcitranti. Manca ancora l’ingresso in zona Cesarini di Silvio Berlusconi, il vero interlocutore e sostenitore del nostro Capo di Governo e destabilizzatore di ogni realtà politica più accettabile. Anche se di mala voglia non mancherà eventualmente all’appuntamento.
Dovrà procrastinare l’agognato pensionamento; in cambio potrà ottenere qualche garanzia in più sul futuro della propria famiglia per meriti sul campo.

LA SAGGEZZA DEL Nì

Per poter scegliere con maggior discernimento, in conclusione occorre a mio avviso porsi due domande esecrabili dal “politicamente corretto” ma decisive secondo l’approccio del “realismo politico”:
• È possibile separare l’obbiettivo dell’efficacia delle riforme istituzionali dall’obbiettivo strategico di una forza politica, in particolare i centri che esprimono e sostengono Matteo Renzi? La mia risposta è no in quanto il successo dell’intento funzionale contribuirebbe al successo della finalità strategica; in particolare il nostro sta contribuendo al pari dei suoi predecessori a peggiorare la condizione di sottomissione politica e di depauperamento economico e nel vano tentativo di resistere alle brame dei propri simili di pari rango in realtà sta consegnando mani e piedi il paese alle mene dell’attuale leadership della potenza di rango superiore, riducendolo così ad un mero campo di azione e predazione. Un argomento che meriterà lo spazio di altri articoli. È lo stesso obbiettivo funzionale in realtà ad essere compromesso significativamente, proprio perché quella strategia deve necessariamente fare a meno e scoraggiare le forze più dinamiche del paese e appoggiarsi, non ostante i proclami e magari concedendo qualcosa alla volontà velleitaria di Renzi, a forze parassitarie e remissive.
• Il conseguimento dell’obbiettivo funzionale delle riforme istituzionali contribuirà in maniera decisiva a concedere a Renzi e alle forze che lo esprimono la forza necessaria ad un assetto stabile? Secondo me, per meglio dire secondo la mia sensazione no perché comunque l’obbiettivo strategico, più o meno consapevole, impedisce comunque la formazione di una base solida e motivata su cui poggiare l’azione politica e contribuisce piuttosto a creare una oligarchia arrogante ma dalla base fragile e da una estensione del potere limitata. Una condizione idonea a continui colpi di mano e fibrillazioni in una palude stagnante. Un minimo di riorganizzazione, d’altro canto, potrebbe agevolare l’azione di future forze politiche sovraniste di là ancora da venire. Ho la sensazione che per maturare nel nostro paese, tale svolta dovrà verificarsi e consolidarsi prima nei nostri vicini di casa. Una affermazione negli attuali termini del no, contribuirebbe ad accentuare la palude e l’immobilismo. Vedremo gli sviluppi delle prossime settimane.

GLOBALIZZAZIONE E STATI NAZIONALI

Globalizzazione e stati nazionali, di Giuseppe Germinario

globalizzazione

PROLOGO

Questo intervento si prefigge di approfondire due tematiche: di tracciare approssimativamente le basi teoriche ed evidenziare i limiti di analisi e la sterilità dell’azione politica derivata da una di una di esse, la globalizzazione; di evidenziare, al contrario, la persistente vitalità di quello strumento e luogo di azione politica che è lo Stato e più in generale di sottolineare, forse sarebbe più corretto dire tentare di sottolineare alcune delle potenzialità offerte dalla teoria del conflitto tra agenti strategici; una chiave di lettura che consente analisi più complesse ed efficaci dei contesti e potrebbe offrire strumenti idonei a comprendere nei vari ambiti le dinamiche e le logiche di conflitto tra centri strategici e a individuare alcuni dei luoghi e delle modalità di formazione di nuovi agenti

LA GLOBALIZZAZIONE

Il tema della globalizzazione (G) comincia ad affiorare dagli ambienti accademici negli anni ’80. I progressi tecnologici, una vera e propria rivoluzione, sono i fattori scatenanti questa rappresentazione; l’implosione del sistema sovietico, il conseguente crollo del sistema bipolare e la permanenza degli Stati Uniti come unica virtuale superpotenza regolatrice ne sanciscono la primazia nel dibattito e confronto politico e nella analisi teorica. Poggia quindi su un contesto politico inedito per le dimensioni dello scenario e la profondità del processo, anche se, inteso più limitativamente come internazionalizzazione, è una situazione che in realtà si verifica ciclicamente nella storia
Il processo di G implica una azione significativa sulle dimensioni del tempo e dello spazio. Il tempo di azione necessario all’azione tende ad azzerarsi; lo spazio operativo e di influenza degli attori tende invece ad estendersi all’intero pianeta. La detenzione e la capacità politica di sviluppo e utilizzo degli strumenti tecnologici moderni sono la condizione propedeutica indispensabile ad una azione efficace nelle due dimensioni.
Il processo di G consiste in un decisivo incremento delle correlazioni, delle interrelazioni, degli scambi, dei flussi di dati, prestazioni e merci su scala planetaria e tendenzialmente, almeno nelle interpretazioni primigenie senza la limitazione di particolari zone di influenza. Le decisioni politiche strategiche tendono quindi ad avere una valenza planetaria e il multilateralismo rappresenta la modalità di azione ideale a garantire la definitiva affermazione di tale processo. Il processo di G riguarda quindi l’ambito culturale, il sistema informativo e di trasmissioni dati, l’ambito economico, la ricerca scientifica e l’applicazione tecnologica e in maniera più controversa le rappresentazioni ideologiche e l’azione politica
La rappresentazione del processo di G offre due scenari guida principali con numerose varianti e gradazioni al loro interno:
Quello di impronta liberale-liberista. Un sistema reticolare i cui punti sono in grado di connettersi potenzialmente con tutti gli altri attraverso gli snodi senza particolari gerarchie o percorsi obbligati da terzi, specie politici. Il funzionamento ottimale del sistema prevede la presenza debole del sistema politico e dei suoi decisori, limitata per lo più alla regolamentazione esterna dell’insieme; i luoghi e gli strumenti operativi sono gli istituti sovranazionali sotto la supervisione e regolamentazione dei quali i singoli attori, in particolare gli stati, possono interagire tra loro; il criterio operativo diviene appunto il multilateralismo, il quale prevede la possibilità di relazione tra gli stati non strutturati in blocchi, sfere di influenza e alleanze predefinite ma all’interno di strutture e nel rispetto delle linee guida dettate dalle istituzioni internazionali. Parte integrante dello schema liberale, con alterne fortune, attualmente però in declino è la sua variabile progressista, ancora ostinatamente radicata nella sinistra con le seguenti linee guida: il rapporto tra attività politica ed attività economica è efficace e proficuo solo se le dimensioni delle istituzioni politiche corrispondono a quelle del mercato o siano almeno tali da poterne influenzare o regolamentare le dinamiche; attualmente la divaricazione tra il mercato globale e le istituzioni politiche troppo limitate territorialmente impedirebbero il controllo e l’indirizzo dei circuiti economici nonché la formazione di una società civile corrispondente alle dimensioni del mercato in grado di costruire formazioni politiche adeguate. Si assisterebbe quindi al primato assoluto dell’economico sul politico, al meglio ad una sorta di convivenza parallela tra i due ambiti. L’obbiettivo, in realtà l’aspirazione, diventerebbe quindi la “governance” e possibilmente l’istituzione del governo mondiale. Tra gli ispiratori più in auge di tale concezione, ma con un ascendente in declino, troviamo Habermas il quale in particolare individua nella storia una chiara tendenza alla giuridificazione dei rapporti umani e politici tra i paesi a scapito dell’uso diretto della violenza; la detta giuridificazione trae alimento dal riconoscimento di legittimità fondato attraverso la formazione di un “mondo vitale” comune imperniato su un linguaggio, un patrimonio culturale e valori comprensibili e condivisi tendenzialmente da tutti; l’insieme dell’attività degli uomini, con la significativa eccezione di quella economica, categoricamente separata dall’autore, è impregnata da questa prassi discorsiva. In realtà Habermas si rende conto del carattere utopico e larvatamente totalitario, nella fase conclusiva, della propria visione proprio perché tende a ridurre al mero diritto l’intero ambito d’azione del politico e questo all’azione dello Stato. Il rischio consisterebbe nel favorire il predominio per via istituzionale di una cerchia tecnocratica analoga a quella che prevarrebbe grazie all’attuale predominio dell’economico. La “soluzione” individuata da Habermas consiste nella formazione di istituti di governo mondiale laschi fondati sui principi minimi comuni presenti nelle grandi rappresentazioni ideologiche e morali prevalenti, in particolare le religioni.
Quello di impronta sistemica. Anche questo un sistema reticolare, ma diretto ed egemonizzato da un centro di comando particolare (er i puù la grande finanza) oppure da un sistema centralizzato e pervasivo (il capitalismo). La scuola degli Annales, a partire da Braudel per arrivare a Wallerstein e tanti altri, ha inaugurato uno dei filoni originari da cui traggono alimento queste concezioni. Secondo costoro la storia si sviluppa per cicli di varia estensione a loro volta all’interno di cicli di lunga durata (cicli di Kondratief) inframezzati da fasi di transizione; ad ogni ciclo di lunga durata corrisponde l’affermazione di particolari sistemi-mondo, di sistemi interconnessi, dotati di centro e periferia con particolari regole interne di funzionamento in grado di garantire stabilità, efficacia e continuità. In passato i sistemi mondo erano costituiti da imperi e dal predominio del politico e della funzione diretta di comando, di controllo e di esercizio della forza nel conflitto. L’ultimo sistema-mondo caratterizzante l’epoca moderna, è in realtà una economia-mondo; un mercato tendenzialmente globale dominato dal capitalismo all’interno del quale la dimensione politica assume il carattere di una funzione egemonica piuttosto che di esercizio diretto di decisione e comando. La finalità del capitalismo, però, si riduce al profitto e all’accumulazione. Il capitalismo deve la propria esistenza e la propria fortuna al regime di oligopolio sui prodotti di punta coltivati nel centro del sistema e sullo sfruttamento conseguente dei prodotti concorrenziali predominanti invece nella periferia. I centri del sistema si avvicendano seguendo la capacità di detenzione dei prodotti di punta; cercano di contrastare il proprio declino ed il proprio collasso legato alla crescita dei costi di produzione attingendo dal serbatoio delle masse contadine per altro ormai in via di esaurimento e cercando di eludere i costi sociali, infrastrutturali e ambientali delle proprie attività ma con crescente difficoltà. La pretesa prioritaria del “capitalismo” rivolta al Politico è quella di alimentare quella frammentazione degli Stati tale da consentire di sfuggire al loro eventuale stretto controllo; l’impegno subordinato degli Stati consiste nel conquistare la posizione egemonica centrale garantendosi l’allocazione ed il controllo delle produzioni oligopolistiche rispetto alle posizioni periferiche e semiperiferiche, queste ultime le più impegnate nelle posizioni precarie e acute di conflitto. Come in a), anche in b) si ramificano dallo schema originario numerosi varianti (Baumann, Negri, Badie e tanti altri ancora ben inseriti nel mondo accademico anglosassone anche se in funzione ancillare rispetto alla componente ben più autorevole del “realismo politico”) le quali esercitano ancora una potente influenza sui fatui fuochi di opposizione movimentista planetaria che qua e là si accendono improvvisamente.

LE INCONGRUENZE DI QUESTE RAPPRESENTAZIONI

Più volte abbiamo denunciato la sterilità e la inadeguatezza di queste rappresentazioni. Le incongruenze di queste rappresentazioni riguardano rispettivamente il merito del processo di globalizzazione, la sua immagine sacralizzata e assolutizzata che obnubilano le diverse e diseguali dinamiche interne, l’attribuzione di una intelligenza e volontà proprie ai sistemi reticolari e alla relazione piuttosto che agli agenti operanti in quelli; ineriscono in particolare la riduzione al dominio dell’economico o al meglio degli agenti economici sugli altri ambiti delle diverse possibilità di relazione e influenza tra gli ambiti vari dell’attività umana con il ruolo connettivo e dinamico del politico secondo i vari contesti, alla separazione dell’azione politica rispetto agli altri ambiti di attività, la riduzione dell’attività politica stessa all’attività statale e nell’ambito dello stato, il disconoscimento e il travisamento della funzione dei centri strategici e delle dinamiche del conflitto e della cooperazione tra di essi. Tutti ambiti sui quali il professor La Grassa ha offerto spunti e chiavi di interpretazione tali da poter sviluppare proficuamente il lavoro di ricerca teorica ed analisi politica.

Le conseguenze di queste discrasie sono particolarmente pesanti e influiscono negativamente nell’azione politica.

Comincio dalle incongruenze:

La G non è un processo che investe uniformemente tutti gli ambiti. Vi sono settori investiti più pesantemente (parte del finanziario, trasmissione e gestione dei dati), altri con minore intensità; nemmeno investe uniformemente i territori ed i paesi; le limitazioni sono presenti spesso e volentieri anche negli stessi paesi centrali paladini della libera circolazione. La stessa intensità del processo è sovrastimata dalla ulteriore frammentazione politica del pianeta e dal cambiamento di regime economico di gran parte dei paesi del blocco sovietico, fattori che ad esempio hanno trasformato in internazionali gli scambi economici interni ai paesi originari e alle unità produttive stesse. In realtà si parte da un presupposto invece tutto da dimostrare (stati in dissolvimento e/o ridotti a mero strumento del capitale e delle sue esigenze di accumulazione e profitto), si individua l’ambito di maggior evidenza come dominus e regolatore esclusivo del sistema (finanza), capaci di autoalimentare potere e ricchezza addirittura senza rapporto con i poveri e i diseredati nella versione estrema (Baumann). La conseguenza è che il conflitto diventa planetario ma riguarda la semplice redistribuzione tra l’1% della popolazione ed il restante ridotto a plebe nella rappresentazione più estrema, tutt’al più nella versione più “novecentesca” tra capitale e sfruttati questi ultimi a loro volta uniti nella rivendicazione contestuale di diritti sociali classici e dei diritti civili ed individuali (Wallerstein). Il ruolo degli Stati non è più centrale, ridotti come sono a meri esecutori e agenti di repressione e spesso nella condizione di ostaggi del mondo finanziario. In sostanza l’aspetto e il punto di vista economico, in particolare quello distributivo e commerciale, pervadono tutti gli ambiti, da quello politico (denaro corruttore) a quello ideologico-esistenziale (consumismo, l’alienazione). Tutte chiavi di interpretazione che tanto semplificano indubbiamente le analisi quanto distorcono e rendono sterili e subordinati i propositi di opposizione riducendoli spesso a denunce moralistiche e rivendicazioni dogmatiche o fuorvianti.

La rappresentazione reticolare, nel suo aspetto più appariscente, offre una visione di flussi frenetici secondo una logica propria e autonoma, praticamente spontanea, di quella trama; al sistema e alla rete di relazioni vengono attribuite una volontà ed una intelligenza proprie dal sapore spesso deterministico. Tale rappresentazione nasconde in realtà la valenza della gerarchia degli snodi dove i flussi si incrociano, si mischiano e si scontrano e soprattutto l’elemento fondamentale che gli impulsi partono da agenti e da loro gruppi di diverso peso e composizione presenti nella trama in rapporto non univoco tra di essi

L’azione politica anziché essere pervasiva a determinate condizioni dei vari ambiti dell’azione, subisce di conseguenza una sorta di dissociazione e separazione dal contesto. Da una parte, dalle componenti politiche apertamente integrate nel sistema viene relegata negli ambienti e nelle dinamiche istituzionali, per lo più rappresentative o al meglio di solo governo ma svuotate in realtà sempre più di potere e di competenze; dall’altra assume nella sua componente radicale connotati esistenziali che investono la salvaguardia della natura umana oppure la sua mera riduzione ed alienazione ad un unico aspetto (economico, consumistico). In pratica lo scontro politico si riduce al conflitto assoluto tra bene e male, alla salvaguardia o meno dell’integrità della natura umana. I soggetti in opposizione si riducono a pletore e masse indistinte dai bisogni insoddisfatti.

COME DON CHISCIOTTE. UNO SPRECO IMMANE DI ENERGIE

Le rappresentazioni così enunciate inibiscono una comprensione adeguata del contesto, conducono ad una sottovalutazione della complessità dei sistemi, della identità, della natura e della capacità operativa e attrattiva dei decisori dominanti, delle motivazioni complesse della loro azione politica e al contrario ad una sopravvalutazione moralistica della forza degli oppositori e dei centri minori in conflitto e competizione. Con esse si tende ad ignorare la complessità delle stratificazioni sociali e geopolitiche e l’effettiva forza ed omogeneità delle forze interagenti e in contrapposizione.

In particolare:

il dominio occidentale viene assimilato al dominio capitalistico e quest’ultimo surrettiziamente al dominio finanziario. Una rappresentazione resa verosimile dalla attuale fase di approssimativo dominio unipolare pur in degrado, laddove lo strumento militare esercita soprattutto una pressione latente e la gerarchia degli stati e la progressiva disgregazione o assoggettamento di quelli autonomi più deboli può offrire una parvenza di sistema unico nel quale il dominio politico rimane in ombra e sembra concedere a forze più appariscenti, più mobili e liquide (finanza, ect) quel predominio cui contrapporre masse informi o richiedenti al meglio una costellazione di diritti. L’emergere di centri politici alternativi e progressivamente contrapposti al dominante, radicati in alcuni stati emergenti ha infatti disorientato la leadership della contestazione mondialista al dominio mondialista. Da una parte questa li assimila forzatamente ai dominanti storici denunciandone la collusione e la condivisione di interessi e di dominio. Un’altra parte di costoro investe i nuovi arrivati dell’aura di paladini della ricostruzione dell’integrità umana antitetica al nichilismo e materialismo occidentale. Assegnano loro una funzione salvifica e di creazione di un sodalizio strategico millenaristico (lotta tra impero terrestre e potenze marittime, tra spiritualità e gretto materialismo, ect). Tutti ingredienti atti a sostituire una nuova subordinazione alla precedente o a indurre al rifugio verso soluzioni localistiche e comunitaristiche.
il preteso dominio assoluto della finanza impedisce di individuare la complessità della struttura finanziaria, la stessa conflittualità presente tra i centri finanziari stessi, la funzione non solo parassitaria ma positiva ultima di drenaggio, convogliamento e destinazione delle risorse, la caratteristica prevalente di strumento politico-strategico dovuta alla sua facilità e flessibilità di utilizzo; strumento soggetto quindi alle fasi difensive e di attacco delle azioni politiche. Un preteso predominio che impedisce inoltre di vedere la finanza come un ambito particolare e consustanziale del capitalismo, inteso come un sistema di relazioni sociali in ambito economico molto più pervasivo, più potente ma meno volubile e mobile del suo particolare ambito finanziario, certamente più determinante nei tempi lunghi
il capitalismo può definirsi “assoluto” solo perché ormai pervade, come “rapporto sociale di produzione” l’intero pianeta soprattutto per le caratteristiche superiori di organizzazione e di dinamicità grazie alla sua capacità attrattiva, non perché determini in esclusiva ogni aspetto della vita umana. Questo rapporto implica anche e soprattutto il conflitto tra agenti capitalistici; implica comunque, sempre più, caratteristiche intanto di gestione politica strategica delle dinamiche interne delle sue attività; dalla gestione dei gruppi interni alle imprese, ai rapporti tra i vari ambiti e i vari agenti in conflitto e cooperazione, alla creazione e gestione di aree di influenza nella verticale della struttura di produzione e nella competizione orizzontale. Altrettanto, però, comporta dinamiche politiche esterne all’attività economica che riguardano gli altri ambiti delle attività umane nelle loro interazioni ed influenze reciproche. I suoi agenti diventano parte integrante dei centri strategici, partecipano ma sono anche costretti ed indirizzati da logiche politiche di dominio e conflitto che costringono il rapporto capitalistico stesso ad adattarsi e conformarsi dinamicamente alle diverse formazioni sociali e alle strutture politiche. I capitalismi stessi, gli agenti delle varie formazioni, hanno bisogno di essere normati, sostenuti, indirizzati formalmente ed informalmente nei rapporti interni, nella competizione interna e in quella esterna, inseriti in una base sociale sufficientemente solida che le dinamiche capitalistiche stesse contribuiscono continuamente a sconvolgere. Tutti requisiti che svelano finalmente che il conflitto politico, con il capitalismo, pervade la stessa funzione economica. Tali requisiti richiedono inoltre l’esistenza di una struttura particolare deputata ad alcune specifiche e particolari attività politiche le quali, però, hanno uno spettro e finalità di azioni diverse e più ampie e offrono una rappresentazione tendenzialmente organica degli obbiettivi e delle finalità di azione: lo Stato. Gli stessi capitalisti delle varie formazioni dette capitaliste devono tener conto, agire all’interno e il più delle volte obbedire alle indicazioni e alle esigenze dei centri strategici dello Stato anche nelle loro attività internazionali, quelle che apparentemente dovrebbero garantire maggiore autonomia di azione nelle utopie liberali e movimentistiche.

In realtà il processo di globalizzazione non fa che riconfigurare il ruolo di centri e realtà politiche comunque delimitate territorialmente e funzionalmente, accentuando spesso tali caratteristiche piuttosto che annullandole. Tale consapevolezza sembra acquisita ormai nei paesi e nelle formazioni dalla identità politica più forte. L’affermazione, tutt’altro che consolidata però, di Trump negli Stati Uniti e del Front National in Francia, il consolidamento del potere di Putin in Russia sono alcuni esempi significativi. L’annaspamento dell’Italia lo è altrettanto, ma in senso opposto.

IL RITORNO DELLO STATO (DALLA FINESTRA)

Quello che nelle rappresentazioni “creative” si è fatto uscire dalla porta, sta rientrando a volte alla chetichella dalle finestre più spesso di forza dalle entrate principali in quelle stesse rappresentazioni: lo Stato

In realtà pur in una visione economicista, specie nei paesi dominanti sono sempre rimaste bel salde, anche se in ombra sino a pochi anni fa, correnti di economisti che riconoscono un ruolo decisivo dello Stato non solo in termini di regolazione keynesiana dei cicli, ma anche di regolazione normativa, intervento diretto strategico anche nelle relazioni internazionali ma anche l’influsso dei costumi, della cultura e dell’ideologia nelle dinamiche economiche (Rodrick, Stiglitz, Aghion, Krugman, Foglietta).

A maggior ragione le correnti del realismo politico, compresa quella liberale, hanno sempre avuto un peso determinante, predominante anche se discreto, nei centri decisionali delle potenze egemoni. In Europa e nelle regioni periferiche con scarse ambizioni e capacità di autonomia politica hanno prevalso nettamente al contrario le tesi sovranazionali, del declino degli stati, della legittimità e della forza intrinseca della legge senza il corredo della forza, del potere autonomo degli organismi internazionali. Nel paese dominante ed egemone ha prevalso tutt’al più la rappresentazione falsamente egualitaria del multilateralismo tra gli stati all’ombra di organizzazioni internazionali (FMI, BM, UE, ect) senza effettivo potere diretto ma condizionate e orientate dal paese vincitore; quella stessa rappresentazione egualitaria dei ventisette paesi europei dell’ UE propinata dai paesi più eterodiretti, tra i quali ovviamente l’Italia i quali tendono ad attribuire alla Commissione e al Parlamento Europei poteri ben radicati in realtà altrove. Sarebbe sufficiente ripercorrere la genesi storica delle varie istituzione per intuire la reale fonte ed origine del loro potere. L’aura pacificatrice, democratica ed egualitaria del multilateralismo in realtà presuppone l’esistenza e l’affermazione di una potenza regolatrice indiscussa. Un modello di azione teso ad impedire o ritardare la nascita e lo sviluppo di aree di influenza alternative e potenzialmente contrapposte. Tant’è che, al sorgere di queste realtà politiche, l’iniziativa americana ha mutato registro, sta abbandonando progressivamente l’approccio multilaterale e sta concentrando le energie soprattutto alla stipula di trattati di area internazionali (TTP, TTIP, ect) con gli Stati Uniti come cerniera e baricentro tra questi gruppi. Una impresa, per altro, dall’esito non scontato; anch’essa probabilmente destinata a fallire oppure ad essere significativamente ridimensionata.

La condizione di uno Stato dipende dalla capacità di tenuta delle relazioni esterne e dal livello di controllo e dalla capacità di coesione della formazione sociale di appartenenza (Huntington: intensità ed estensione del potere). Uno Stato può quindi sorgere, fallire, rafforzarsi, indebolirsi, estendersi o ridimensionarsi. Esattamente quello che sta avvenendo in questa fase di fine del bipolarismo e di incertezza e volubilità degli schieramenti legata all’incipienza del multipolarismo; situazione che rende i centri strategici decisori di diverse formazioni sociali più esposti agli interventi esterni e più fragili rispetto alle mutazioni delle proprie formazioni sociali.

Al momento lo Stato rimane ancora l’unica istituzione e struttura organizzata in grado di pretendere e garantire in diversa misura quelle prerogative che consentono la tenuta della formazione sociale ed il confronto con e le interrelazioni esterne alla formazione: il controllo territoriale la cui estensione dipende dalle caratteristiche geografiche, dalla sedimentazione storica della popolazione, dalla capacità tecnologica e quindi in particolare dalla capacità dei centri dominanti di gestire i rapporti di cooperazione e conflitto; la pretesa di monopolio dell’uso della forza all’interno e la conseguente fondazione del diritto regolatore dei rapporti tra lo Stato e i cittadini e tra i cittadini nei suoi aspetti anche informali; la rappresentazione del bene comune, in una delle sue accezioni, fatta non solo di rappresentazioni ideologiche ma di composizione degli interessi più o meno mediati dalla dimensione del conflitto e dai retaggi culturali, indispensabile alla tenuta e alla motivazione dei vari componenti e dell’insieme della formazione sociale; aspetto importante per i fautori del conflitto strategico, la delimitazione dell’azione politica esterna allo stato negli aspetti formali ed informali, comprese le trasgressioni rispetto alle prassi e alle regole riconosciute.

Le prerogative, lo spazio e l’intensità degli interventi tendono piuttosto ad estendersi, intensificarsi e complicarsi: l’estensione delle pretese di controllo delle acque, la gestione e la manipolazione del flusso dei dati e degli snodi di transito, la relativamente nuova dimensione dello spazio aereo, la ricerca scientifica, l’integrazione delle piattaforme industriali, l’apparato militare sono tutti fattori tra gli altri che richiedono un utilizzo complesso delle strutture statali e che definiscono le gerarchie e le possibilità di sopravvivenza e autonomia decisionale degli stati. Le stesse organizzazioni internazionali sono il frutto di accordi diplomatici ed agiscono con il supporto fondamentale degli stati e della loro forza; non possono essere equiparate alla funzione degli stati stessi e quindi non si prestano a modello di superamento di essi se non nelle rappresentazioni ingannevoli. Se dovessero sorgere nuove istituzioni, non deriverebbero certamente da queste ultime; piuttosto trarrebbero ispirazione dalla loro forma più flessibile, lo Stato Democratico Rappresentativo o per meglio dire lo Stato Poliarchico (Charles Lindbloem) con la sua capacità superiore, allo stato attuale di regolare il conflitto tra centri strategici interni alla formazione sociale e il rapporto di questi con le varie componenti e i vari gruppi della formazione in continuo mutamento.

ARTICOLAZIONE DELLO STATO E AZIONE DEGLI AGENTI STRATEGICI

Ho già ribadito che una struttura, una rete, una relazione non sono un soggetto. Hanno una dinamica, ma non una volontà. Sono composte, mosse da soggetti che tutt’al più agiscono in nome e per conto.

Sono i soggetti, singoli o in gruppo che si muovono, utilizzano e mobilitano, non lo Stato. Costituiscono, mobilitano utilizzano parti di esso.

Lo Stato, campo e strumento di azione politica per eccellenza, nelle sue varie conformazioni, fondamentali nel delineare le modalità della cooperazione e del conflitto tra agenti strategici e della conformazione dei blocchi sociali, è comunque una struttura su base gerarchica. Una visione riduttiva e deterministica di questa base induce spesso a ridurre la competizione politica tra agenti in conflitto alla mera taumaturgica e semplicistica conquista del vertice e alla defenestrazione o inglobamento dell’avversario.

Non è così in quanto:

Il rapporto gerarchico non implica una semplice relazione univoca dall’alto in basso; trattandosi inoltre di più livelli nella struttura, le figure intermedie svolgono funzioni di comando e di esecuzione. La posizione gerarchica superiore ha bisogno della competenza, della capacità e della disponibilità di quella inferiore, assegnando a questa comunque un potere di azione relativo. Gli stessi ordini hanno bisogno di interpretazione nella loro esecuzione e di rapporti orizzontali ai vari livelli tra le strutture ed i centri decisionali. La biunivocità o “multiunivocità” delle relazioni sono quindi determinate anche dai rapporti informali, dalle competenze, dall’impossibilità di controllo diretto, dall’interpretazione e da tanti altri fattori
Lo Stato moderno ha sviluppato una separazione di poteri (legislativo, esecutivo, giudiziario) che implica una prima divisione di strutture e un rapporto di controllo, conflitto e cooperazione tra di essi; condizioni straordinarie ed eccezionali creano strutture ad hoc difficilmente revocabili le quali una volta sedimentate duplicano e sovrappongono le competenze; la stessa complessità della macchina spinge a rapporti formali ed informali orizzontali tra i livelli tra i vari settori; le strutture diventano di per sé centri relativamente autonomi di potere; con il decentramento spesso si tendono a sovrapporre stessi livelli di competenze e sovranità tra potere centrale e periferico. Nelle situazioni di crisi e di transizione si tende a sopperire alle carenze e al mancato controllo di un settore con l’attribuzione o l’usurpazione di competenze improprie ad altri ambiti (Althusser, Poulantzas) pagando lo scotto di carenze di gestione e situazioni croniche di instabilità, di raggiungimento del tutto parziale e distorto degli obbiettivi politici, di scarso consolidamento dei risultati, di riconfigurazione nefasta dei rapporti tra centri di potere. La vicenda di “mani pulite” in Italia rappresenta un esempio emblematico di tutto ciò. Il processo può essere manipolato direttamente, indirettamente o scaturire da dinamiche incontrollate.
Gli stessi componenti dei centri strategici tendono a creare una cerchia di fedeli, anche esterni ed estranei ai posti di comando formali (“cerchio magico”) come rifugio e consulenza informale e di azione coperta o di ultima istanza nello scontro politico

La rappresentazione della classe dirigente in regnante, governante e dominante (Poulantzas) rende ancora più difficile individuare e stabilizzare le gerarchie di potere per non parlare della funzione del cosiddetto “Stato Profondo” (Chauprade)

Nell’interazione agiscono a pieno titolo importanti centri esterni allo Stato autonomi oppure strettamente collegati a settori di esso. L’azione politica dello Stato e nello Stato assume quindi forme e funzioni particolari ma è solo un aspetto del conflitto strategico tra centri presenti nei vari ambiti delle formazioni sociali (La Grassa)

Sono tutte condizioni che agevolano le trame politiche, gli spazi agibili e la provvisorietà delle situazioni non ostante la parvenza di equilibrio e di definizione dei rapporti di forza.

Condizioni che allargano lo spettro di azione e le condizioni di conflitto. Non solo! Condizioni che moltiplicano le possibilità, le tattiche e le dinamiche del confronto politico e le possibilità di disarticolazione in particolari frangenti degli apparati di potere e soprattutto i luoghi di formazione e consolidamento di potenziali centri strategici e decisionali alternativi ai centri dominanti. Le recenti lotte anticolonialiste, la rifondazione degli stati dell’Europa Orientale seguita al dissolvimento del blocco sovietico sono gli ultimi esempi delle opportunità offerte allo scontro politico da strutture di potere sempre più articolate e complicate.

Quello che si riferisce allo Stato è, per di più, riproponibile con alcune varianti essenziali all’intero spazio del conflitto strategico.

Tutto questo rende molto più problematica e complicata una analisi politica, ma renderà sicuramente l’azione politica degli eventuali centri alternativi più efficace, realistica e meno soggetta alle manipolazioni distorsive.

Purtroppo siamo ancora alla fase propedeutica alla definizione di chiavi interpretative consolidate ed efficaci; tanto più ad una “analisi concreta della situazione concreta” adeguata alle opportunità che l’attuale contingenza politica potrebbe offrire.

Il che dice tanto sull’arretratezza della nostra condizione

 

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